BIOGRAPHIES


Pour compléter cette base de données, nous invitons tous les artistes ayant travaillés en Tunisie ou leurs familles, à nous envoyer leurs biographies complètes à marsaencheres@gmail.com, suivant le modèle suivant:
NOM PRENOM (né en ....... à .....)
Formation (Diplôme ...et stage et complément de formation à l'atelier de ....)
Démarche Artistique ( en quelques lignes)
Expositions (les plus importantes en quelques lignes sans trop de détails)
Prix ( prix que l'artiste a eu pendant son parcours) - Musées (ses oeuvres sont au musée....)
L'ensemble ne dépassant pas une page A4

Peintres nés entre 1830 et 1899Peintres nés entre 1900 et 1929Peintres nés entre 1930 et 1959Peintres nés entre 1960 et 1989

Peintres nés entre 1830 et 1899

HAUTOT Rachel (1882 - 1935) Est une sculptrice française. Grâce à une bourse du Conseil général de la Manche en 1906, elle intègre l'École des Beaux-Arts de Paris où elle éleve du sculpteur Laurent Marqueste, pendant six ans. En 1912, elle reçoit le prix Chevavart pour son nu féminin La Mélancolie qu'elle expose au Salon des artistes français. Elle décroche alors une bourse d'étude de la Société coloniale des artistes français qui lui permet de visiter la Tunisie en novembre et décembre 1912. A son retour, elle expose au Salon des orientalistes en 1913, année où elle est également récompensé par l'Académie des Beaux-Arts. Elle s'installe ensuite définitivement à Tunis dont son œuvre s'inspire fortement, tout en gardant un atelier à Paris et en conservant des liens avec le Cotentin. Elle est professeur de sculpture au lycée Carnot de Tunis à partir de 1920 et le gouvernement tunisien la décore du Nichan Iftikhar. Elle honore des commandes tunisiennes, tel que les bustes des présidents Fabry et Berge pour le Palais de justice de la capitale, le monument aux morts musulmans de la Première Guerre mondiale et le fronton de l'immeuble des Douanes. Le 29 décembre 1935, on la retrouve assassinée dans son atelier de Tunis ; son meurtrier n'a jamais été identifié.
PIERRE FRANCOIS EUGENE Giraud (1806 - 1881) Il entre à l'école des Beaux-Arts de Paris en 1821, il a pour professeurs Louis Hersent et Joseph Théodore Richomme. Il reçoit le Prix de Rome pour la gravure en 1826 et expose au Salon de 1831 à 1866. Il voyage en Espagne, en compagnie de son ami Alexandre Dumas, puis en Algérie et à Tunis.
AGLIETTI Romeo charles (1878 - 1956) Elève de Rochegrosse. Il se rend en Italie et en Tunisie en 1904, puis à l'Egypte et Paris trois ans plus tard. Il s'installe à Alger et a son atelier à Notre-Dame d'Afrique. Il fait parti des membres fondateurs de l'Union Artistique de l'Afrique du Nord en 1925. En 1931 il découvre le Maroc. Il expose à Oran et à Alger.
ANNE (1879 - 1968) Elle étudie à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Fernand Humbert. En 1910, une bourse de voyage lui permet de visiter la Tunisie dont elle ramène de nombreuses vues, scènes et paysages. Elle expose au Salon des Indépendants en 1907 et à la Société Nationale des Beaux-Arts à partir de 1910. En 1938 elle se rend au Brésil.
ANTONIN (1869 - 1923) Résidant à Tunis, il y expose dès 1904. Il voyage dans le sud tunisien en 1911. Il enseigne le dessin au Lycée Carnot de Tunis. Nommé à Monaco en 1918, il quitte la Tunisie. BRÉTEGNIER GEORGES (1860-1892) Enseigné par Jean-Léon Gérôme et Ernest Meissonier. Il débute ses expositions en 1880. En 1884 il découvre l'Espagne puis Tanger (Maroc). Il y accompagne la mission française menée par Féraud auprès du Sultan Moulay Hassan à Fès. Il est accompagné des peintres Louis-Auguste Girardot et Jules Alexis Muenier. Il poursuit son exploration du Maghreb vers l'Algérie. Il y voyage à nouveau en 1888-1890 en ajoutant la Tunisie à ses destinations. BROWN FRANCK A. alias PACO MORENO (1879-1962) Il quitte son pays natal (Massachusetts) pour se rendre à Paris où il étudie à l'Académie Julian. De 1922 à 1930 il expose au Salon des Artistes Français. Il voyage en Italie et en Espagne puis se rend en Algérie. Ce voyage le marque beaucoup. Il découvre aussi la Tunisie. Ses œuvres sont surtout des paysages et des portraits.
ARBEY Mathilde (1890 - 1966) Elle est formée à l'Ecole des Beaux-arts de Paris sous la direction de Jean-Paul Laurens, Fernand Humbert et Fernand Sabatté. Elle expose à Paris et présente plusieurs ouvrages. Durant les années 1930, elle débute au Salon de la Société Coloniale des Artistes Français en exposant des scènes et des paysages du Maroc et de la Tunisie.
AUBLET Albert louis (1851 - 1938) Est un artiste peintre français. Il suit une formation dans les ateliers de Claudius Jacquand et Jean-Léon Gérôme. Dès 1873, il expose au Salon avec succès, y obtenant même une mention honorable en 1879. En 1880, il remporte la médaille de 3e classe. Sa situation de peintre est établie à l'échelle internationale ; il gagne plusieurs récompenses dans des manifestations internationales, par ailleurs la première place à l'Exposition universelle de 1889. En 1890, il est décoré de la Légion d'honneur. Durant son premier voyage en 1881, sa découverte de l'Orient a une forte influence sur son travaille artistique. Son séjour à Constantinople donna un coté orientaliste à ses peintures. La « Femme turque aux bains » eut un grand succès et contribua à sa notoriété. Il fut élu le président de la Société des Artistes de Tunis. Il aurait été le modèle de M. Biche, familier du salon de Madame Verdurin, dans la fresque littéraire de Marcel Proust À la recherche du temps perdu. il enseigne en tant que professeur aux Beaux-arts de Paris.
BALKE Theodore Charles (1875 - 1951) Est un peintre orientaliste français. Sa vocation réelle de peintre est née à partir de ses voyages en Suisse, Italie et Florence. Il étudie toutes les techniques de la peinture, à Florence pendant 4ans. Il s'installe en Tunisie de 1899 à 1914. Il s'inscrit à l'Académie de Carthage. Il vit de sa peinture. Il expose au salon des artistes français en 1920 et 1921. Il est membre du salon national des beaux-arts en 1929.
BALLOT Georges henri (1866 - 1942) Il étudie à l'école des Beaux-Arts de Paris auprès de Bouguereau et Robert-Fleury. En 1905 et 1906 il se rend en Algérie et en Tunisie. Il expose au Salon des peintres orientalistes français.
BARDERY Louis armand (1879 - 1952) Sculpteur.
BARRIER DEMNATI Genevieve (1893 - 1964) Elle étudie auprès de Simon Ménard et Ernest Laurent. A l'âge de 27, elle expose au Salon des Artistes Français pour la première fois. Elle effectue un premier voyage au Maroc en 1922, puis en Tunisie et en Algérie. En 1927 elle obtient le Prix de Tunisie au Salon des Artistes français. En 1938 elle se retire de la vie artistique.
BARRY Francois pierre (1813 - 1905) Etant coiffeur, il passe son temps libre à peindre puis se décide à se consacrer entièrement à la peinture. Il étudie d'abord à Marseille au coté d'Aubert puis se rend à Paris en 1840 où il devient l'élève de Gudin puis d'Isabey. Il expose au Salon la même année et remporte une médaille pour ses marines. Il découvre l'Egypte en 1862 avec le Prince Jérôme Napoléon et y peint des paysages, des scènes de la vie quotidienne et des ruines archéologiques. Il est décoré de la Légion d'Honneur en 1882.
BARTHOLDI Auguste (1834 - 1904) Frédéric Auguste Bartholdi, né le 2 août 1834 à Colmar et mort le 4 octobre 1904 à Paris, est un sculpteur et peintre français. Il est notamment l'auteur de la célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde), offerte par la France aux États-Unis et érigée en 1886 sur Bedloe's Island, à l'entrée du port de New York ; il est aussi l'auteur du groupe Les Fleuves et les Sources allant à l'Océan de la fontaine, située place des Terreaux, à Lyon, ainsi que du monumental Lion de Belfort, pour célébrer la résistance héroïque de la ville lors du siège de 1870-1871, et également du Monument à Vercingétorix à Clermont-Ferrand. Ses rares peintures sont généralement signées du pseudonyme "Amilcar Hasenfratz"
BASSI Angelo (1878 - 1957) Peintre Suisse
BERJONNEAU Jean (1890 - 1972) Il expose au Salon des Artistes Français en 1920 puis aux Indépendants, au Salon d'Automne, à celui des Tuileries pendant tout l'entre-deux-guerres. Il décroche une bourse d'étude pour la Tunisie à l'Exposition de Marseille.
BISMOUTH Maurice (1891 - 1965) Etudie au lycée Carnot de Tunis, où son talent artistique est remarqué par son professeur de dessin Émile Pinchart. Il débute au Salon tunisien en 1912. En 1927, il y obtient la mention honorable. Grace à son séjour en Égypte, de 1921 à 1922, il expose au Salon tunisien rassemblant ses souvenirs de ce voyage où il dévoile la beauté de l'art égyptien. En 1924, il décroche une bourse d'étude du gouvernement tunisien ; il se rend à Venise pour suivre ses études artistiques, puis se rend à Paris où il intègre l'atelier de Jules Adler et de Léon Bellemont, qui deviennent ses maîtres. Membre de l'École de Tunis, il est spécialisé dans la peinture de scènes de la vie juive tunisoise, voire tunisienne, à travers les synagogues et les portraits de rabbins. Primé à l'Exposition internationale d'art colonial à Rome en 1932, il a aussi exposé à la maison de la Société coloniale des artistes français dont il était membre. BIZET ANDRE (1888-1970) Il expose au Salon d'Automne, à celui des Tuileries et aux Artistes Indépendants. Il a effectué plusieurs voyages, en Grèce et en Tunisie notamment.
BLAIRAT Marcel (1849 - 1891) Est un peintre, aquarelliste et graveur. Marcel Blairat s'inspire à la fois des paysages de Camargue, mais essentiellement de ceux de la haute Égypte où il s'installe pendant quelque temps. Il débute au salon de Paris en 1877 et participe aux expositions parisiennes, où il expose ses eaux-fortes et ses aquarelles orientalistes.
BOIVIN Emile (1846 - 1920) Est un peintre orientaliste français. Il travailla à Tunis et Alger. Il fut l'élève de Quillard et de Migno. Son tableau Montagnes de Choua fut acquis par l'État français. On connaît également de lui certaines œuvres relatant la vie rurale et des scènes de voyage.
BOMPARD Maurice (1857 - 1936) Après être formé par Dominique Antoine Magaud à Marseille, il entame sa formation à l'école des Beaux-Arts à Paris où il est l'élève de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre. Il débute au Salon de 1878. En 1882, grâce à une bourse de voyage, il découvre la Tunisie puis l'Algérie. En 1889, il passe son voyage de noces en Algérie. Membre à Paris de la Société des Peintres Orientalistes et à Alger du Salon des Artistes Algériens et Orientalistes, il peint des scènes de la vie quotidienne de Biskra et d'autres villes sahariennes. Cependant, ses vues de Venise constituent le gros de son œuvre. Il fut décoré de la Légion d'Honneur.
BOUCHERLE Pierre (1894 - 1988) Est un peintre orientaliste et paysagiste franco-tunisien. Très tôt, Boucherle a une attirance pour le dessin. Élève au lycée Carnot de Tunis, il propose ses premiers dessins satiriques aux journaux de Tunis. Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, il se rend à Paris. Dans la période de l'entre-deux-guerres, il fait la connaissance des peintres, d'abord Modigliani puis André Derain et Moïse Kisling, ainsi que Guillaume Apollinaire. En 1923, il décroche une première bourse de voyage d'étude pour des études d'art en Espagne. Il a été formé à l'École des beaux-arts de Tunis. En 1931, il débute au Salon de Paris. Après la Seconde Guerre mondiale, il rentre en Tunisie et fonde avec d'autres peintres le Groupe des Quatre qui devient rapidement le Groupe des Dix, puis prend le nom d'École de Tunis. Il est le maître d'œuvre de la décoration du lycée de Carthage en 1951, sur le thème de la Méditerranée. Il est aussi le décorateur de la Maison de la Tunisie à la Cité internationale universitaire de Paris durant les années 1952 et 1953, créant une grande tapisserie tissée à l'atelier d'Aubusson. Son œuvre se compose de nus, de paysages et de natures mortes. Son œuvre la plus célèbre, demeure Le Moulin de La Goulette. Après sa mort, la Tunisie lui rend hommage par une grande exposition et la publication d'un livre en 1997.
BOUGOURD Cecile (1857 - 1941) Elève de son père. Sa première exposition connue remonte à 1886 à Evreux, aux cotés de son père. Au début de sa carrière, elle se spécialise dans la représentation de bouquets de fleurs, sujet que l'on retrouve dans les carnets de croquis de son père. Elle va également peindre quelques portraits, exercice auquel son père ne semble ne s'être jamais essayé. A Nantes, puis à Tunis, elle se consacre aux paysages aux côtés de son père. En 1904, elle expose pour la première fois à Paris, au Salon des Orientalistes. C'est une des seules femmes à jouer un rôle important au salon de la société des peintres orientalistes français à Paris et aux premières expositions du Salon tunisien entre 1904 et 1914.
BOULANGER Louis (1806 - 1867) Il entre à l'école des Beaux-Arts en 1821. Il a pour professeurs Guillon-Lethière et Achille Devéria. Il expose aux Salons de 1827 à 1864. Il fut un ami proche de Victor Hugo qui le prit sous son patronage et contribua au mouvement des romantiques. Avec Alexandre Dumas père il voyage en Tunisie puis il réalise plusieurs œuvres sur l'Algérie. En 1860, il est élu directeur de l'école des Beaux-arts de Dijon.
BRANDT V.ernest (1880 - 1957) Ernest V Brandt était un artiste danois, connu pour ses portraits d'hommes maghrébins. Il a vécu un temps à Sidi Bou Saïd en Tunisie.
CAIRE Jean (1855 - 1935) Il se rend à Lyon vers 1880 où il étudie l'art de la peinture au côté de Louis Guy. Il expose pour la première fois en 1885, principalement des paysages de la vallée de Barcelonnette. Il entame sa formation à l'Académie Julian à Paris à partir de 1888 sous la direction de Jules Lefebvre, Gustave Boulanger et Benjamin-Constant. Il expose au Salon des Artistes Français entre 1885 et 1897. Avec son épouse Marie Tonoir, il séjourne à plusieurs reprises, pendant l'hiver, en Tunisie et en Algérie. Il y réalise de nombreuses vues photographiques mais aussi quelques tableaux, fort rares, paysages saturés de lumière. CANNAUT-UTZ MICHELINE (1900-?) Elle étudie à l'Académie des Beaux-arts et à l'Institut de France. Elle se rend en Tunisie à partir de 1922 pour s'y installer. Elle est formée par Armand Vergeaud. Ses œuvres portent essentiellement sur la région de Carthage, Sidi Bou Saïd, Amilcar mais aussi Tunis. Elle débute au Salon Tunisien à partir de 1925. Elle expose ainsi au Salon des Artistes Tunisiens en 1924 et 1925. Elle fait partie du Pavillon officiel de la Tunisie lors de l'Exposition Universelle de 1937 à Paris.
CANET Marcel (1875 - 1958) Marcel CANET (1875-1958) : Élève de Bouguereau et de Gabriel Ferrier, il expose au Salon des Artistes Français entre 1903 et 1935. Il devient sociétaire de ce Salon. Il expose aussi au Salon d'Automne et au Salon des Orientalistes Français. Il s'installe en Algérie vers 1924.
