Marsa Enchères Galerie d'art

Oeuvres Marquantes

Car
Jellal BEN ABDALLAH(1921-2017)
Les cinq grâces de Sidi Bou Said

Acrylique et feuilles d'or sur contre plaqué

120 x 240 cm

201421.000 DT TTC

Jellal Ben Abdallah (1921–2017) Les cinq grâces de Sidi Bou Said, 1985 Paravent à quatre panneaux, 120 x 60 cm chacun (format total : 120 x 240 cm) Acrylique et feuille d’or sur bois, charnières en cuivre. Commandée directement auprès du maître en 1985, « Khamsa w Khmis » est une œuvre monumentale et rare du grand artiste tunisien Jellal Ben Abdallah, emblématique de son style raffiné et profondément poétique. Elle met en scène cinq femmes tunisoises, figures idéalisées de la tradition, dans un décor serein et méditerranéen où se mêlent artisanat, architecture arabo-andalouse et nature marine. Chaque panneau, traité avec une grande délicatesse chromatique, évoque la douceur des murs ocre de la médina, baignés par la lumière azurée de la mer. Les femmes, parées de costumes traditionnels rehaussés de feuilles d’or, sont représentées dans des postures calmes, absorbées par des gestes symboliques : préparation du poisson, filature, offrande de fruits ou moment de repos. Autour d’elles, une richesse de détails décoratifs – coquillages, poissons, oiseaux, quenouille, métier à tisser, table basse ottomane, minaret – complète la narration visuelle. Œuvre hybride — à la fois tableau, paravent et installation murale —, cette pièce peut être exposée dans sa forme déployée ou en arc sur un mur, offrant une grande liberté de présentation. Les charnières en cuivre ajoutent une touche artisanale et précieuse à l’ensemble. Véritable synthèse de l’art de Ben Abdallah, cette œuvre incarne avec grâce la figuration symbolique, l’attachement aux traditions tunisiennes et une esthétique décorative d’une grande finesse, en faisant un chef-d’œuvre incontournable de l’art moderne tunisien.