CAUVY Leon (1874 - 1933) Est un peintre, ornemaniste et orientaliste. Il est formé aux Beaux-Arts de Montpellier, et suit des cours d'architecture et de dessin. A Paris, il est enseigné par Albert Maignan aux Beaux-Arts. Il retourne à sa ville natale où il expose ses toiles et ses modèles de meubles en cuir. Il réalise pour Emmanuel Laurens des cartons de mobilier, des maquettes de tapis, des affiches, des papiers peints. L'artiste débute aux Salons des Artistes français à partir de 1906. Un an plus tard, il décroche en 1907, une bourse pour la Villa Abd-el-Tif à Alger ou il est le 1er pensionnaire, il y rencontre le peintre orientaliste Étienne Dinet. Durant son séjour de deux ans, il réalise des scènes de genre de la vie quotidienne algérienne. Léon Cauvy est élu directeur des Beaux-Arts d'Alger en 1909 et expose ses toiles à Paris, à la Société des Artistes Algériens et Orientalistes. Il est chargé de décorer le pavillon algérien, pour l'exposition des Arts Décoratifs en 1925 et en 1931, il décore le pavillon de l'Afrique du Nord pour l'Exposition Coloniale.
CECCONI Eugenio (1842 - 1903) Il voyage vers la Tunisie en 1875. Ce séjour change totalement sa perception de la couleur et de la lumière.
CHABERNAUD Gaston (1887 - 1962)
CHARLEMONT Eduard (1848 - 1906) Suivant le côté artistique de ces ancêtres, il étudie la peinture à l'Académie de Vienne puis devient l'élève d'Eduard Engerth. Il travaille vers 1870 dans l'atelier de Hans Makart et effectue quelques voyages d'études vers l'Italie ou Paris. Autour de 1875 il découvre l'Egypte et La Tunisie. Il contribue à l'Exposition Universelle de 1878. A partir de cette époque, sa situation de peintre est établie et les commandes ainsi que les récompenses affluent. Son style est à ranger dans la catégorie des peintres réalistes académistes avec une nette tendance à l'éclectisme dans ses tableaux orientalistes.
CHARPENTIER Albert (1878 - 1916) Il étudie avec Jean-Léon Gérôme, Marcel Baschet et Fernand Cormon. Il devient sociétaire du Salon des Artistes Français en 1899 et y expose ses scènes d'histoire, ses paysages, ses scènes de genre et ses portraits.
CHATAUD Marc alfred (1833 - 1908) Elève d'Emile Loubon à Marseille puis de Charles Gleyre à Paris. Il débute au Salon de Paris en 1864. En 1856 il voyage pour la première fois en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Il réside définitivement en Algérie en 1892 où il a hérité d'une propriété près de Sidi-Moussa. Il deviendra vice-président de la Société des Artistes Algériens et Orientalistes. Beaucoup de ses tableaux se portent sur les vieux quartiers d'Alger.
COCTEAU Jean (1889 - 1963) Né à Maisons-Laffitte, le 5 juillet 1889. Issu d’une famille de la grande bourgeoisie parisienne, Jean Cocteau fit ses études au lycée Condorcet à Paris. Il était âgé de neuf ans lorsque son père se suicida. Esprit artiste, esthète au tempérament de dandy, il publia ses premiers poèmes dès 1909 et devint une des figures à la mode du Tout-Paris et des salons que fréquentaient les Daudet, la comtesse de Noailles, Marcel Proust. En 1913, la création par Diaghilev du Sacre du Printemps de Stravinski fut pour lui une véritable révélation, qui devait influencer l’ensemble de son œuvre protéiforme. Engagé comme ambulancier pendant la Première Guerre mondiale, il se lia d’amitié avec Apollinaire. L’entre-deux-guerres devait être pour Jean Cocteau, au faîte de sa gloire, une période d’intense créativité, placée sous le signe de l’avant-garde. Il collabora avec des musiciens tels Érik Satie (Parade, 1917) et Darius Milhaud, comme avec des peintres célèbres. Il témoigna dans son écriture d’une égale curiosité, s’essayant à la poésie d’inspiration futuriste, dadaïste ou cubiste : Le Cap de Bonne Espérance (1919), au roman poétique : Le Potomac (1919), Thomas l’imposteur (1923), Les Enfants terribles (1929). Il occupa également une grand place dans le théâtre, avec Les Mariés de la tour Eiffel (1924), La Voix humaine (1930), La Machine infernale (1934), Les Parents terribles (1938), Les Monstres sacrés (1940), La Machine à écrire (1941), L’Aigle à deux têtes (1946), Bacchus (1952). Enfin, le cinéma devait à son tour attirer Jean Cocteau, qui donna au septième art des films et des scénarios marquants, parmi lesquels on citera Le Sang d’un poète (1930), L’Éternel retour (1943), La Belle et la Bête (1945), Les Parents terribles (1949), Orphée (1950), Le Testament d’Orphée (1960). Il convient d’ajouter encore à la palette variée de ses talents celui de dessinateur et de peintre. On lui doit, outre des albums, la décoration des chapelles de Villefranche-sur-Mer et Milly-la-Forêt. Génial « touche-à-tout », passé maître dans l’art du sortilège, ce créateur que son originalité empêche d’enfermer dans telle ou telle mouvance littéraire ou artistique ne se voua qu’à un seul maître : l’étonnement — le sien comme celui des autres. Jean Cocteau fut élu à l’Académie française le 3 mars 1955 au fauteuil de Jérôme Tharaud, par 17 voix contre 11 à Jérôme Carcopino. Se présentait également un inconnu, le vicomte de Venel, qui rédigeait en vers de mirliton ses lettres de candidatures, renouvelées plus de trente fois. Reçu le 20 octobre 1955 par André Maurois, Cocteau décrivait la Coupole comme « quelque grotte sous-marine, une lumière quasi surnaturelle d’aquarium et sur des gradins en demi-cercle, quarante sirènes à queues vertes et à voix mélodieuses ». Mort le 11 octobre 1963.
CONSTANT Benjamin (1845 - 1902) Est un peintre et graveur français. Il fut l'un des portraitistes favoris de la haute société britannique à la fin du XIXe siècle. Il suit ses études à partir de 1860 à l'École des beaux-arts de Toulouse, où il est enseigné par Jules Garipuy, avant d'intégrer l'École des beaux-arts de Paris en 1866. Il y est l'élève d'Alexandre Cabanel. Sa première manière, orientaliste, est inspirée par Eugène Delacroix et par son séjour en 1870 à Tanger au Maroc avec les peintres Georges Clairin et Henri Regnault. La même année, il revient en France et participe à la guerre franco-prussienne. De 1871 à 1873, il découvre l'Espagne et retourne au Maroc où il séjourne à Tanger. Jusqu'en 1889, il expose au Salon de Paris des toiles d'inspiration orientaliste qui remportent un vif succès. Il se tourne ensuite vers le portrait et la décoration, souvent monumentale. Dans ce dernier domaine, on lui doit notamment, le mur de la salle des illustres du Capitole de Toulouse, les plafonds de l'Hôtel de ville de Paris et du Théâtre national de l'Opéra-Comique, ainsi que plusieurs peintures murales de la Sorbonne à Paris. En 1888, il se rend aux États-Unis et à Montréal. Il succède à Gustave Boulanger comme professeur à l'Académie Julian où il enseigne entre autres à Paul Peel, et Louis Valtat. L'année suivante, il reçoit la médaille d'or de l'Exposition universelle de Paris. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1893 et est président d'honneur de l'exposition inaugurale de la Société des peintres orientalistes avec Jean-Léon Gérôme. En 1896, il reçoit la médaille d'or au Salon de Paris pour son œuvre Portrait de mon fils André. Il est souvent sollicité pour des portraits, notamment ceux de la reine Victoria et du pape Léon XIII. CORPORA ANTONIO (Tunis 1909- Rome 2004) Il entreprend des études d'art sous la direction de Jean Antoine Armand Vergeaud à l'École des beaux-arts de Tunis. En 1929, il expose ses premières œuvres au Salon tunisien. En 1930, il quitte son pays natale et se dirige en Florence à fin d'étudier et copier d'anciennes peintures. En 1931, il s'installe à Paris où il rencontre Alberto Giacometti. il est particulièrement attiré par les divers courants artistiques français, il choisit de s'aventurer dans l'impressionnisme, le cubisme, le surréalisme, le fauvisme et l'abstraction. Ses premières toiles se consistent de natures mortes, de fleurs et de marines. En 1932, il revient en Italie pour s'installer a Rome. Faisant de nombreux aller-retour entre Rome et Tunis, Antonio Corpora participe à la formation du Groupe des Quatre avec Pierre Boucherle, Moses Levy et Jules Lellouche, groupe qui fut le futur courant artistique tunisien post-colonial de l'École de Tunis. Il revient se réfugier a Tunis pendant la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci terminée, il rejoint des mouvements artistique a Rome notamment le néo-cubiste et le Fronte nuovo delle arti. Il participe à la 26e Biennale de Venise. En 1948, il plonge dans l'art abstrait et l'expressionnisme. En 1975, Antonio Corpora travaille sur des toiles rugueuses avec du plâtre de Paris et du sable, qu'il enduit de couleurs mouvantes. Par la suite, il revient aux compositions avec des bandes de couleur. Entre 1948 et 1956, il effectue quatre expositions à la Biennale de Venise. En 1968, il remporte les prix des deux biennales de son exposition à Venise et à Rome.
CONSTANT Georges (1869 - 1910) Il entame ses études auprès de Cabanel et de Raphaël Collin. En 1892, il visite le Maroc, puis tout le Maghreb et la Palestine. Il est décoré en 1896 d'une mention honorable au Salon des Artistes Français et décroche une médaille de 3° classe en 1897. Il séjourne longtemps en Algérie, se rend en Tunisie en 1898 puis l'Egypte, la Palestine. Il se consacre à l'orientalisme pendant de nombreuses années mais sa recherche d'exotisme "neuf" le fait parvenir jusqu'en Inde et au Ceylan. Il meurt à Madurai en Inde en 1910.
CORDIER (1885 - 1970) Elle est la petite-fille du célèbre sculpteur Charles Cordier. Elle est formée à l'école des Beaux-arts de Paris à partir de 1908, après avoir reçu des leçons de son oncle Henri Cordier. Pendant la première guerre elle se distingue comme infirmière tout en continuant à peindre et dessiner. En 1919, suite à une bourse de voyages, elle découvre la Tunisie. Ensuite, elle voyage au Maroc. Elle débute au Salon de Paris. Après son mariage avec André Réveillaud, elle s'installe au Maroc. Après le décès de son mari, l'année suivante, elle contribue à l'organisation d'une école pour filles marocaines à Fès. Après 1950 elle voyage en Egypte, en Afrique Noire et en Extrême-Orient
CORNEAU Eugene (1884 - 1977) Sa première exposition date de 1918, il commence à graver en 1920, année où il devient membre fondateur du groupe de la Jeune Peinture française, membre de la Société des peintres-graveurs français et de la Société de l'estampeen 1924. Le prix Abd-el-Tif lui est attribué en 1925 et il séjourne chez Albert Marquet en 1925 à La Goulette. Il participe à la décoration de la grande pièce d'honneur du Pavillon de l'Algérie à l'exposition coloniale de 1931 et 1937. Membre du Comité national du livre en 1947, et de celui du Salon d'automne en 1953, il est nommé professeur de gravure à l'École des beaux-arts d'Alger jusqu'en 1962.
COTTET Charles (1863 - 1925) Elève de Puvis de Chavannes et de Roll. Il visite l'Algérie en 1892 et 1910 l'Egypte en 1896. Il a aussi voyagé au Maroc et en Tunisie. Ses œuvres dégagent une poésie intense. Cette dernière dévoile un grand talent de coloriste. Il s'est fait remarquer pour ses études empruntées "au pays de la mer". En 1905 il expose au Grand Palais au Salon des Orientalistes.
CRAPELET Louis amable (1822 - 1867) Il étudie dans l'atelier de Corot. Il a voyagé en Algérie puis en Egypte entre 1852 et 1854. Pendant ce voyage il remontera le Nil jusqu'à la troisième cataracte. Il peint alors à l'aquarelle et à la gouache. Il retourne en France en passant par Constantinople, la Grèce et l'Italie. Il voyage à Tunis en 1859. De ses voyages il ramènera de nombreux croquis et esquisses dont il fera des toiles qu'il expose au Salon de 1849 à 1866.
CRUZ HERRERA Jose (1890 - 1972) Est un peintre d'origine espagnol, descendant du peintre andalou du XVIIème siècle Francisco Herrera le Vieux. Il acquiert de l'expérience suite à une formation en espagne, plus précisément à Seville et à Madrid, par suite il visite Paris et la Belgique. En 1915, après sa première exposition à Madrid, il part en direction de l'Amérique du Sud. il s'installe à Buenos Aires, Montre-Video où ses portraits sont très appréciés. Une fois de retour en France, il entame les expositions à Londres, Venise, Paris et même en Espagne où il reçoit plusieurs médailles. Au cours d'un bref séjour au Maroc, fasciné par se pays, il décide de s'y installer définitivement à Casablanca, en 1923.Il sera ainsi exposé, pendant plus de trente ans, dans plusieurs galeries de Casablanca ainsi qu'au Salon Artistique de l'Afrique Française. Fasciné par le pays mais aussi par la beauté des femmes marocaines, Cruz Herrera réalise ici l'un de ses plus grands chefs d'œuvre. Grâce à sa manière de décrire authentiquement les visages, il nous plonge dans son intimité et son amour pour son modèle préféré (qu'il peignit jusqu'à sa mort) grâce à un subtil jeu de regard.
CUBISOL Francois (1830 - 1897) François cubisol (1830-1897) né à la Goulette fils de Joseph Cubisol maître charpentier du bey de Tunis. Membre d'une famille d'expatriés français, figure dans les registres de la légion d'honneur. Il a dessiné quelques paysages et scènes, mais surtout une galerie de portraits pris sur le vif, parmi les notaires de la communauté internationale de Tunis, dont le nom est indiqué au bas de chaque croquis.
D'ERLANGER Rodolphe (1872 - 1932) Le baron Rodolphe d'Erlanger était un peintre orientaliste à la fois paysagiste, portraitiste, et peintre de scènes de rue et de personnages. Il a peint à Paris, Deauville, en Italie, en Angleterre, en Egypte, au Maroc, en Algérie et surtout en Tunisie. Il étudie la peinture à l'Académie Julian à Paris, où il reçoit une formation classique, sous la direction de Tony Robert Fleury et surtout Jules Lefebvre. Il débute au Salon des Artistes français, organisé tous les ans au Grand palais à Paris par la Société des Artistes Français. Il découvre l'Afrique du Nord en voyageant à la Tunisie, l'Algérie et l'Egypte dans le but de peindre. A partir de 1910 jusqu'à sa mort il se déplace pour peindre vers quelques villes ou villages de Tunisie, mais l'essentiel de sa production est consacré à Sidi Bou Saïd est ses abords immédiats, Carthage, La Goulette, Gammarth, Tunis et son golf. Lors de son séjour tunisien le baron d'Erlanger exposa de 1926 à 1931 au Salon des artistes tunisiens.
DABADIE Henri (1867 - 1949) Élève de Delaunay et de Henry Levy aux Beaux-Arts de Paris. Il devient sociétaire du Salon des Artistes Français. Il expose à Paris, Alger, Tunis de 1908 jusqu'à 1926. Ses tableaux sont des paysages de France, d'Indochine et d'Afrique du Nord.
DARIEN Henri Gaston (1864 - 1926) Henri Gaston Darien est un peintre de genre et un paysagiste reconnu. Elève de J. Lefebvre et Antoine Guillemet, il est sociétaire des Artistes français à partir de 1886. Il obtient une mention honorable en 1889, une médaille de troisième classe en 1897 et bien d'autres distinctions. Il participe à l'Exposition universelle de 1900, et reçoit la légion d'honneur en 1910. De nos jours, certaines de ses œuvres sont conservées dans de prestigieux musées.
DAVID Ferdinand Elie (1860 - 1944) Peintre de paysage, pastelliste. Il fut élève d'Alexandre Cabanel, puis de Harpignies qui l'influença davantage. Il exposait à Paris, au salon des Artistes Français dont il fut sociétaire, mention honorable 1914. A la suite d'un voyage officiel en Espagne et au Maroc, il rapporta des pastels et des toiles qu'il exposa au Salon des Orientalistes. Il fut conservateur du musée d'Agen.
DAVID (1874 - 1938) Il se rend très jeune en Métropole où il suit ses études. Il fréquente les ateliers de Benjamin-Constant, de Jean-Paul Laurens et de Jean-Léon Gérôme à l'école des Beaux Arts de Paris. Il expose de 1897 à 1937 au Salon Tunisien et au Salon de la Société Coloniale des Artistes Français jusqu'en 1938. Il s'intéresse particulièrement aux effets de lumière en s'attachant à peindre des vues à différentes heures de la journée pour varier les effets d'ombres et de lumière.
DE BUZON Frederic marius (1879 - 1958) Malgré un enseignement classique reçu par Quinsac, Albert Maignan et Fernand Cormon, il est vite attiré par les courants nouveaux insufflés par les Renoir, Degas, Valadon et Utrillo qu'il fréquente occasionnellement. Il est sociétaire du Salon des Artistes Français où il reçoit une médaille d'or en 1922. Il fut pensionnaire de la villa Abd-el-Tif en 1913. Après la première guerre mondiale, il s'installe définitivement en Algérie. Il voyage au Maroc dans les années 20 et en 1948, il découvre aussi la Tunisie et l'Espagne mais c'est surtout Alger, la Kabylie et la vallée du M'zab qui l'inspirent.
DE DRAMARD Georges (1839 - 1900) Est un peintre français. Il est cité par le Dictionnaire Bénézit comme peintre de genre, paysages, natures mortes. Impressionniste, il est l'élève d'Edouard Brandon et de Léon Bonnat. Il débute au Salon des peintres à partir de 1868. Engagé volontaire lors de la guerre 1870-71, il est nommé sous-lieutenant le 21 décembre 1870. Il est président et fondateur de la Société française des amis des arts, de la Société des régates de Cabourg-Dives. Il est président d'un cercle artistique et littéraire rue Volney à Paris. Il est membre du jury et exposant à l'Exposition universelle de Barcelone en 1888. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1888.
DE DREUX Alfred (1810 - 1860) Enseigné par Gericault, proche ami de ses parents, il devient un cavalier passionné et un peintre à succès. Il se consacre à la représentation de la vie du cheval et de la haute société équestre sous les règnes de Louis-Philippe et Napoléon III. Il débute au Salon de 1831, où il expose ses scènes du monde équestre. En 1841 il commence une série célèbre de portraits de chevaux comme le portrait équestre du Duc d'Orleans ou celui de Napoleon III. Alfred De Dreux a séjourné aussi en Angleterre où il eut de nombreuses commandes, ses peintures reflétant la passion de la société anglaise pour les chevaux, les chiens et la chasse. Il était aussi graveur et ses œuvres ont été reproduites en lithographie DE MONTALBANO CULTRERA ARMAND (1901-1981) Français d'origine italienne, né en Tunisie, cet architecte exerce son métier, d'abord en France puis au Maroc tout en menant en parallèle une carrière de peintre. A partir de 1931 il expose à Casablanca, puis en Espagne, en France et aux Etats-Unis. Il peint surtout des scènes marocaines.
DE MONTHOLON Francois (1856 - 1940) il est originaire de la ville de Pantin. À vingt ans, il apprend la peinture auprès de Louis-Émile Dardoize (1825-1901). Puis, entre 1877 et 1881, il rejoint les ateliers de Gustave Boulanger et Jules Lefebvre. Il crée alors de grands paysages dans son atelier de la rue La Bruyère à Paris Peintre post-impressionniste, il envoie au Salon dès 1879 et jusqu'en 1936, des paysages, plongés dans des ambiances brumeuses et éthérées. Il exposa régulièrement au Salon d'Hiver de 1908 à 1925. Il est alors domicilié 20, rue des Martyrs (Paris). Il peint la région parisienne, le Centre, le Périgord, la Vendée, le Pays basque et le Boulonnais. Ses nombreux voyages se retrouvent dans ses tableaux et dans les expositions régionales (Roubaix, Lyon, Boulogne-sur-mer, Nantes, Valenciennes, Douai, Rouen et Beauvais). En 1908, il reçoit le prix Morlot au Salon des artistes français. Il meurt le 24 juin 1940 en Mayenne. Ses œuvres se retrouvent dans les musées de Compiègne, Valence, Abbeville, Troyes, Vannes et Boulogne-sur-mer.
DE PURY edmond jean (1845 - 1911) Peintre de genre, figures, portraits, paysages et graveur. Enseigné par Gleyre, à Paris. Il travailla surtout en Italie. Il exposa à Paris et fut médaillé en 1889 lors de l'Exposition Universelle.
DEBUT Didier (1824 - 1893) Est un sculpteur français. Élève de David d'Angers, il débute au Salon des Artistes français de 1848 et obtient le second prix de Rome en 1851. Son fils, Marcel Debut (1865-1933) est également un artiste connu tant dans le domaine de la peinture que de la sculpture.
DECKERS Emile (1885 - 1968) Il étudie à l'Académie des beaux-arts de Liège, puis à Paris, en ayant de Carolus Duran et Évariste Carpentier pour professeurs. Il reçoit le premier prix d'anatomie et le premier prix de peinture en 1904, médaillé du gouvernement belge 1904 ainsi que le prix Donnay (bourse de voyage). Il est à vingt et un ans premier prix de composition historique, et en 1911 nommé membre du Jury de l'Académie royale des beaux-arts. Il est au front durant toute la Première Guerre mondiale, et est fait chevalier de l'Ordre de la couronne, titulaire de la médaille belge de la Victoire et de la commémoration de la défense de Liège. Il séjourne à Alger en 1921 et s'y fait connaître comme peintre « orientaliste », réputation justifiée qui lui apportera la notoriété. Ses œuvres portent sur des scènes de genres locales, et notamment des portraits de jeunes Kabyles, touaregs ou tribus du sud et de l'Atlas. Il exécute de grands formats de portraits parfois en trois visions ou plus, toujours très demandés de nos jours par les collectionneurs. Dès 1930 il se partage entre Alger et sa Belgique natale l'été. En 1940 Il s'installe au Congo Belge qu'il ne quittera qu'en 1950.
DELACROIX Andre (1865 - 1934) Après avoir visité l'Indochine, il séjourne en Tunisie en 1920 à Sidi-Bou-Saïd. Il expose au Salon Tunisien de 1921 à 1923. Il est membre de la Société Coloniale des Artistes Français et un des fondateurs de la Société des Artistes Tunisiens en 1924, il en sera le président jusqu'en 1934. Il peint des paysages de Tunisie.
DELACROIX Auguste (1809 - 1868) Est un peintre français. Il a peint des marines sur les côtes françaises ou en Afrique du nord. On lui doit également quelques tableaux de genre africains.
DELACROIX Eugene (1892 - 1967) Delacroix est un artiste emblématique du romantisme en peinture. Eugène Delacroix est considéré comme l'homme qui sut dépasser la formation classique pour renouveler la peinture. Il laisse de nombreuses œuvres engagées, souvent en rapport avec l'actualité, notamment "Les massacres de Scio" et "La Liberté guidant le peuple". Eugène Delacroix exécute plusieurs de tableaux sur le thème religieux, bien qu'il se déclare parfois athée. Sur tous les terrains de son époque, il reste le symbole le plus éclatant de la peinture romantique. Par ailleurs, grâce à un voyage en Afrique du Nord, il est l'un des premiers artistes à aller peindre l'Orient comme on peut le voir avec le tableau "Femmes d'Alger dans leur appartement." DELAHOGUE ALEXIS AUGUSTE (1867- 1935) Est un peintre orientaliste . Il peint à coté d'Eugène, son frère jumeau. Tous deux se consacrent aux paysages et aux scènes de genre empruntés au Maghreb qu'ils parcourent en tous sens avec une prédilection pour l'Algérie. Alexis Delahogue était plus dessinateur que peintre. Ses dessins étaient repris par des graveurs. L'artiste peint des représentations des caravanes du désert, des oasis et de la lumière saharienne. Alexis Delahogue expose souvent au Salon des Artistes Français dont il devient sociétaire en 1889.

DELAHOGUE Jules eugene (1867 - 1935) Frère jumeau du précédent. Il peint des tableaux dans le même registre que son frère. La Tunisie décerne aux deux frères le Nichan al Iftikhar, l'une de ses plus prestigieuses décorations. Il est parfois difficile de distinguer son travail de celui de son frère.
DEMOUTIER Pierre (1866 - 1942) A la fois écrivain et peintre, il est plusieurs fois lauréat de prix littéraires en Tunisie où il séjourne en 1899. Il contribue à l'essor du centre d'enseignement artistique au milieu des années 1920. Il expose au Salon Tunisien de 1911 à 1934. Ses aquarelles laissent transpercer son goût pour les ruelles de la Médina et les eaux tunisiennes toujours parcourues de barques ou bateaux.
DENIS Maurice (1870 - 1943) Il étudie à l'académie Julian de Paris. Il a pour camarade d'atelier Bonnard, Sérusier et bien d'autres artistes qui deviendront célèbres. Il débute en 1890 au Salon des Artistes Français. Il s'installe à Pont-Aven dans l'entourage de Gauguin et des Nabis. Il peint autour de la religion, classé un temps comme mystique et symboliste. Il est considéré comme une personne très importante dans le milieu artistique au début du XX° siècle avant la révolution du fauvisme et du cubisme. Il tente lui-même de rompre avec l'académisme mais prône un retour au classicisme. Il part pour le Maghreb en 1921. D'Alger, il visite El Kantara, Biskra et Constantine. Il se rend ensuite à Tunis et à Kairouan.
DESHAYES Eugene francois (1862 - 1939) Il se forme aux Beaux-Arts d'Alger à partir de 1880. En 1882 il décroche une bourse qui lui permet d'étudier aux Beaux-Arts de Paris. Il entre alors dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Après son retour à sa ville natale, il y expose en 1890. Il expose régulièrement au Salon des Artistes Français. Il se rend en Algérie, puis au Maroc et en Tunisie. Ses œuvres connaissent un immense succès et remportent de nombreux prix. Les commandes sont nombreuses. En 1923 il est nommé peintre de la Marine, en 1935 il reçoit la Légion d'Honneur.
DESIRE (1886 - 1976) Il étudie d'abord à Bordeaux puis à Paris où il formé par Cormon. Il devient pensionnaire de la Villa Abd-el-Tif en 1923. Suite à l'obtention d'une bourse, il s'installe en Algérie. Il expose au Salon des Artistes Français, au Salon des Tuileries et à l'Exposition Universelle de 1937, entre autres. La lumière et des formes dominent ses œuvres.
DESMETTRE Jules Louis (1875 - 1950) Peintre orientaliste français exposa au Salon d'Automne en 1921 et au Salon des Artistes Français en 1933. Il suit des cours d'architecture à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il a un atelier à Tunis et à Bruxelles. Il a peint des scènes de la vie tunisienne traitées dans un style postimpressionniste. Il était membre de la Société coloniale des artistes français et est l'auteur du diorama des oasis tunisiennes à l'exposition de Marseille. Il se consacre à la peinture et expose ses œuvres à Paris et à Tunis.
DEVEDEUX Louis (1820 - 1874) Il suit les cours des Beaux-Arts en 1896 sous la direction de Alexandre Decamps et Paul Delaroche. Il fait ses débuts au Salon en 1838, ses premières œuvres orientalistes datent des années 1840. Il fait donc partie de la deuxième vague des orientalistes de ce siècle, mais n'ayant pas effectué le voyage, il reste cantonné à un orientalisme proche des "turqueries", décrivant un orient idéalisé, entre la douceur des harems et des jardins, l'innocence des jeux d'enfants ou encore la cruauté des marchés d'esclaves.
DHURMER Lucien (1865 - 1953) Est un peintre, sculpteur et céramiste symboliste français.
DINET Etienne Alphonse (1861 - 1929) Il est né dans la bourgeoisie parisienne du Second empire. En 1881, après avoir obtenu son baccalauréat, il s'inscrit à l'École des beaux-arts de Paris et entre dans l'atelier de Victor Galland. En 1882, il est enseigné par William Bouguereau et Tony Robert-Fleury à l'Académie Julian. Dans la même année il débute au Salon des artistes français. Deux ans plus tard, Dinet effectue son premier voyage et découvre le Sud algérien. L'année suivante un second voyage le conduit à Laghouat et au Mzab. Inspiré, il peint ses deux premiers tableaux algériens. En 1886, l'artiste décide d'étudier la langue arabe dans le but de comprendre la culture islamique. En 1887, il retourne pour la troisième fois à l'Algérie. En 1889, il reçoit la médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris etcontribue à la fondation de la Société nationale des beaux-arts. A l'âge de 47 ans, Étienne Dinet annonce par lettre à un ami qu'il s'est converti à l'islam depuis plusieurs années. Cinq ans plus tard, il annonce son nouveau prénom musluman : Nasr-Eddine. De 1915 jusqu'à 1918, suite à la guerre, Nasr-Eddine Dinet transforme le château familial en hôpital pour recevoir les blessés. Il écrit La Vie de Mohammed, prophète d'Allah chez Piazza. En 1929, il effectue, en compagnie de Sliman ben Ibrahim, le pèlerinage à La Mecque. DNIDEN HAMDA (né en 1944 à Sidi Bou Said) Est un plasticien tunisien. Il a était formé à l'école des Beaux-arts de Tunis. Il a reçu le premier prix Picasso de l'institut Hispona-Arabe de la culture. Sa peinture est néo-classique s'inspirant essentiellement de la femme et de sa vie natale Sidi Bou Said.
DOBIE Beatrix Charlotte (1887 - 1945) Beatrix Charlotte Dobie (1887-1945) était une artiste paysagiste néo-zélandaise, surtout connue pour ses illustrations dans le travail du conservateur Herbert Guthrie Smith. Dobie est né à Whangarei, en Nouvelle-Zélande en 1887 à Herbert Boucher Dobbie. En 1911, elle s'installe à Londres pour étudier à la Slade School of Art, sous Henry Tonks. Pendant la Première Guerre mondiale, elle s'est portée volontaire pour la Croix-Rouge et a été affectée à Malte et à Codford, en Angleterre. Après la guerre, elle est retournée vivre en Nouvelle-Zélande, exposant son travail à la Canterbury Society of Arts Gallery. Pendant cette période elle a rencontré Herbert Guthrie Smith et a formé la connexion qui l'amènerait à fournir les illustrations pour son livre Tutira: l'histoire d'une station de moutons de Nouvelle-Zélande. En 1926 elle a visité l'Afrique où elle a rencontré son futur mari, Rene Vernon, un ingénieur dans l'armée française. Ils se sont installés en Tunisie où Dobie a continué à peindre. Elle a envoyé son œuvre d'art à exposer à l'Exposition Empire en 1937. Elle est morte en Tunisie en 1944. Sa mort a été signalée en Nouvelle-Zélande dans l'Auckland Star and Evening Post. The Post la décrivait comme une «artiste néo-zélandaise remarquable» qui avait tenu «une carrière inhabituelle et variée». Elle est connue pour ses peintures postimpressionnistes de paysages néo-zélandais et plus spécifiquement de chevaux
DOIGNEAU Edouard edmond (1865 - 1954) Elève de Jules Lefebvre et de Tony Robert-Fleury. Officier polytechnicien, il quitte l'armée en 1895 et s'adonne à la peinture. A l'âge de 36 ans, il devient sociétaire du Salon des Artistes Français. Il peint beaucoup sur les thèmes de la Bretagne et du Maghreb. Sa technique picturale de prédilection est la gouache et l'aquarelle. Il voyage en Algérie et en Tunisie en 1904, à Constantinople en 1906, en Egypte en 1913 puis au Maroc en 1929 et 1934.