Car
Ali BELLAGHA(1924-2006)
Pêcheur à cheval

Bois gravé acrylique

70.5 x 85 cm

22499.200 DT TTC

Belle oeuvre de collection, achetée chez le peintre lui même.
Ali BELLAGHA (1924-2006) Peintre, graveur, dessinateur et grand artisan de la modernité tunisienne Ali Bellagha (né à Tunis en 1924 – décédé à Tunis le 10 mai 2006) est l’une des figures majeures des arts plastiques en Tunisie et un membre important de l’École de Tunis. Artiste complet, à la fois peintre, graveur, décorateur, restaurateur et pédagogue, il incarne le lien profond entre patrimoine artisanal et modernité artistique. Issu d’une ancienne famille d’artisans de la médina de Tunis, Bellagha grandit dans un environnement imprégné de savoir-faire traditionnels, de matériaux nobles et d’objets anciens, éléments qui marqueront durablement son langage plastique. Très tôt passionné par le dessin et l’artisanat, il poursuit ses études à l’Institut des Hautes Études de Tunis avant de se rendre à Paris, où il se forme au dessin, à la gravure et à la céramique à l’École des Beaux-Arts, fréquentant notamment les ateliers du graveur René Jaudon et suivant des cours de décoration au lycée Claude Bernard. Il parachève ensuite sa formation à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis. Sa première exposition personnelle en 1953 marque le début d’une carrière riche, jalonnée d’expositions en Tunisie et à l’étranger. De 1956 à 1960, il enseigne le dessin au prestigieux Collège Sadiki, contribuant activement à la formation d’une nouvelle génération d’artistes tunisiens. Dans les années 1960, il fonde avec son épouse Jacqueline Guilbert la galerie « Les Métiers » à Tunis, un lieu singulier dédié aux antiquités, aux créations contemporaines et à la valorisation du savoir-faire artisanal. Profondément enraciné dans la culture tunisienne, Ali Bellagha développe une œuvre originale fondée sur la réhabilitation du patrimoine arabo-musulman à travers une vision résolument moderne. Il privilégie des matériaux chargés d’histoire — bois, pierre, cuivre, laine, cuir ou argent — qu’il transforme en compositions plastiques mêlant tradition et abstraction symbolique. Le bois, support de prédilection, devient chez lui un terrain d’expérimentation où se conjuguent relief sculpté, couleur et gravure. Ses natures mortes, ses figures féminines hiératiques et ses compositions métissées témoignent d’un dialogue constant entre mémoire nord-africaine et modernité occidentale. Artiste aux multiples disciplines, Bellagha excelle également dans la céramique, la sculpture, la restauration et la décoration, affirmant une conception globale de l’art où l’œuvre dialogue avec l’objet, l’architecture et l’artisanat. Passionné par les objets anciens et les métiers d’art, il s’attache tout au long de sa vie à réconcilier l’art savant et les traditions populaires, redonnant ses lettres de noblesse à l’artisanat tunisien. Engagé dans la vie artistique nationale, il préside le Salon tunisien en 1966 et devient l’un des membres fondateurs puis président de l’Union des artistes plasticiens tunisiens en 1975, jouant un rôle essentiel dans la structuration de la scène artistique moderne en Tunisie. Reconnu pour son apport exceptionnel à la culture tunisienne, il reçoit le Prix National des Arts Plastiques en 2003 et est invité d’honneur du Salon de l’Artisanat en 2006. La même année, il participe à la création de l’écomusée Dar Gmach à Takrouna, confirmant son engagement pour la sauvegarde du patrimoine vivant. Aujourd’hui, Ali Bellagha demeure une figure emblématique de l’art tunisien du XXᵉ siècle : un artiste-passeur, profondément humaniste, qui a su fusionner l’héritage artisanal de la médina avec une écriture plastique contemporaine. Son œuvre, à la fois savante et enracinée, constitue un témoignage essentiel d’une modernité tunisienne authentique, où tradition et création dialoguent dans un équilibre rare et intemporel.

Car
Ali BELLAGHA(1924-2006)
Femme tatouée

Bois gravé acrylique cuivre

102.5 x 55 cm

19999.400 DT TTC

Belle oeuvre de collection, achetée chez le peintre lui même.
Ali BELLAGHA (1924-2006) Peintre, graveur, dessinateur et grand artisan de la modernité tunisienne Ali Bellagha (né à Tunis en 1924 – décédé à Tunis le 10 mai 2006) est l’une des figures majeures des arts plastiques en Tunisie et un membre important de l’École de Tunis. Artiste complet, à la fois peintre, graveur, décorateur, restaurateur et pédagogue, il incarne le lien profond entre patrimoine artisanal et modernité artistique. Issu d’une ancienne famille d’artisans de la médina de Tunis, Bellagha grandit dans un environnement imprégné de savoir-faire traditionnels, de matériaux nobles et d’objets anciens, éléments qui marqueront durablement son langage plastique. Très tôt passionné par le dessin et l’artisanat, il poursuit ses études à l’Institut des Hautes Études de Tunis avant de se rendre à Paris, où il se forme au dessin, à la gravure et à la céramique à l’École des Beaux-Arts, fréquentant notamment les ateliers du graveur René Jaudon et suivant des cours de décoration au lycée Claude Bernard. Il parachève ensuite sa formation à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis. Sa première exposition personnelle en 1953 marque le début d’une carrière riche, jalonnée d’expositions en Tunisie et à l’étranger. De 1956 à 1960, il enseigne le dessin au prestigieux Collège Sadiki, contribuant activement à la formation d’une nouvelle génération d’artistes tunisiens. Dans les années 1960, il fonde avec son épouse Jacqueline Guilbert la galerie « Les Métiers » à Tunis, un lieu singulier dédié aux antiquités, aux créations contemporaines et à la valorisation du savoir-faire artisanal. Profondément enraciné dans la culture tunisienne, Ali Bellagha développe une œuvre originale fondée sur la réhabilitation du patrimoine arabo-musulman à travers une vision résolument moderne. Il privilégie des matériaux chargés d’histoire — bois, pierre, cuivre, laine, cuir ou argent — qu’il transforme en compositions plastiques mêlant tradition et abstraction symbolique. Le bois, support de prédilection, devient chez lui un terrain d’expérimentation où se conjuguent relief sculpté, couleur et gravure. Ses natures mortes, ses figures féminines hiératiques et ses compositions métissées témoignent d’un dialogue constant entre mémoire nord-africaine et modernité occidentale. Artiste aux multiples disciplines, Bellagha excelle également dans la céramique, la sculpture, la restauration et la décoration, affirmant une conception globale de l’art où l’œuvre dialogue avec l’objet, l’architecture et l’artisanat. Passionné par les objets anciens et les métiers d’art, il s’attache tout au long de sa vie à réconcilier l’art savant et les traditions populaires, redonnant ses lettres de noblesse à l’artisanat tunisien. Engagé dans la vie artistique nationale, il préside le Salon tunisien en 1966 et devient l’un des membres fondateurs puis président de l’Union des artistes plasticiens tunisiens en 1975, jouant un rôle essentiel dans la structuration de la scène artistique moderne en Tunisie. Reconnu pour son apport exceptionnel à la culture tunisienne, il reçoit le Prix National des Arts Plastiques en 2003 et est invité d’honneur du Salon de l’Artisanat en 2006. La même année, il participe à la création de l’écomusée Dar Gmach à Takrouna, confirmant son engagement pour la sauvegarde du patrimoine vivant. Aujourd’hui, Ali Bellagha demeure une figure emblématique de l’art tunisien du XXᵉ siècle : un artiste-passeur, profondément humaniste, qui a su fusionner l’héritage artisanal de la médina avec une écriture plastique contemporaine. Son œuvre, à la fois savante et enracinée, constitue un témoignage essentiel d’une modernité tunisienne authentique, où tradition et création dialoguent dans un équilibre rare et intemporel.

Car
Habib BOUABANA(1942-2002)
Jeu de bridge

Acrylique sur toile

100 x 100 cm

8250.340 DT TTC

Habib BOUABANA (1942-2003) Né en 1942 et décédé en 2002, Habib Bouabana était un artiste peintre "Poète plasticien jusqu’au bout du pinceau". Il a été formé à l'école des beaux-arts de Tunis et était enseignant d'art, pratiquant également le théâtre et la poésie. Habib Bouabana était le peintre de l'avenue Habib Bourguiba. Il était un portraitiste important, étant considéré comme le deuxième après Ammar Farhat. Peintre à l’esprit frondeur et inquiet, il a mené une vie de bohème où l’acte de peindre oscillait entre quête éperdue d’équilibre et dilettantisme teinté de dérision. Malgré ses difficultés personnelles, il s'isolait dans un monde propre à lui, exprimant ses visions à travers une palette riche et variée. Les thèmes répertoriés par l’artiste sont éloquents, allant de la "Dame au collier" au "Couple en sortie", en passant par la "Femme africaine" et "Bou Saâdia", une diversité où l’harmonie est omniprésente dans la jonction des couleurs et des formes. Sa peinture, brouillonne par tempérament, indisciplinée par conviction et intuitive parce qu’inspirée, nous a légué un épisode de l’histoire de l’art contemporain en Tunisie, nourri de provocations et de défis en boucle. Ses formes constituent une agression à main armée et ses couleurs des mots orduriers et des blasphèmes ininterrompus contre tout ordre établi. Il est considéré comme le seul peintre à avoir poussé son "NON" au système jusqu'au bout. Habib Bouabana était presque seul sur le plateau d’une balance, faisant contrepoids à toute une génération de plasticiens-décorateurs d’intérieurs, préférant l'authenticité à la superficialité du "show bizness". Il représentait un repère à part, définissant un espace pictural dérangeant où ses œuvres étaient des témoignages de son refus de se conformer aux normes établies. En ces temps de tumultes et d'incertitudes révolutionnaires, le souvenir de Habib Bouabana mérite de resurgir, car nous avons besoin de nouvelles définitions et de nouveaux repères. Ce troubadour de la peinture tunisienne a exprimé son idéal dans une phrase évocatrice : "je suis séduit par l’idée d’une femme qui n’existe pas encore, une femme patrie".