DU PAC Andree (1891) Née à Alger, elle étudie sous la direction de Germain-Thill. Elle reçoit plusieurs bourses dans les années 20 et 30. En 1940, elle est récompensée par la Société des Peintres Orientalistes Français. En 1934, elle enseigne le dessin à l'Ecole Nationale des Beaux-arts d'Alger. Elle a exposé à Alger, Tunis, Monte-Carlo.
DUBOIS Henriette (1885 - 1945) Elève de Tony Robert-Fleury, d'Odilon Redon et de Adolphe Dechenaud, elle expose à partir de 1911 au Salon des Artistes Français. Elle découvre le Maroc et la Tunisie en 1933 et retourne souvent au Maghreb. En 1938, elle voyage dans le Hoggar avec son époux, le peintre Paul-Elie Dubois.
DUBOIS Paul elie (1886 - 1949) Il étudie sous la direction de Jean-Paul Laurens et de Fernand Cormon. Pensionnaire de la villa Abd-el-Tif à Alger en 1920, il est ensuite envoyé en mission officielle dans le Hoggar comme peintre. Il rapporte de cette mission en 1928 plus de trois cents toiles ou dessins consacrés aux Touaregs. Parmi celles-ci, le portrait de d'Akamouk Amenokal, roi du Hoggar qui fait monter une tente touareg en l'honneur du peintre. De février à mai 1938 il effectue un second voyage dans le Hoggar. Il a visité le Maroc et la Tunisie. DUREL AUGUSTE (1904-1993) Il étudie sous la direction d'Armand Vergeaud à Tunis. Il débute au Salon des Artistes Français en 1927 et au Salon des Indépendants en 1938. Il expose aussi au Salon d'Automne et aux Tuileries.
DUBUCAND Alfred (1828 - 1894) Il était un sculpteur animalier français ayant travaillé au milieu ou à la fin du XIXe siècle. Ses œuvres ont souvent été présentées au jury lors de l'exposition d'art annuelle du Salon à Paris, où il a collaboré au cours de sa carrière. Il était l'un des élèves d'élite d'Antoine-Louis Barye. Dubucand a fait ses débuts au Salon de 1867 avec un modèle en cire représentant un faisan mort, un début peu propice au regard des sculptures de qualité supérieure qu'il soumettrait plus tard dans sa carrière. Il a principalement modelé des groupes d'animaux, produisant un certain nombre de sculptures de cerfs, de chiens et de chevaux. Ses meilleurs moulages présentent une patine chaude et mi-brune, parfois dans des tons encore plus clairs se terminant par un jaune très clair, presque la couleur du métal bronze lui-même. Il a fréquemment expérimenté les patines chimiques, apprenant le processus de patination de son professeur et mentor Barye, qui a repoussé les limites avec ses désormais célèbres patines vert foncé.
DUREL Gaston Jules Louis (1879 - 1954) Elève de Jean Paul Laurens et Sociétaire du Salon des Artistes Français. Récompensé par la Société Coloniale des Artistes Français, il part pour un voyage au Maroc.
DUVAL Raymond (1895 - 1986) Descendant d'une famille vouée à la musique et au théâtre, il la suit dans leurs pérégrinations autour du monde. Il découvre ainsi Madagascar, la Réunion, l'Indochine ou le Sénégal. Il s'engage lors de la première guerre mondiale où il est blessé. En 1918 il s'adonne au dessin et à la peinture. Il peint d'abord des paysages du sud de la France et de la Corse. Il s'installe ensuite en Tunisie. Il visite ensuite l'Algérie, puis pousse jusqu'au Maroc où il finit par s'installer à Fès. Il devient sociétaire du Salon des Artistes Français. Dans années 60 il s'installe à Bordeaux.
DUVENT Charles (1867 - 1940) Charles Jules Duvent, est un artiste français né à Langres, le 24 juin 1867, mort en 1940. Le prix Charles Duvent a été créé par la famille de l'artiste et est décerné par le jury de peinture du Salon des artistes français « à un peintre hors concours se trouvant momentanément dans une situation difficile et n'ayant pas d'enfants susceptible de l'aider.
EDELHOFER Rico (1892 - 1987) Rico Edelhofer est né en 1892. Il était peintre et graphiste autrichien / suisse. À partir de 1913-1914, il étudie à l'Académie de Vienne. Il a effectué de nombreux voyages d'étude, dont un au Caire. À partir de 1936, il vécut et travailla à Lugano. Rico Edelhofer est décédé en 1987.
FERON Eloi firmin (1802 - 1876) Elève du Baron Jean Gros, il voyage en Algérie et en Tunisie. Prix de Rome en 1826 il revient à Paris en 1832 et travaille pour les galeries de Versailles où il peint, entre autres, La Prise de Rhodes. FERRARI GINUSEPPE (1843-1905) Il entame ses études à l'école d'art de Giuseppe Carloni à Rieti puis à l'académie de San Luca de Rome en 1863. Il y excelle et s'y révèle un brillant étudiant. En 1875 il participe à une expédition en Tunisie, puis un voyage d'exploration en Palestine et en Syrie. Au cours de ces expéditions il réalise de nombreuses esquisses qui lui serviront pour ses scènes orientalistes ou bibliques.
FICHET Alexandre (1881 - 1968) Il présente des portraits et des paysages dans divers salons, en particulier celui des Indépendants. Il préside le Salon Tunisien de 1912 à 1968. Pendant la seconde guerre mondiale il sera déporté en Silésie, ce qui interrompra l'activité du Salon, mais en reviendra à la fin de la guerre.
FILIPPOV Vsevolod Andreevich (1893 - 1976) Vsevolod Andreevich Filippov (1893 - 1976) est né à Moscou et y a passé presque toute sa vie. Après avoir terminé ses études, il entra dans l'atelier de Peter Ivanovich Kelin. En 1914, Filippov commença à étudier à l'école d'art, de sculpture et d'architecture de Moscou. UN M. Vasnetsov et A.E. Arkhipov sont devenus ses professeurs. Depuis le début de ses études à l’école, le jeune peintre a travaillé sur la composition paysagère, étudié minutieusement l’histoire de la Russie. Parmi ses premières œuvres figurent des aquarelles consacrées à Pouchkine "Le coq doré". et une image ?? Le marché dans une ancienne ville russe ?? qui a reçu le prix Tretiakov ?? s en 1917. Le peintre a été emporté par le thème historique et à la suite de cela, il y a une grande quantité de croquis réalisés à partir de manuscrits anciens. Filippov a également étudié des livres sur l'histoire russe, des cartes de villes anciennes. À peu près à la même époque, le peintre fut frappé par l’idée de créer un album intitulé «L’architecture russe antique», mais il ne parvint à le concrétiser que de nombreuses années plus tard. En 1918, après la Révolution d'Octobre, l'École d'Art, de Sculpture et d'Architecture a été réorganisée pour devenir un studio d'art et technique gratuit. VHUTEMAS. Poursuivant sa collaboration avec Arkhipov, Filippov entra dans un nouveau studio de gravure organisé dirigé par Nivinsky, puis Faliev. Faliev était la troisième personne (à l'exception de Vasnetsov et d'Arkhipov) à qui Vsevolod Andreevich devait son éducation. À partir du début des années 20, Filippov a commencé à travailler systématiquement en polygraphie. De nombreuses éditions pour un grand nombre de lecteurs ont paru au cours de ces années. Filippov a tapé pour des magazines tels que "L'électricité", "Le monde entier", l'illustration "," Le travailleur "," Je veux tout savoir ". et "l'écran". Pour ?? Murzilka ?? qui est apparu en 1925 le peintre a conçu des pages, peint de nombreuses illustrations. Même en travaillant dans de nombreuses éditions, Vsevolod Andreevich n’a pas abandonné la peinture de la vie. Il expose ses petits croquis au studio d'art de Moscou, dans les expositions de la Société des peintres de l'école de Moscou, dans les expositions de AHRR dont il devient membre en 1924. Plus tard, les œuvres de paysage de Filippov ont été exposés sur différentes expositions. Sa première exposition individuelle a eu lieu en 1956, la seconde ?? en 1974. Pendant de nombreuses années, V.A. Filippov est resté membre du Conseil des peintres. Vsevolod Andreevich aidait les jeunes peintres, il les préparait à entrer au Conseil des peintres et nombre de ses apprentis devenaient membres du Conseil des peintres.
FISCHER Ludwig hans (1848 - 1915) En 1875 il voyage en Orient à travers la Tunisie, la Libye, l'Egypte, la Palestine et l'Asie Mineure. Il expose à Vienne en 1879 et retourne de nouveau en Orient à plusieurs reprises. Pendant ses voyages il effectue de nombreuses aquarelles in situ ainsi que de nombreuses esquisses.
FLOT Louis (1861 - 1942) Suite à ses études classiques, Louis Flot entre à l'école des Beaux-arts dans l'atelier du peintre Gérôme. Etant professeur de dessin, il enseigne à Châlons-sur-Marne, Tunis, puis au lycée Michelet à Paris. Dès qu'il apprend la création du Théâtre du peuple par Maurice Pottecher, il offre ses services à ce dernier et durant une trentaine d'années il réalise des peintures sur les décors de nombreuses pièces qui sont créées à Bussang. Il fait preuve d'une habileté et une ingéniosité surprenantes. Pendant ce temps, il effectue une remarquable galerie de personnages. Il s'agit de ses camarades acteurs qu'il nous montre dans leurs costumes tragiques ou comiques. Il réalise également de nombreux autres portraits et d'innombrables paysages. A la fin de sa vie, il croque en couleurs les ruines de son cher Épinal martyrisé et décède à Issy-les-Moulineaux en 1942. Il s'est marié deux fois, la seconde à Tunis. Il est l'ancêtre de la comédienne Camille de Casabianca et de son oncle le peintre François de Casabianca. Son art ne l'a pas enrichi. Il s'est contenté de lui demander un supplément de ressources pour faire vivre son épouse et ses deux enfants, une fille et un garçon qui surent aussi faire leur chemin en un monde sujet à tant de bouleversements.
FRERE Charles-Theodore (1814 - 1888) Charles-Théodore Frère, dit Frère Bey, né le 21 juin 1814 à Paris, où il est mort le 24 mai 1888, est un peintre orientaliste français. Il a pour frère cadet Pierre-Édouard Frère, qui était un peintre de scènes de la vie populaire. Fils aîné d’un éditeur de musique parisien, Charles-Théodore Frère est l’élève de Jules Coignet et de Camille Roqueplan. Après ses études, il voyage à travers la France : Alsace, Auvergne, Normandie. Ses voyages en Afrique et au Moyen-Orient l'amèneront vers la peinture orientaliste. Installé en 1836 à Alger, il part en 1837 avec l'armée pour Constantine, prise le 13 octobre, et ne rentre à Paris qu’en 1839. Tout comme son jeune frère, c’est un peintre prolifique. Il réalise des toiles pour le roi de Wurtemberg au cours de ce premier voyage en Algérie. Vers 1851, il voyage au Moyen-Orient, visite Malte et la Grèce, l'Égypte et l'Empire Ottoman. C'est un des rares peintres à représenter Beyrouth, Damas et Palmyre. Vers 1853, il installe un atelier au Caire et devient le peintre de la cour. Le vice-roi d’Égypte l'élève au rang de bey. Il est promu officier de l'ordre du Médjidié de l'Empire ottoman. En 1869, il fait partie de la suite de l'impératrice Eugénie qui voyage en Orient à l'occasion de l'ouverture du canal de Suez, en compagnie de Narcisse Berchère, Eugène Fromentin, Jean-Léon Gérôme et de Charles de Tournemine. Elle lui commande une série d'aquarelles, qui ne furent pas remises à l’Impératrice du fait de la guerre de 1870 et échurent à la marquise de la Puisaye, amie et également élève de l'artiste qui hérita de l'intégralité de son fonds d'atelier à sa mort. Claude Monet et Eugène Boudin admiraient son travail.
GENTZ wolfgang christian ismael (1862 - 1914) Il commence à étudier auprès de son père puis à l'Académie de Berlin en 1879. Il a effectué, étant encore qu'un adolescent, un voyage en Algérie avec sa famille en 1877. Il retourne au Maghreb en 1889-90, en Tunisie et en Libye. En 1898 il part pour l'Orient, en Palestine, accompagnant le Roi de Prusse et sa femme.
GEORGES Ernest (1839 - 1922) Peintre et graveur, il est membre de la Society of British Artists et expose à Londres, notamment à la Royal Academy à partir de 1859. Réputé pour ses dessins d'architecture dont il est spécialiste, on lui connaît cependant des vues d'Alger, de Tunisie et d'Egypte.
GERGELY Imre (1868 - 1914) Peintre de genre, il fait ses études à Munich et à Karlsruhe. Il expose régulièrement des paysages, scènes de rues dont certaines au sujet de Tunis.
GIFFARD Leon (1875 - 1946) Léon Giffard est un peintre orientaliste connu pour ses paysages et scènes de rue d'Afrique du nord et du midi de la France. Il fut l'élève de Winter et expose au Salon depuis 1901.
GIRARDET Eugene (1853 - 1907) Il étudie à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Gérôme l'encourage à visiter l'Afrique du Nord dès 1874, notamment le Maroc, mais aussi la Tunisie ou encore l'Espagne. Il effectue huit séjours en Algérie à partir de 1879, essentiellement dans le Sud aux alentours des oasis de Biskra, Bou Saâda et El Kantara où il rencontre Étienne Dinet. En 1898, il se rend en Égypte et en Palestine. Influencé par la lumière et l'atmosphère de l'Orient, il représente des scènes de la vie nomade et du désert. Il expose au Salon de la Société nationale des beaux-arts, au Salon de la Société des peintres orientalistes français, au Salon de Paris, à l'Exposition universelle de 1900 et à l'Exposition coloniale de Marseille. Ses œuvres sont conservées à Paris au musée d'Orsay, au musée des beaux-arts de Dijon, au musée des beaux-arts de Nantes, au musée des beaux-arts de Troyes, à Bayonne au musée Bonnat-Helleu, à New York au musée d'art Dahesh et au musée des beaux-arts d'Alger.
GIULIO Rosati (1858 - 1917) Il entame ses études de peintre à l'Accademia di San Luca à compter de 1875 et pour professeur les peintres académistes Dario Querci et Francesco Podesti, ensuite le peintre espagnol Luis Álvarez Catalá. L'orientalisme devient son thème favori et en particulier le Maghreb, dont il peint d'une manière très colorée des personnages que l'on croirait extraits de récits d'aventure. Il n'est d'ailleurs pas certain qu'il ait effectué un voyage en Afrique du Nord et sa documentation provient surtout des photographies et des objets que l'on trouvait alors à Rome, où il a résidé. Il utilise la peinture à l'huile, mais essentiellement l'aquarelle dont il maîtrise particulièrement bien la technique. Il est l'un des peintres orientalistes les plus prolifiques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
GOGO Felix (1872 - 1953) Il fait ses études à Anvers puis enseigne aux Beaux-arts d'Anvers. Il décroche le second prix de Rome et se rend en Italie en 1900. Il voyage ensuite en Tunisie. Il fait preuve, dans ses paysages et ses scènes citadines, une touche impressionniste.
GOLDSCHEIDER Friedrich (1845 - 1897)
GOURDAULT Pierre (1880 - 1915) Elève de Baschet et de Schommer à l'école des Beaux-arts de Paris. Il est sociétaire des Artistes Français dès l'âge de 25 ans. Il voyage en Tunisie en 1905-06 puis y réside en 1912 avec son épouse Marie Martin-Gourdault. Une exposition personnelle de ses œuvres avait été présentée en 1913 au Salon Tunisien.
GOURSE Hippolyte casimir (1870 - 1930) Elève de Jean Paul Laurens et de Benjamin-Constant. Il devient sociétaire du Salon des Artistes Français. Il expose essentiellement des paysages. Parmi eux, des vues d'Afrique du Nord, notamment de Tunisie.
GRIMALDY Pierre (1891 - 1973)
GRONZAGUE Privat (1843) Est un artiste peintre dont le lieu et la date de décès sont inconnus. Enseigné par Hippolyte Lazerges. Il au Salon à partir de 1874, où il expose des portraits et scènes de genre. Il exécute également un tableau de grande taille représentant Charles-Michel de L'Épée pour la salle d'honneur de l'Institution nationale des Sourds Muets. Il est l'auteur de critiques du Salon, dont Place aux jeunes, causeries critiques sur le salon de 1865.
GUERIN Ernest pierre (1887 - 1952) Il étudie à Rennes auprès de Lafont et Ronsin. Il est essentiellement connu comme peintre de la Bretagne, de la mer. Il utilise surtout la gouache et l'aquarelle. On lui connaît quelques vues de Tunisie.
GUILLAIN Felix (1878 - 1960) Il suit des études à l'école des Beaux-arts de Besançon puis à Paris. Il s'installe en Tunisie en 1905. Il contribue à la conservation de la médina de Tunis. Il expose en Tunisie et à Paris de 1911 à 1958.
GUILLAUMET Gustave (1840 - 1887) Il appartient à la génération des peintres orientalistes qui s'attachent aux rendus de lumière et d'atmosphère. Il marque un tournant dans ce courant artistique du XIXe siècle. Il a pour professeurs François-Édouard Picot et Louis-Ernest Barrias), à l'École des beaux-arts de Paris. Il expose au Salon de 1861 à 1880. Ses œuvres décrivent la vie primitive et rude dans le désert algérien, au moment où naît en France un grand intérêt pour les populations algériennes en raison de leurs rapprochements politiques et économiques. Guillaumet vient d'obtenir le second prix de Rome, quand il a l'occasion d'effectuer son premier voyage en Algérie, en 1862. Il contracte la malaria et doit passer trois mois à l'hôpital militaire de Biskra. Néanmoins, émerveillé par ce pays, il y retournera neuf fois. Dès 1872, il montre l'existence humble des populations du désert dont il partage la vie. Évitant la civilisation européenne, il préfère voyager dans le Sud algérien.. GUMERY ADOLPHE (1861-1943) Il est formé à l'école des Beaux-arts de Paris à partir de 1882 sous la direction de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre. Il débute au Salon en 1881, puis à la Société Nationale des Beaux-arts ainsi qu'au Salon d'Automne dont il a été l'un des fondateurs. Il voyage en Espagne en 1910, en Algérie où il rencontre Etienne Dinet puis au Maroc et en Tunisie dans les années 20.
GUSTAV Ller rudolf (1858 - 1888) Formé par Strähuber, et Aloïs Gabl. Il voyage au Caucase, en Algérie et en Tunisie. MÜNTER GABRIELE (1877-1962) Est une peintre allemande du mouvement expressionniste. Elle est l'une des représentantes majeures de l'avant-garde munichoise du début du xxe siècle en tant que membre du mouvement artistique du Blaue Reiter (mouvement du Cavalier bleu).
Galle Emile (1846 - 1904) Émile Gallé, né à Nancy le 4 mai 1846 et mort dans la même ville le 23 septembre 1904, est un industriel, maître verrier, ébéniste et céramiste français. Il est fondateur et premier président de l’École de Nancy en 1901. Enfant de l'art et du commerce, il est l'une des figures les plus marquantes des arts appliqués de son époque et l'un des pionniers de l'Art nouveau. C'est également un précurseur en matière de génétique et d'évolution concernant le monde végétal, ses travaux méconnus du grand public sont pourtant d'une grande pertinence puisqu'ils précèdent ceux de Gregor Mendel et en annoncent les grandes lignes.
HAUTRIVE Mathilde marguerite (1881 - 1963) Elle étudie auprès de Fernand Humbert. Ses tableaux portent sur des paysages et des scènes urbaines. Elle utilise la gouache et le pastel. Elle a exposé au Salon des Artistes Français. On lui connaît des vues de Tunis.
HAWKE Peter (1801 - 1887) Il passe une grande partie de sa vie en France. Il a aussi beaucoup voyagé, aux Etats-Unis tout d'abord puis vécut près de trente ans en Algérie, il devient même maire de Mustapha. Il meurt à Tunis.
HINNE Charles (1854 - 1924) Il est formé à l'académie d'art de Copenhague puis s'installe en Allemagne. Il voyage en Tunisie pendant les années 1880.
HODGSON John evan (1831 - 1895) Après avoir vécu en Russie, il se rend à l'Angleterre à l'âge 22 ans pour étudier à la Royal Academy. Il expose pour la première fois en 1857. Après un séjour en Afrique du Nord, Maroc et Tunisie, il se consacre presque exclusivement aux scènes orientalistes.
HORACE Cristol (1878 - 1959) Est un peintre de marine, utilisant essentiellement la gouache et l'aquarelle. Médecin dans le corps de santé de la Marine mais peintre de coeur, il abandonne cette carrière en 1938 pour se consacrer à son art. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 7 mars 1942. De l'extrême Orient, où il fait sa première campagne en 1904, Horace Cristol ramène dessins et peintures. Il expose au hasard de ses affectations à terre des peintures ramenées de ses différents embarquements. Les galeries Malesherbes (Paris), Etienne (Toulon) et Saluden (Brest) présentent ses oeuvres. En 1942, Horace Cristol participe à l'exposition au Salon de la Marine. Outre ses impressions de voyages, il a aussi traité des aspects de Toulon ou de la Bretagne folklorique. Une exposition rétrospective au Musée d'Art de Toulon lui est consacrée en 1966.
HORACE (1871 - 1964) Il étudie d'abord aux Beaux-Arts de Marseille dans l'atelier de Magaud puis à Paris auprès de Gérôme. En 1906, suite à l'Exposition Coloniale de Marseille, il décroche une bourse d'études qui lui permet de visiter la Tunisie. Il devient conservateur du musée d'Arles de 1924 à 1941. Il remporte le Grand Prix de Rome.
HUBER Ernest (1895 - 1960) Est un peintre de sujets mythologiques, scènes de genre, graveur, illustrateur.
HUG Charles (1899 - 1979) Est un artiste peintre, un dessinateur et un illustrateur suisse.
HUGUET Victor pierre (1835) Enseigné par Émile Loubon à l'École des beaux-arts de Marseille, puis par le peintre orientaliste Eugène Fromentin à Paris. Huguet voyage pour la première fois voyage en Égypte à l'âge de dix-sept ans et accompagne l'année suivante le peintre de marine Jean-Baptiste Durand-Brager en Crimée. Il débute au Salon de Marseille et de Paris en 1859 et expose à partir de 1893 à la Société des peintres orientalistes français. Principale Au fil du temps son œuvre tend de plus en plus vers l'impressionnisme en utilisant une palette de couleurs plus lumineuse et plus riche.
IACOVLEFF Alexander evgenevich (1887 - 1938) Est un peintre russe naturalisé français connu pour ses nombreux portraits d'Africains et d'Asiatiques.
JENSEN Niels frederik (1855 - 1941) Il étudie la peinture à Copenhague puis en 1882 et 1883 à Paris. Il peint surtout des scènes de genre. Il travaille en Italie puis, en 1900, à Tunis. SHILI LEILA Leïla SHILI est Née en 1981 à la Marsa, vit et travaille à Tunis (TUNISIE) Leïla est artiste plasticienne. En 2005, Elle a obtenu une maîtrise en arts plastiques spécialité « Peinture » et en 2007, un Mastère en Sciences et Techniques des arts à l'Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis (ISBAT). Depuis 2007, elle est doctorante en sciences et techniques des arts et assistante permanente à l'ISBAT. Depuis 2005, elle participe à plusieurs expositions de groupe en Tunisie (Mille Feuilles, musée de Sidi Bou Said, palais el Abdeleya, el Borj, el Teatro, palais Kheireddine, espace Sadika,…) et à l'étranger : Italie, Algérie, Usa, Chine, Taiwan et Canada. Leïla a réalisé sa 1ère exposition personnelle à la galerie Mille Feuilles, janvier 2015. PRIX REÇUS 2013 (novembre): 2ème Prix du concours de Peinture « CTAM'ART ». (avril): 1er Prix du concours de la 7ème édition de l'ATB CHALLENGE, Art et Culture. 2012 (avril): 2ème Prix du concours de la 6ème édition de l'ATB CHALLENGE, Art et Culture. 2008 (juin): 2ème Prix du concours de peinture «Art à Venir» au Palais Essaada, la Marsa. 2006 (juin): 1er Prix du concours de peinture de « l'ENVIRONNEMENT », à Tunis. 2005 (novembre): Prix Spécial du Concours National de Dessin (Banque de l'Habitat) à Tunis. ACQUISITIONS • Ministère de la Culture, TUNISIE • Ministère de la culture de Pékin, CHINE • Fondation de la Maison de la TUNISIE à Paris, FRANCE
JOHNSON Lasse (1899 - 1992) Né le 12 juillet 1899 dans le nord de Råda. Värmland, mort en 1992, était un peintre suédois. Il était le fils de l'instituteur des écoles populaires Lars Nicolaus Johnson et Mia Elisabeth Nilsson, marié en 1935 avec Maud Wuilleumjer. Jonsson a étudié à l' école de peinture Caleb Althins à Stockholm de 1918 à 1919 et à l'école d'art de 1920.1924. Après cela, il a entrepris des voyages d'étude dans plusieurs pays européens. Il a fait ses débuts à Karlstad en 1920 et a eu des expositions séparées à Oslo en 1924, à l'exposition Lilla à Stockholm en 1926, à la galerie d'art Gummesons en 1930, à la maison d'artiste à Stockholm 1933, 1936, 1940 et 1943 au Värmland Museum 1936 et 1954, ainsi qu'à une exposition rétrospective à l' Académie des arts en 1948. Il participe à des expositions communes avec l'association des arts de Värmland depuis 1931 et la Société suédoise des arts de Suède depuis 1932. Association suédoise des artistes1943 et 1946, Association nordique d'art de Copenhague 1949, Cinq ans d'art suédois à Liljevalchs 1946, Art contemporain d'art chaleureux de la nation Värmland à Uppsala 1949 et expositions suédoises en Islande 1937 et Oslo 1950 avec plusieurs expositions en Suède. Avec Gustaf Carlström, il expose à la galerie d'art de Göteborg en 1940. Son art consiste en images nues, paysages , portraits et intérieurs. Johannesson est représenté au Musée national [ 1 ] , au Musée national d'histoire , au musée Värmland , au musée Östersund , au musée d'art de Borås , à la collection de portraits de l'État suédois au château de Gripsholm et à la collection d'œuvres d'art de l'université d'Uppsala.
JOSSOT Henri gustave (1866 - 1951) Il a grandi dans une famille bourgeoise. Elève médiocre et révolté, il se sent une vocation artistique. Il publie ses premières caricatures en 1892 et sera un des principaux collaborateurs de "L'Assiette au Beurre" et de toute la presse anarchiste. Il sera l'un des plus virulents caricaturistes du début du xx° siècle. En 1912, il quitte Paris et s'installe en Tunisie. Un plus tard, il se convertit à l'Islam. Cette crise mystique ne durera pas. Il abandonne alors la caricature pour se tourner vers l'écriture, collabore à divers journaux tunisiens et commet quelques pamphlets cinglants où l'on retrouve la causticité de ses dessins. Il n'aura de cesse de fustiger la bêtise, le travail, l'argent ou l'enseignement bourgeois. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement. JOUCLARD ADRIENNE (1882-1972) Elève de Maurice Humbert à l'école des Beaux-arts de Paris. Elle expose au Salon des Artistes Français, au Salon des Indépendants, au Salon d'Automne, à celui des Femmes Peintres, au Salon des Tuileries. Elle est connue pour se scènes de champs de courses, de bals et de sports. Grace à une bourse de voyage en 1920 et en 1923, elle visite la Tunisie et la Maroc. JULES EMILE JORELLE Peintre français, ses œuvres sont au musée de Pontoise inférieure 1907.
KANDINSKY Vassily (1866 - 1944) Est un peintre français d'origine russe, considéré comme étant le fondateur de l'art abstrait. Né dans une famille cultivée, il s'intéresse dès sa jeunesse à la musique, à la peinture et aux arts traditionnels russes. Kandinsky fait des études de droit et d'économie de 1886 à 1892. A l'âge de 30 ans, Il abandonne sa carrière juridique et commencer des études de peinture (dessin d'après modèle, croquis et anatomie). Il découvre Rembrandt, puis plus tard l'Impressionnisme (le tableau de Monet, Les Meules, est exposé à Moscou en 1895) "Je n'ai pas tout de suite reconnu le sujet de cette peinture, racontera-t-il. Cette incompréhension me troublait et m'agaçait. Je sentais sourdement que le sujet manquait dans cette œuvre, mais je constatais aussi qu'il s'en dégageait la puissance d'une palette qui dépassait tous mes rêves. Le sujet n'était donc pas indispensable au tableau". Kandinsky vient d'avoir la première révélation des possibilités d'une peinture non figurative. Il voyage à Munich dans le but d'étudier la peinture à l'Académie des Beaux-arts. Il effectue plusieurs voyages (France, Hollande, Tunisie, Italie, Russie) ou il rencontre Cézanne, Matisse et Picasso. Après son retour à Munich il peint avec une hardiesse proche du fauvisme mais parvient rapidement à une simplification très personnelle des formes, assortie de couleurs denses. Avant la Première Guerre mondiale, Kandinsky brosse des toiles abstraites sereines aux couleurs fruitées, mais le début des hostilités s'accompagne de peintures tourmentées. Réfugié dans une datcha à Moscou, il cesse par deux fois de peindre, d'août 1914 à janvier 1916, puis d'octobre 1917 à juin 1919. Sans atelier, sans projet d'exposition, il réalise dessins et aquarelles de petit format qui serviront de socle à son travail postérieur. En 1921, lassé de l'opposition des artistes d'avant-garde, il quitte l'URSS et accepte d'enseigner au Bauhaus de Weimar (école d'architecture et des Arts), où il publie Punkt und Linie zu Fläche dans lequel il réuni ses réflexions sur l'univers de la forme et celui de la couleur. Ses toiles d'après-guerre respirent l'espoir de renouveau suscité par la révolution russe, puis son départ pour l'Allemagne. Elles sont aérées, ludiques, émaillées de courbes audacieuses. Mais en 1933, sa peinture est condamnée par le régime nazi, et l'artiste s'installe en France à Neuilly-sur-Seine (il prend la nationalité française), où il meurt en 1944 à l'âge de 78 ans. Ses dernières toiles, évoquent une atmosphère irréelle peuplée d'êtres microscopiques, ressemblant à des formes organiques vues sous le microscope. Kandinsky est, aux côtés de Mondrian ou Malevitch, l'un des premiers peintres et théoriciens de la peinture abstraite, de plus il a annoncé l'expressionnisme abstrait. De ses compositions assez simples se dégage une puissante beauté qui fascine le spectateur, il souhaitait que sa peinture fasse appel à "la nécessité intérieure", la sensibilité dépassant la raison. A la fois peintre et théoricien, Kandinsky a donné une nouvelle définition aux formes et aux couleurs. Après sa mort, sa femme, Nina Kandinsky, a légué l'ensemble des œuvres en sa possession au Centre Georges Pompidou (Paris), où l'on peut voir la plus grande collection de ses peintures.