Car
Habib BOUABANA(1942-2002)
Portrait

Acrylique sur toile

92 x 73 cm

6562.975 DT TTC

Habib BOUABANA (1942-2003) Né en 1942 et décédé en 2002, Habib Bouabana était un artiste peintre "Poète plasticien jusqu’au bout du pinceau". Il a été formé à l'école des beaux-arts de Tunis et était enseignant d'art, pratiquant également le théâtre et la poésie. Habib Bouabana était le peintre de l'avenue Habib Bourguiba. Il était un portraitiste important, étant considéré comme le deuxième après Ammar Farhat. Peintre à l’esprit frondeur et inquiet, il a mené une vie de bohème où l’acte de peindre oscillait entre quête éperdue d’équilibre et dilettantisme teinté de dérision. Malgré ses difficultés personnelles, il s'isolait dans un monde propre à lui, exprimant ses visions à travers une palette riche et variée. Les thèmes répertoriés par l’artiste sont éloquents, allant de la "Dame au collier" au "Couple en sortie", en passant par la "Femme africaine" et "Bou Saâdia", une diversité où l’harmonie est omniprésente dans la jonction des couleurs et des formes. Sa peinture, brouillonne par tempérament, indisciplinée par conviction et intuitive parce qu’inspirée, nous a légué un épisode de l’histoire de l’art contemporain en Tunisie, nourri de provocations et de défis en boucle. Ses formes constituent une agression à main armée et ses couleurs des mots orduriers et des blasphèmes ininterrompus contre tout ordre établi. Il est considéré comme le seul peintre à avoir poussé son "NON" au système jusqu'au bout. Habib Bouabana était presque seul sur le plateau d’une balance, faisant contrepoids à toute une génération de plasticiens-décorateurs d’intérieurs, préférant l'authenticité à la superficialité du "show bizness". Il représentait un repère à part, définissant un espace pictural dérangeant où ses œuvres étaient des témoignages de son refus de se conformer aux normes établies. En ces temps de tumultes et d'incertitudes révolutionnaires, le souvenir de Habib Bouabana mérite de resurgir, car nous avons besoin de nouvelles définitions et de nouveaux repères. Ce troubadour de la peinture tunisienne a exprimé son idéal dans une phrase évocatrice : "je suis séduit par l’idée d’une femme qui n’existe pas encore, une femme patrie".

Car
Abderrazak SAHLI(1941-2009)
Réseaux Interconnectés

Acrylique sur toile

80 x 80 cm

6500.480 DT TTC

Abderrazak SAHLI (1941-2009) Né à Hammamet, Sahli a fait des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis, spécialité peinture (1969) puis à l’Université de Paris 8 en arts plastiques et à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, spécialité gravure (1974). Il a séjourné en France jusqu’à 1987.Rentré à Hammamet qu’il ne quittera pas jusqu’à sa mort en 2009, il compte parmi les plus grands peintres de Tunisie. Abderrazak Sahli ne s’embarrassait jamais de la nature d’un matériau quel qu’il soit, parce qu’il avait le génie de le métamorphoser en œuvre d’art. Dans ses multiples façons de dynamiser l’espace pictural en puisant dans son quotidien il a crée à la manière de Claude Viallat (support-surface) la répétition des modules, le support sans cadre, le collorisme, la saturation des toiles et surtout l’ouverture à des matériaux tels que le drap usé, la toile de jute et de vieux vêtements dans lesquels il fait passer son monde de sensations. Il a su apprivoiser esthétiquement l’objet trivial, le Kortass (série de 1989), modeste paquet en papier kraft de l’épicier du coin qui contient et qui cache pour en exhiber les possibles ; cet objet est devenu structure, volume, support et même élément sonore dans les performances vocales de l’artiste. Mêmes les grandes toiles servant à la cueillette d’olives ou le sèche-linge en bois qu’on met sur le brasier sont rentrés miraculeusement dans le monde de l’art par un processus créateur inédit.

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