KHAYACHI Hedi (1882 - 1948) Est un Peintre de Genre, Portraits, Paysage. Après avoir travaillé, sous la direction d’Emile Pinchart à Tunis, il continue sa formation à Paris aux Académies Libres de Montparnasse, puis s’installe en Italie, où il se spécialise dans l’art du portrait. Ses œuvres portent surtout sur des portraits de prince, de personnages officiels, mais aussi des scènes de genre et des paysages. Il est le premier artiste professionnel tunisien ; artiste accompli, il était tout à la fois chanteur soliste, peintre, graveur, sculpteur, mais ce fut surtout en tant que peintre qu’il s’imposa par ses magnifiques fresques et ses portraits saisissants. Adopté, adulé ; sollicité par les cours beylicales et royales de l’époque coloniale, il voyait ses œuvres recueillir l’unanimité des grandes familles aristocratiques de l’époque. C’est à lui que nous devons une grande partie des portraits grandeur nature des chefs des dynasties régnants en Tunisie. Il quittait de temps en temps le protocole de la cour beylicale pour aller vers la rue tunisienne pour y chanter ses coutumes et ses traditions ; ne voulant pas restreindre son art à un seul groupe social, il a eu l’immense mérite d’élargir sa palette à toutes les couches de la société tunisienne pour célébrer la vie quotidienne des gens les plus modestes.
KLEE Paul (1879 - 1940) Est un peintre suisse. C'est un des artistes majeurs de la première moitié du xxe siècle, inspirateur d'autres artistes parmi lesquels Zao Wou-Ki, pour lequel Claude Roy considère qu'il a été « un médiateur, un recours merveilleux contre deux périls qui menacent alors le jeune artiste ». En 1914, Paul Klee est cofondateur du mouvement artistique « La Nouvelle Sécession de Munich », à l'instigation de Wilhelm Hausenstein avec Alexi von Jawlensky, Vassily Kandinsky, Gabriele Münter et Alexander Kanoldt, notamment. Cette même année, il entreprend un voyage en Tunisie avec August Macke et Louis Moillet. C'est là qu'il a la « révélation de la couleur ». C'est l'aboutissement d'une recherche menée pendant dix ans, d'expériences et de luttes avec la couleur. Klee obtient des résultats satisfaisants qu'il consigne dans un journal de voyage. À Kairouan, il note dans son journal : « La couleur me possède […] Je suis peintre. » Klee connaît ses premiers grands succès en 1917, pendant la Première Guerre mondiale. C'est un peintre et un pédagogue apprécié : dès septembre 1920, il est appelé à enseigner au Bauhaus de Weimar fondé par Walter Gropius, en 1919. En 1931, il est professeur à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, d'où il est congédié en 1933 par les nationaux-socialistes qui l'attaquent violemment. Exilé en Suisse à partir de 1934, il demande sa naturalisation, mais il ne l'obtient que quelques jours après sa mort en 1940.
KLEISS-HERZIG yvonne (1895 - 1968) Elle fait ses études secondaires au Lycée Delacroix (Alger). Elle entre en 1911 à l'École des Beaux-arts dans l'atelier de Léon Cauvy qui aura sur elle une grande influence. Ayant reçu en 1912 le prix de la Ville d'Alger à l'unanimité du jury, elle décroche la bourse du gouvernement général de l'Algérie qui lui permet de poursuivre ses études à Paris. Yvonne commence à préparer le professorat de dessin, puis y renonce et entre à l'Académie Julian dans l'atelier de Paul-Albert Laurens. A cause de la guerre de 1914, la vie parisienne artistique se ralentit. Yvonne suit les cours d'arts décoratifs du maître Eugène Grasset. Elle passe aussi de longues heures au Jardin des Plantes avec sa sœur Fernande où elle dessine et étudie les plantes et les animaux. A la fin de la guerre la famille regagne Alger. Yvonne y expose pour la première exposition. En 1928, elle obtient une mention particulière au Salon des Artistes français et reçoit le Grand Prix artistique de l'Algérie. Elle épouse en 1933 Hans Kleiss, peintre orientaliste. Après une vingtaine d'années de vie artistique en Algérie, le couple voyage en 1952 au Maroc et s'y installe dans une petite exploitation, à Sidi- Slimane près de Meknès. Ce pays devient nouvelle source d'inspiration pour la peinture. Mais Yvonne et son mari décident éventuellement de rentrer en France et s'installent à Mougins dans les Alpes-Maritimes.
LALLEMAND Charles (1826 - 1904) Aquarelliste, écrivain et illustrateur, il vit à Tunis et y expose ses aquarelles en 1895.
LAMBRECHT William Adolphe (1876 - 1940)
LAUTREC Emmanuel (1824 - 1898) Il fait plusieurs voyages en Tunisie et en Algérie. Il s'installe à Marseille et y enseigne la perspective. Il fut aussi peintre de natures mortes. Mais il est surtout connu comme étant un décorateur.
LAVERY John (1856 - 1941) En 1874, il intègre l'Ecole d'Arts de Glasgow puis en 1881, il entre à l'école Julian de Paris où il découvre la peinture de «plein air». En 1885, Lavery retourne en Ecosse et devient membre de l'école de Glasgow, un groupe de jeunes peintres dévoués au naturalisme. Il gagne la reconnaissance avec son tableau Tennis Party (1885), qui est exposé à la Royal Academy de Londres en 1886. Grâce à ce succès, Lavery commence à se forger un nom et, deux ans plus tard, il est sollicité pour peindre la visite officielle de la Reine Victoria à l'exposition de Glasgow. Cette oeuvre finira de lancer la carrière de Lavery, qui, dès lors, rencontre un énorme succès comme portraitiste. Ses oeuvres sont demandées un peu partout en Europe et il enchaîne les salons et expositions. Deux de ses toiles : Father and Daughter (1898) et Spring (1904) sont acquises par le musée du Louvre. Lors de la Première Guerre Mondiale, il est désigné pour être peintre de guerre et ne peint plus que des bateaux, avions et dirigeables. A la fin du conflit, il est fait chevalier de l'Empire Britannique. Durant l'entre-deux-guerres, Lavery effectue plusieurs voyages et réalise de nombreux portraits d'intérieurs de personnalités. Ses œuvres reçoivent un franc succès outre-Atlantique et Lavery décide de se lancer dans les portraits de star à Hollywood, sans succès. LE MARE GEORGES (1866-1942) Issu d'une famille rurale qui aspire à une carrière militaire pour lui, il se prépare à intégrer St-Cyr mais ne se présente pas aux examens oraux. Il s'installe en Tunisie en 1890. Il y passera presque toute sa vie. Arrivé à Tunis il part en mission pour un relevé des ruines romaines dans le pays. De 1900 à 1905 il suit des cours à l'académie Julian de Paris pour affermir sa pratique. Il expose Salon Tunisien dès 1895, au Salon des Artistes Tunisiens. Il visite la Turquie en 1906. Il enseigne le dessin et la peinture en 1912. Parmi ses élèves, on trouve Roger Limouse ou Yahia Turki. Son nom d'origine Le Mare a été transformé, à la suite d'une erreur administrative probable, en Lemare à son arrivée en Tunisie. L'artiste garde le souvenir de la césure en signant souvent LeMare. Sa peinture, vive, expressive, expressionniste même, a la force du témoignage vécu, de l'atmosphère ressentie et comprise.
LEVY Moses (1885 - 1968) Est un peintre et graveur italo-britannique originaire de Tunisie. Il est l'un des pionniers du genre en Tunisie et l'un des précurseurs du courant de l'École de Tunis. Il étudie au Lycée Carnot de Tunis puis à l'académie de Lucques à Florence puis l'Ecole des Beaux-Arts de Florence en 1903. Il séjourne en Tunisie pendant la seconde guerre mondiale. Il rentre définitivement en Italie en 1945. Après la Seconde Guerre mondiale, il fonde l'École de Tunis avec ses amis Pierre Boucherle, Jules Lellouche et Antonio Corpora ; celle-ci devient rapidement une référence de la peinture en Afrique du Nord. Son atelier de la rue de Provence, l'actuelle rue du 18-Janvier à Tunis, devient un lieu privilégié de rencontre de ses membres et ses fréquents voyages entre les deux rives de la mer Méditerranée lui servent d'inspiration pour emmagasiner des impressions et des couleurs. Il expose dans les salons Italiens et Tunisien ainsi que dans les expositions coloniales. Membre du groupe des 4 à Tunis en 1936 puis du groupe des dix en 1947 il devient membre de l'école de Tunis en 1950.
LINO Gustave (1893 - 1961) Il s'installe en Alger à l'âge de 19 ans. A la première guerre il est interné civil en tant qu'Allemand et envoyé en Corse. A la fin des hostilités il revient à Alger où il est élève de Rochegrosse. Après la seconde guerre, il effectue plusieurs voyages vers l'Espagne, l'Algérie et la Tunisie. Il parcourt le grand Sud, Laghouat, Touggourt, El Oued entre autres. Il débute au Salon des Artistes Français, en 1926.
LOUCHE Constant (1880 - 1965) Grace à une bourse d'études, il quitte son pays natal et entame ses études à l'école de Beaux-arts de Paris. Il expose à Alger à partir de 1907. Il est l'un des meilleurs représentants des peintres de paysages d'Algérie. Il découvre toute l'Algérie mais aussi le Maroc et la Tunisie. Il utilise souvent des formats larges, des couleurs éclatantes et chaudes.
LUCAS-ROBIQUET Marie aimee (1858 - 1959) Elève de Barrias, elle débute au Salon de la Société des Artistes Français en 1879. Elle y expose pendant près de 40 ans. Elle contribue aux Expositions Coloniales de Marseille en 1906 et 1922. Elle peint des scènes de marchés, de tâches quotidiennes, de cueillettes, etc... en Algérie et en Tunisie.
MACK August (1887 - 1914) Il commence ses études artistiques en 1904 à l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf. En 1905, il s'inscrit aux cours du soir de l'école des Arts décoratifs, où une plus grande liberté de travail sur des sujets du quotidien (plantes, animaux…) lui convient mieux que les sujets académiques. Un an plus tard, Macke quitte l'académie qui, selon lui, n'a plus rien à lui apprendre, et découvre en 1907 « la modernité française » : l'impressionnisme. Cette découverte influence sa perception de la vie et de la peinture. Il se rend plusieurs fois à Paris pour découvrir sur place les œuvres d'Édouard Manet, Degas, Toulouse-Lautrec, Seurat, Pissarro, ainsi que la vie parisienne sur les boulevards, dans les parcs et les cabarets. Inspiré, il exprime sa façon de percevoir le caractère éphémère de l'apparition et la fixation précise d'une impression spontanée, dans plusieurs esquisses. En été 1907, il retourne à Bonn. Marqué par l'« impressionnisme », Macke décide de travailler en plein air et réalise la petite esquisse à l'huile, Arbre dans un champ de blé. Après un court séjour à Berlin dans l'atelier de Lovis Corinth, où il peint quelques toiles, il voyage en France et en Italie pour améliorer ses connaissances artistiques et acquérir quelques œuvres pour la collection Koehler. En octobre 1908, Macke commence son service militaire et n'a plus le temps pour la peinture. Un an plus tard, il est libéré de ses obligations militaires en 1909 et épouse Elizabeth Gerhardt, nièce du collectionneur Bernhard Koehler qui finance ses travaux. Pendant leur voyage de noces à Paris, il peint son célèbre Autoportrait au chapeau. En octobre 1909, le couple rentre à Tegernsee. L'artiste produit plus de deux cents tableaux grâce aux conditions de vie et le calme de la campagne environnante. Cette période est considérée comme le premier sommet du parcours artistique de Macke. L'œuvre de Macke connaît grâce à une « purification et une maturation stylistique », une » réorientation décisive ». En cette fin d'année 1909, Macke, admirateur de Cézanne, peint deux portraits de son épouse, Femme de l'artiste au chapeau et Portrait aux pommes, dans lesquels on retrouve, en plus de l'influence de Cézanne, l'influence des principes de composition des fauves, dont les principaux représentants étaient Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy et Kees van Dongen. En 1911, les Mackes décident de retourner à Bonn. Les toiles issues du début de cette nouvelle période sont définitivement de facture fauve. Ses nouvelles connaissances avec son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky et les autres artistes du Blauer Reiter apportent à Macke une nouvelle impulsion artistique. Bien qu'ayant sa propre perception de ce mouvement artistique novateur, August Macke participe de façon active avec Wassily Kandinsky à l'élaboration de l'almanach du Cavalier Bleu de 1912. Il apporte sa pierre à l'édifice en réunissant les images de la partie ethnographique de l'album et en commentant une étude sur les masques africains dans laquelle il établit la correspondance entre l'art des peuples primitifs et celui de l'Europe moderne. Macke contribue à l'exposition du Cavalier bleu chez Thannhauser, à Munich en février 1912. Le résultat de l'exposition le déçoit énormément et il « rompt ses relations avec Wassily Kandinsky et le Cavalier bleu » allant jusqu'à les caricaturer dans sa toile de 1913, Caricature du Cavalier bleu, sorte de pamphlet pictural dans lequel il n'hésite pas à égratigner son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky lui-même, ainsi que le galeriste Herwarth Walden, qui avait pris le Cavalier bleu sous sa protection en l'exposant pour le rendre vendable dans sa galerie berlinoise. La « spiritualité intellectuelle » de Kandinsky s'oppose à la « contemplation des choses » de Macke ; « la page est tournée ». En 1913, Macke s'installe en Suisse, où il connaît une année très fructueuse, centrée sur les motifs de la nature et de l'homme. Lors d'un court séjour en Tunisie avec Paul Klee et Louis Molliet, il peint de nombreuses aquarelles et prend beaucoup de photographies qui lui serviront de support par la suite pour d'autres peintures à l'huile. Macke est mobilisé le 8 août 1914. Il est tué sur le champ de bataille, en Champagne le 26 septembre 1914, à l'âge de 27 ans. Il repose au cimetière militaire allemand de Souain. August Macke n'aura vécu que 27 ans, mais sa peinture est forte et diversifiée.
MADRASSI Ludovic lucien (1881 - 1956) Elève de Raphaël Collin, de Paul Leroy, de Gabriel Ferrier, de Gervais et de Gérôme il devient sociétaire du Salon des Artistes Français en 1906. Lors d'un voyage d'études, il découvre l'Algérie et la Tunisie en 1912. Ses œuvres portent sur des scènes de genre, des portraits et des paysages. Il utilise souvent le pastel. Il est aussi illustrateur. Il est nommé membre de l'Institut.
MAGNE Henri (1877 - 1944) Il est élève en architecture à l'école des beaux-arts de Paris. Il se forme ensuite à la peinture dans les ateliers de Luc-Olivier Merson, d'Albert Maignan et d'Alfred Paul Marie Panon Desbassayns de Richemond. Il a été professeur d'art appliqué aux métiers au Conservatoire national des arts et métiers de 1919 à 1944.
MAINSSIEUX Lucien (1885 - 1958) Orphelin de mère à l'âge de 19 mois, il est atteint d'une tuberculose des os du bassin (ou coxalgie). Il passe ses douze premières années alité et boite toute sa vie. À Grenoble, François Joseph Girot est son premier maître et Jules Flandrin sa première influence marquante. Il arrive à Paris en 1905, l'année du scandale des peintres fauves pour travailler avec Jean-Paul Laurens. À l'académie Julian, il rencontre Dunoyer de Segonzac qui sera un intime. À Paris, grâce à Max Weber, il fait la connaissance de Picasso. Il fréquente aussi Matisse, Marquet, Jacqueline Marval et Rouault. Il n'est d'aucun des mouvements de l'époque, en particulier pas du cubisme. Son seul modèle absolu est Cézanne.
MAJORELLE Jacques (1886 - 1962) Est un peintre orientaliste français. Il intègre en 1901 l'École des beaux-arts de Nancy en section Architecture et Décoration. Dès 1903, Jacques Majorelle s'éloigne peu à peu de Nancy et de son père. Il préfère devenir peintre et se rend à Paris. Il s'inscrit à l'Académie Julian où il suit des cours à l'atelier « S R », c'est-à-dire celui de Schommer et Royer, Il effectue des voyages en Espagne, en Italie et en 1910, il découvre l'Égypte, le monde de l'islam, ses couleurs, ses lumières, ses coutumes. C'est le début de sa passion pour l'Afrique. En 1908, il débute à Paris à la Société des Artistes Français. En 1917, il s'installe à Marrakech. L'année suivante, il expose pour la première fois dans le hall de l'hôtel Excelsior, à Casablanca. En 1919, il épouse Andrée Longueville. Puis il fait sa première expédition dans le sud du pays et publie, à son retour, Carnet de route d'un peintre dans l'Atlas et l'Anti-Atlas, journal relatant son périple. Il se fait construire une maison dans le style mauresque dont le jardin est progressivement aménagé. Il peint le plafond de l'hôtel La Mamounia. En 1926, son père meurt à Nancy et Jacques continue son exploration de l'Atlas. Il commence en 1930 à peindre des nus représentant des Noires. Il multiplie ses expériences sur la couleur, en particulier l'application de poudre d'or et d'argent, et séjourne souvent dans l'Atlas et en Afrique noire. En 1926, son père meurt à Nancy et Jacques poursuit son exploration de l'Atlas. Il commence en 1930 à peindre des nus représentant des Noires. Il multiplie ses expériences sur la couleur, en particulier l'application de poudre d'or et d'argent, et séjourne souvent dans l'Atlas et en Afrique noire.
MANAGO Vincent (1880 - 1936) Est un peintre de compositions animées, paysages. Il est enseigné par Jean-Paul Laurens à l'Académie Julian. De 1903 à 1913, il travaille à Marseille, où il a exposé à la foire. Il se rend en Afrique du nord (Algérie et Tunisie) et reçoit de nombreuses commandes pour des résidences particulières à Alger et Tunis. Ses œuvres sont notamment conservées au Musée Cantini à Marseille et au Musée Baron Martin à Gray.
MARQUET Albert (1875 - 1947) Est un peintre post-impressionniste français. Très tôt, il est attiré par tout ce qui bouge, il va là où la vie est mouvement. Son regard aigu observe l'animation du port de Bordeaux, les jeux lumineux du ciel et de l'eau au bord de la Gironde et du bassin d'Arcachon. Sa mère le soutient dans cette orientation artistique. Elle l'accompagne à Paris en 1890. Il entre à l'École nationale des arts décoratifs en 1892, où il fait la connaissance de Matisse. Entre 1895 et 1899, il rejoint Matisse à l'école des Beaux-arts et fréquente l'atelier de Gustave Moreau. En 1901, il débute au Salon des Indépendants où il présente dix tableaux. En 1905, il contribue à l'exposition des Fauves au Salon d'automne, aux côtés de Matisse, Vlaminck, Derain, Mauguin et Camoin. Celle-ci fit scandale en raison de la violence des formes et des couleurs. Il abandonne assez vite cette manière de peindre pour la recherche d'une harmonie plus nuancée. En 1907, il fait sa première exposition personnelle à la galerie Druet, et quelques années après une série de nus en atelier. Marquet effectue plusieurs voyages (de la Norvège au .Maghreb) où il cherche l'inspiration. C'est à Tanger, la plus européenne des villes du Maroc, que Marquet aborde en 1908, pour la première fois, les côtes africaines. Il est en route pour Dakar en compagnie de Matisse. De retour à Tanger en août 1911, en compagnie d'Eugène Montfort cette fois, il parcourt à cheval la côte jusqu'à Casablanca. « J'ai les fesses en marmelade, mais je deviens un cavalier épatant », écrit-il à Matisse depuis Tétouan. En 1913, ils découvrent tous deux le sud du Maroc. Peu d'œuvres naissent de ces séjours marocains: des croquis de rues, des dessins à l'encre, des gouaches, et quelques tableaux peints depuis sa chambre d'hôtel « Villa de France » où l'avaient précédé Henri Matisse et Charles Camoin. Avec Marcelle, qui connaît tous les chemins qui, à travers ravins et vergers contournent Alger, il explore les environs. Sur les coteaux fleuris, dans les jardins luxuriants des villas du quartier de Mustapha Supérieur, parmi les palmiers, les roses, les jasmins, il guette la moindre percée vers la mer. Des escapades dans le Sud algérien, jusqu'au désert, lui font découvrir une variété extraordinaire de paysages où défilent plaines et hauts plateaux séparés par d'abruptes chaînes de montagne, gorges spectaculaires, oasis. Cette fidélité à l'Algérie n'exclut pas les visites en Tunisie, ou à nouveau, au Maroc. En 1923, c'est dans le village enchanté de Sidi-Bou-Saïd, au cap Carthage que les Marquet passent leur lune de miel. En 1925, accompagné d'un groupe de pensionnaires de la villa Abd el Tif la « villa Médicis » algéroise Marquet séjourne à Bougie. Comme à Alger, il est impressionné par la beauté de ce grand port moderne et en compose des peintures. En 1926, il loue une villa à La Goulette, à l'entrée du port de Tunis. Face à la mer, l'artiste peint des paysages japonisants. À trois reprises, en 1930, 1934 et 1935, Marquet renoue avec le Maroc. Son dernier séjour à Rabat est particulièrement fructueux. Il dispose de deux ateliers, l'un dominant le port, l'autre l'oued Bou-Regreg et les remparts de Salé, sur la rive opposée. En 1939, à la déclaration de guerre, Marquet retourne à Paris pour mettre ses œuvres à l'abri, mais il ne tarde pas à rentrer à Alger. En 1941, il fait une grande exposition de ses œuvres à la galerie du Minaret, ce qui lui permet d'acheter une propriété. Jusqu'en mai 1945, Marquet travaille et réside à Alger. Un dernier séjour à Alger en 1946 est marqué par le succès de son exposition à la galerie Colin où tous ses tableaux sont vendus. En 1947, Marquet est trop fatigué pour voyager. Retiré à La Frette-sur-Seine, il peindra ses dernières toiles. Il décède à Paris le 14 juin et est inhumé au cimetière de La Frette, au sommet d'un coteau dominant la Seine. Marquet fut essentiellement un peintre de l'eau. Contempler l'eau fut pour lui un besoin vital. Libre et tranquille avec ses pinceaux, ses crayons, ses toiles, il était seul avec l'objet de sa contemplation. Par ses visions de l'eau, on a pu rapprocher ses peintures de celles du grand peintre japonais Hokusai. Sans doute a-t-il subi son empreinte, notamment dans l'atelier de Gustave Moreau, à une époque où l'on cultivait l'art des estampes japonaises.
MARTIN (1894 - 1978) Écolier doué, il passe ses loisirs à dessiner. Son père le fait travailler dans l'entreprise familiale de peinture en bâtiment. La famille vient alors s'installer à Paris vers 1910 et le jeune peintre continue à travailler dans l'entreprise paternelle jusqu'en 1914 regrettant de ne pouvoir étudier aux Beaux Arts. Appelé au mois d'août 1914 à Lisieux pour une préparation militaire, il part au front trois mois après, affecté au 149e régiment d'infanterie de ligne. Blessé au bras gauche, il sera cité trois fois à l'ordre du régiment et de son corps d'armée à Verdun. Hospitalisé à Lyon, il occupe sa convalescence à peindre et à dessiner. En 1917 il retourne au régiment à Lisieux, ville dont il peint les vieilles rues et la Rue aux fèves notamment. De 1919 à 1922, il crée sa propre entreprise dans les régions sinistrées puis en 1922, il retourne à Paris où il se marie avec Marguerite Boisset avec laquelle il aura deux enfants. Tout au long de sa vie professionnelle, il consacrera son temps disponible à fréquenter les ateliers de peinture, entre autres l'atelier de la Grande Chaumière et celui de Pierre-Gaston Rigaud. Il expose à partir de 1932 au Salon des indépendants, au Salon d'automne, et surtout au Salon des artistes français. Il participe au Salon de la Marine et au Salon Comparaisons. En 1936, il obtient une mention honorable au Salon des Artistes français pour Le Quai des laveuses à Moret ainsi que le Prix Paul Liot et en 1942 une médaille d'argent à ce même salon. En 1946, toujours à ce Salon il obtient la Médaille d'or ainsi que le prix Corot et le Prix Rosa Bonheur. En 1950, année à partir de laquelle il se consacre pleinement à son art, il reçoit le prix du Maroc, en 1960 celui de Madagascar et celui de Tunisie en 1969. Au-delà de ces nombreuses récompenses, il reçoit également des bourses qui lui permettront de travailler dans les pays concernés en 1951 au Maroc, de décembre à juin 1961 à Madagascar et en 1969 en Tunisie.
MARTIN GOURDAULT Marie (1881 - 1938) Epouse du peintre Pierre Gourdault. Elle vit en Tunisie à Carthage. Elle débute au Salon des Artistes Français en 1923.
MASEREEL Frans (1889 - 1971) Il voyage en Tunisie. Il peint des vues de la Medinah de Tunis au début du siècle.
MATHON Emile louis (1855) Elève de Charles-François Daubigny, maître de l'école de Barbizon, et de Louis Arban, Émile Louis Mathon expose au Salon de Paris de 1868 à 1887. Il est remarqué au Salon de 1869 grâce à une nature morte. Durant sa carrière, il peint Paris et la Seine, des scènes champêtres et des vues maritimes (scènes de pêche, navires de guerre, vues de port), la Normandie et les côtes de la Manche. Grand voyageur, notamment en Russie (1879), en Espagne (1882), à Alger avec son ami peintre fresquiste Tony Vergnolet (1842-1900) en 1891, et à Tunis (1891, 1894), il en rapporte des œuvres très colorées au dessin rigoureux. Dans ses scènes portuaires, Mathon utilise essentiellement des formats allongés, qui donnent une vue panoramique particulière. À travers son œuvre, le spectateur peut admirer des vues anciennes, aujourd'hui disparues, des villes de Dieppe (quartier du Pollet) ou de Dunkerque.
MAXIME (1861 - 1927) Autodidacte, Maxime Noiré se rend en Algérie pour des raisons de santé et s'installe vers 1882 à Alger, où il acquiert une notoriété de peintre orientaliste. Voyageant dans le Sud algérien, où il découvre les oasis et les Aurès et après avoir eu un atelier à Alger au Frais-Vallon, au jardin d'Essai, et près de Bab El-Oued, il finit par s'installer à Bou-Saâda dont il contribue à la renommée dans le sillage et avec Étienne Dinet. En 1905, il est nommé peintre officiel de la Marine et des Colonies. Il est l'un des fondateurs de la Société des artistes algériens et orientalistes. Il participe à la création et la promotion du prix Abd-el-Tif et de la Villa du même nom. Il expose au Salon des artistes français. Parmi les œuvres de Maxime Noiré, on distingue Vue sur la Baie d'Alger depuis la Bouzaréa, Vue du Frais-Vallon près de Bab-el-Oued, Vue de Tipaza, et des panoramas ensoleillés du Sud de l'Algérie, commee les vues de Bou Saada, ou de l'oued Abiod dans les Aurès. Isabelle Eberhardt a dédié les Pleurs d'amandiers à Maxime Noiré, « le peintre des horizons en feu et des amandiers en pleurs »
MOLLIET Louis rene (1880 - 1962) Peintre, aquarelliste et peintre verrier suisse Il enseigné par Fritz Mackensen à Worpswede, puis par Hans Olde à Weimar. En 1904, il s'inscrit aux cours du comte Léopold de Kalckreuth à l'Académie de Stuttgart. Son intime Klee a une grande influence sur son développement. Ensemble, ces deux artistes exécutèrent des dessins allégoriques et satiriques, interprétant des figures du Jour de Hodler. De 1906 à 1907, Moilliet réalise sa première commande en Allemagne qui consiste à décorer les " Hallen " de Pfullingen sous la direction d'Adolf Hölzel. En 1911-12, il se rend avec Klee à Munich et fait la connaissance de Kandinsky et de Marc. Un an plus tard, il expose au Salon d'automne à Berlin et peint avec August Macke Berliner Variété (1913, musée de Berne). En 1914, il effectue avec Klee et Macke le fameux voyage en Tunisie. Le paysage méditerranéen, qu'il a déjà découvert lors d'un premier séjour en 1907-1909, l'impressionne vivement par sa luminosité. L'artiste emploie une gamme de tons plus chauds, et ses tableaux s'articulent en formes vibrantes de lumière et de couleurs contrastées, où s'établissent des rapports harmonieux entre les paysages, les personnages et les surfaces abstraites. En 1917, il abandonne la peinture à l'huile pour l'aquarelle, et son style se rapproche de l'Orphisme poétique hérité de Macke et des Delaunay (Hammamet, 1929, aquarelle). De 1915 à la fin de sa vie, son activité artistique est partagée entre des voyages successifs en Méditerranée (Maroc, 1921-1923 : Ville marocaine ; Majorque, 1926 ; Tunis, 1928 ; Espagne, 1930-1935) et des commandes de vitraux pour des églises suisses (Lucerne, Lakaskirche ; Winterthur, Zwinglikirche). Moilliet poursuit à travers la peinture sur verre ses recherches faites à l'aquarelle : la transparence de la matière et la fluidité des couleurs sublimées par la lumière. Il est représenté surtout dans les musées suisses, à Bâle, à Berne, à Winterthur (fondation Oskar Reinhart) et dans des coll. part.
MOREAU Auguste (1834 - 1917) Auguste Moreau est le fils du sculpteur Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau et le frère cadet des sculpteurs Hippolyte Moreau et Mathurin Moreau. Auguste est le seul de sa fratrie à ne pas avoir reçu de récompense officielle. Auguste Moreau a produit essentiellement des bronzes d'art. Plusieurs de ses œuvres sont conservées au musée des beaux-arts de Troyes et au musée des beaux-arts de Bordeaux.
MOREL Louise (1898 - 1974) Elle est formée à l'Ecole des Arts Industriels de Grenoble puis enseigne le dessin aux Beaux-Arts de Grenoble. Elle se rend en Espagne, puis en Tunisie en 1946, part trois fois pour la Mauritanie. De 1919 à 1936 elle expose à Grenoble puis dans divers salons parisiens comme le Salon des Tuileries, celui des Indépendants, le Salon d'Automne, le Salon des Femmes Artistes Modernes. Elle peint des portraits, des paysages. Polyvalente, elle peint, utilise le pastel, l'aquarelle, elle dessine, grave, et illustre des ouvrages.
MORRICE James wilson (1865 - 1924) Il étudie d'abord le droit à Toronto dans les années 1880 puis abandonne ce domaine pour se consacrer totalement à la peinture. Sa première exposition date de 1888. Vers 1890 il voyage en Europe, il passe par Paris où il étudie sous la direction de Harpignies. Il fréquente les milieux littéraires anglophones. Jusque dans les années 1920 il voyage beaucoup, aussi bien en Europe qu'en Afrique du Nord, en particulier au Maroc où il partage l'atelier de Matisse, et en Tunisie.
MORSTADT Anna (1874 - 1946) Elle peint des paysages, des portraits, des scènes de genre et des animaux. Elle étudie au Beaux-Arts de Paris et expose au Salon des Artistes Français au début du XX° siècle. Elle expose aussi au Salon des Peintres Orientalistes et au Salon des Peintres Animaliers. Elle a voyagé en Algérie, en Tunisie et en Afrique Noire.
MORÈRE Louis (1885 - 1949) Ses parents s'installent en 1887 en Tunisie et il débute une carrière de dessinateur au service des travaux publics de Tunis. Il s'intéresse de près à la vie artistique de l'époque et fréquente l'atelier de Georges Lemare. En 1914 il se rend au Maroc où il passera le reste de sa vie. Il peint tout en continuant à exercer ses fonctions dans les travaux publics. Il peint souvent d'après nature des huiles sur panneau, effectue de nombreux dessins et croquis. Il débute au Salon et devient sociétaire des Artistes Français en 1932. Il visite aussi l'Espagne et France et découvre l'Atlas marocain.
NAM Jacques (1881 - 1974) Est un dessinateur, peintre et sculpteur français, particulièrement connu pour ses œuvres animalières NARDUS LEONARDUS dit Léo (1868-1955) Il est formé à l'académie d'art d'Amsterdam. Il a voyagé en Algérie, en Italie et en Espagne. Il a vécu en Tunisie à La Marsa, dans une splendide résidence, où il peint des scènes, des paysages et des portraits locaux. Il s'est aussi distingué comme mécène et joueur d'échecs.
NARDUS Leo (1868 - 1955) Nardus a étudié à l'Académie royale des beaux-arts d'Amsterdam sous la direction de Sylbran Altmann (1822- 1890). Son travail porte essentiellement sur des portraits et des scènes de genre. Après ses études, il est envoyé par son père à Paris et travaille chez un marchand d’art Stéphane Bourgeois qui deviendra par la suite son beau-père. En 1889, accompagné de son ami Michel Van Gelder il entreprit une brève expédition en Argentine dans la région du Chaco afin d’y trouver de l'or, mais cette expédition sera un échec et les deux amis rentreront dans l’urgence. De retour à Paris, il réintégrera la maison de vente de Bourgeois qui l'enverra aux États-Unis afin de satisfaire la demande toujours plus excessive des millionnaires américains. De ce séjour outre-Atlantique, Nardus, sans doute poussé par cette soif de découvertes des peintres hollandais du siècle d’or par les millionnaires de l’époque, sera amené à commettre des irrégularités qui feront dire de lui plus tard qu’il était un faussaire, ce qui ne fut jamais démontré. Néanmoins une grande dispute apparut entre 1904 et 1909 au sujet de la collection de PAB Widener un des magnats de l’industrie américaine; sur les 93 œuvres vendues à ce dernier par Nardus, 11 furent sujettes à critique par l’expert Hofstede de Groot qui dans un courrier daté de 1908 demanda à Nardus de réparer. Parmi les œuvres dont l’attribution s’avéra fausse on trouve un tableau de Albert Cuyp et un Jacob van Ruisdael. Nardus continua à nier mais sous la médiation de Michel Van Gelder accepta de reprendre les pièces douteuses et de les remplacer par d’autres, expertisées cette fois. Un autre amateur d’art M. Borden se sentant floué demanda une expertise des œuvres vendues par Nardus et là aussi de mauvaises attributions furent trouvées. Nardus proposa donc de reprendre l’intégralité des œuvres vendues. Mais dans un courrier adressé à Michel Van Gelder, M. Borden ne souhaita pas accepter la transaction puisque dans les œuvres vendues par Nardus figurait un portrait de Lucrèce de Rembrandt dont la plus-value réalisée couvrait plus que largement la perte sur les autres œuvres de qualité douteuse. Contrairement à ce qui a été écrit ou insinué dans un article sur Apollo magazine par le journaliste américain Jonathan Lopez, il n a jamais été prouvé que Nardus fut un faussaire. Il utilisa les services de Théo van Vindjgarden (qui deviendra par la suite le professeur de Hans van Megeren) comme il l’indiqua à son petit-fils Serge Nardus, afin de camoufler les toiles anciennes pour leur faire passer la douane américaine, où une taxation des œuvres d’art de 30 % avait été mise en place au début du siècle. Dans divers courriers on retrouve le prix réellement déclaré pour la douane et le prix réel des œuvres. Quant à des insinuations au sujet d’une collaboration Nardus-Van Megeren elle est purement spéculative. Nardus ne rencontra jamais van Megeren et l’arrivée de ce dernier sur le marché de l’art intervint alors que Nardus n’était plus actif. Enfin dans un courrier en date du 5 octobre 1908, Widener menaçait Nardus de poursuites ce qu’il ne fit jamais au risque de voir son image ternie par un procès. Nardus ne fut jamais condamné puisqu’il répara et plus, Widener lui acheta plus tard une nouvelle œuvre; de cet épisode américain, il conservera des amitiés solides avec J.P. Morgan ainsi qu’avec M. Van Horne président de la Canadian Pacific. En juin 1904, il épousa à Londres (Kensington) la fille de Stéphane Bourgeois dont il eut deux filles Léa et Flory. Il portait alors le surnom de « l'homme aux Cinquante Millions ». Pendant cette période, il vécut au château d'Arnouville où naquit Léa, jusqu’en 1907, où il habita un petit château aujourd’hui disparu dominant Paris à Suresnes. Sa première exposition personnelle eut lieu à la galerie de Paul Rosenberg à Paris en mai 1907. On y découvre un magnifique portrait du violoniste espagnol Costa. Comme son ami le peintre Isaac Israels, et comme le fit Vincent van Gogh avant lui, Nardus passa du temps sur les plages et dunes de Scheveningue (Hollande) et en peignit abondamment les paysages, ainsi que les habitants de cette cité balnéaire. En 1911, Nardus divorce d’avec Hélène Bourgeois et la procédure durera une dizaine d’années; il engage alors une jeune gouvernante charentaise née à Brillac (16) qui deviendra rapidement le personnage central de sa vie sans que personne puisse affirmer avec certitude ce que fut la teneur de cette relation. À partir de cette période Nardus va se remettre à peindre de manière effrénée il voyagera en Égypte (1900-1904), Italie (1912), Algérie (1913-1914-1915), il vécut aussi à Londres (1904) (où il noua des liens d amitié très forts avec le célèbre Eugen Sandow, père du bodybuilding), Barcelone (1913,1915). Mais sans aucun doute sa destination préférée fut la Tunisie qu’il visita en 1899-1900-1912-19132. S’il faut bien admettre que Nardus se soit enrichi sans trop de scrupules aux États-Unis, il est important de parler aussi de la générosité qui caractérise aussi sa vie. Le 23 janvier 1917, Nardus accompagné dans son geste par le célèbre peintre Breitner, vendit aux enchères au profit de la Croix-Rouge française et belge un grand nombre d’œuvres produites par lui. Le catalogue de la vente Frederik Muller mentionne des portraits de gitanes et de toreros espagnols, de picadors mais aussi de joueurs d’échecs comme le célèbre Franck Marshall, ou le champion Emanuel Lasker. Au total ce seront 57 œuvres qui seront ainsi vendues. Le produit de la vente permettra d’acheter un véhicule-ambulance qui montera au Front récupérer les blessés de la Grande Guerre et qui portera le nom de Léo Nardus. Ayant constitué une importante collection privée de peintures anciennes (italienne, espagnole et hollandaise), il fit don d’œuvres au musée de Leyde (Rembrandt), Louvre, Musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles, Prado. La générosité de Nardus ne s’exerça pas uniquement dans le monde de l’art, il fut aussi un grand mécène reconnu des échecs. Ami de Franck Marshall tout au long de sa vie il fut aussi le sponsor d’un joueur français d’origine polonaise David Janowski. Il n’hésita pas à organiser des parties d’échecs fortement dotées à Paris. Dans cette même ville Nardus lui-même battit Franck Marshall. Lors d’un tournoi, Nardus voulut proposer une alternative à une parade proposée par Janowski et ce dernier lui répliqua « vous êtes un idiot » ce qui mit fin à la collaboration Nardus/Janowski et qui donna ensuite le titre de la chanson the idiot par Iggy Pop. Son divorce terminé Nardus décidera en 1921 de quitter la France avec sa famille pour rejoindre la Tunisie et c’est dans la cité balnéaire de la Marsa qu’il fit construire un palais en marbre rose disparu depuis 1991. Avant de quitter l’Europe Nardus décida de confier sa collection d’œuvres d’art, comportant selon Patrick Neslias 150 tableaux de maîtres, à son ami Arnold van Buuren3 afin de la protéger du climat d'Afrique du Nord. Pendant son séjour tunisien, Nardus vivra en autarcie, ne participant que peu à la vie tunisienne. Il produisit alors un grand nombre de toiles qu’il offrait sans jamais se soucier de la valeur marchande de son œuvre4. En 1940, la collection de Nardus sera saisie en Hollande chez Van Buuren, qui sera déporté avec son épouse et décédera en 1943 au camp de concentration de Sobibor; Dès lors Nardus ne disposera plus de la même aisance financière et la vie commencera à être difficile, le poussant même à vendre sa propriété en viager. Flory sa fille entreprendra d’obtenir après la guerre des restitutions mais de mauvaises associations conduiront à l’oubli des œuvres de la collection Léo Nardus. Après avoir échoué c’est en 1984 que Patrick Neslias, un banquier ami du petit-fils de Nardus et mandaté par ses descendants, et chercheur indépendant, commencera à reprendre le dossier de la collection disparue et obtiendra des restitutions en 2009 – 20105; le magazine "Reportages" de la chaîne TF1 lui a consacré un documentaire sous le titre Trafic d'art, la longue traque qui a été diffusé le 22 août 2015; on l'y voit trouver par hasard des documents et photographies relatifs à cette famille dans un grenier parisien, puis localiser aux Pays-Bas par l'intermédiaire d'un antiquaire, un portrait de Nardus dont le cadre porte un numéro de l'inventaire rédigé par les nazis lors de la saisie de la collection.
NICOT Francois (1873 - 1945) Il peint des paysages du Midi, de la Corse, de la Tunisie et de la Turquie.
NOURSE Elizabeth (1859 - 1938) Elle arrive à Paris en 1887 pour se former sous la direction de Gustave Boulanger, Jules Joseph Lefebvre et Carolus-Duran. Elle voyage en Tunisie en 1897, elle en rapporte des sujets et des scènes tout à fait conformes à son style réaliste et à son goût pour les sujets populaires. Elle contribue à l'Exposition Universelle de 1900 où elle obtient une médaille d'argent. Elle expose par la suite dans plusieurs salons parisiens.
ORIENTALISTE Ecole (1)
PAVY Eugene (1860) Il effectue un voyage en Tunisie, au Maroc, en Algérie et en Egypte en 1885 avec son frère Philippe. Il expose en France dans les années 1880 puis à Londres où il s'installe pour quelques temps.
PERDRAUT Charles (1870 - 1950) Il a travaillé aux ponts et chaussées et s'est donné à la peinture. Il était sociétaire du Salon Tunisien où il a exposé de 1924 à 1950. Il a contribué aussi aux expositions de l'Afrique Artistique Française pendant les années 1930 et 1940. Il a vécu en Afrique du Nord.
PINCHART Auguste emile (1842 - 1924) Pinchart est l'élève de Jean-Léon Gérôme. Il peint des scènes de genre et des portraits, qu'il expose au Salon des Artistes Français à partir de 1905. Il dirige des ateliers des ateliers d'affiches et de reproduction à Genève. Il obtient une mention honorable en 1883, une médaille de troisième classe 1884.
PINEL Gustave nicolas (1842 - 1896) Enseigné par Félix Joseph Barrias dès l'âge de 19 ans et de Léon Bonnat de manière occasionnelle. En 1875, il débute au Salon de Paris. Il séjourne à El-Kantara et peint des vues du Sud Algérien et de Tunisie qu'il expose à Paris. Pour des raisons de santé il s'installe à Gabès, en Tunisie.
PIROLA Rene (1879 - 1912) Il peint des paysages de Paris, de Marseille, de la Corse, de la Tunisie et de l'Algérie. Il expose au Salon des Indépendants.
POINT Armand (1861 - 1932) Il quitte son pays natal pour étudier à Paris puis retourne en Algérie où il a Hippolyte Lazerges pour professeur. A vingt ans il contribue à la campagne de Tunisie pendant son service militaire comme artilleur. Ses tableaux portent sur des scènes du sud Algérien, scènes de vie quotidiennes, scènes de rue, scènes d'intérieur. fait partie des fondateurs de la Société des Orientalistes français où il expose jusqu'en 1898. PONTOY HENRI JEAN (1888-1968) Il étudie aux Beaux-Arts de Paris sous la direction de Luc-Oliver Merson. Il est graveur, musicien, et peintre. En 1926 il décroche une bourse de voyage pour la Tunisie. La même année, il devient sociétaire du Salon Tunisien. En 1947-48 il voyage avec Majorelle en Guinée. Il s'installe au Maroc, à Fès, et expose en Afrique du Nord et au Salon de l'Afrique Française à Paris en 1947. Il devient professeur des arts et lettres au Lycée Moulay Idriss de Fès.
PORTAELS Jan frans (1818 - 1895) Portaels est peintre de scènes historiques et orientalistes, de compositions religieuses et est aussi portraitiste. Il est considéré comme le fondateur de l'école orientaliste belge. Portaels passe quelques années en Italie, avec le peintre Alexandre Robert, puis en Afrique du Nord entre 1843 et 1847. Il travaille au Maroc de 1870 à 1874.
QUELVÉE Francois albert (1884 - 1967) Il est l'élève de Maurice Denis. Peintre de genre, il se distingue par de larges compositions. Il a peint des scènes et des paysages de Tunisie et d'Algérie.
QUENIOUX Gustave (1865 - 1949) Il étudie à l’école des Beuax-Arts de Paris. Il expose au Salon d’Automne. Il voyage au Maroc et en Tunisie.
QUENIOUX Gustave (1865 - 1949) Il étudie à l'école des Beaux-Arts de Paris où il a pour professeurs Gustave Moreau et Elie Delaunay. Il expose au Salon d'Automne. Il voyage au Maroc et en Tunisie.
RABES Max friedrich (1868 - 1944) Il étudie la peinture à Berlin. En 1886 il effectue un voyage en Sicile à Taormina. En 1889, il découvre l'Orient en voyageant en Egypte. Il visite aussi l'Asie Mineure, Constantinople et la Grèce. En 1892 il s'installe à Paris puis se rend à Londres. En 1894 il repart pour le Caire vers la Haute-Egypte. En 1895, il traverse la Palestine, la Syrie et la méditerranée orientale. En novembre 1902 il entame son plus long périple en Orient : de Vienne il se rend au Caire, en Haute-Egypte, au Soudan, en Tunisie, en Algérie, et repasse par la France.
RANVIER-CHARTIER Lucie (1867 - 1932) Elle étudie sous la direction de Baschet et de Paul Thomas. En 1906 elle reçoit un premier prix pour une affiche sur la Tunisie, où elle va séjourner. En 1911 elle est sociétaire du Salon des Artistes Français. De 1922 à 1931 elle exercera son métier de peintre au Maroc.
REGNAULT Henri alexandre georges (1843 - 1871) Est un artiste peintre orientaliste français.
REIGNIER Leopold (1897 - 1981)
REY Alphonse (1865 - 1938) Alphonse Rey est un aquarelliste et orientaliste français. Il a été l’élève de Félix Ziem, Il peint à l’aquarelle sur le motif, la campagne provençale et le rivage méditerranéen ainsi que d’Alger où il se rendait régulièrement.
RIDOLA Mario (1890) Il s'installe en Afrique du Nord après la première guerre mondiale. Il peint des scènes de la vie arabe en Tunisie.
RIGOTARD Alexandre (1871 - 1944) Il s'installe à Alger avec sa famille en 1880. Il étudie sous la direction d'Hippolyte Dubois et Georges Rochegrosse à l'Ecole des Beaux-Arts. En 1905 il décroche une bourse de la ville d'Alger puis une bourse du gouvernement général en 1913. Il débute au Salon des Artiste Français en 1905. Il expose aussi à Tunis. Il enseigne à l'Ecole d'Art Industriel d'Alger. Il peint des paysages de France et d'Algérie. Il quitte Alger en 1943.
ROLSHOVEN julius (1858 - 1930) Il étudie d'abord à New-York puis il continue sa formation à Düsseldorf, à Munich, à Paris. Il est l'élève de Bouguereau et de Tony Robert-Fleury. Il travaille à Florence avec un groupe de peintre américains. En 1887, il s'installe à Paris. Il expose à la Société Nationale des Beaux-Arts, principalement des pastels. Il effectue un séjour en Tunisie en 1910.
ROUBTZOFF Alexandre (1884 - 1949) Il obtient en novembre 1912 le Grand Prix de Peinture de l'Académie Impériale des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg avec une peinture d'intérieur aujourd'hui au musée de l'Ermitage. Ce Grand Prix se concrétise par l'obtention d'une bourse durant 4 ans. Cette bourse lui permet de voyager et de visiter des pays de son choix. En contre- partie il ne doit plus revenir en Russie qu'à la fin d'une certaine période, avec obligation d'organiser une exposition de toutes ses œuvres à l'Académie Impériale. Son premier voyage, en 1913, est en Espagne. Son séjour en Andalousie le fascine à tel point qu'il voulait aller à la découverte de la lumière. Lors d'un court séjour au Maroc, à Tanger il découvre l'Orient. C'est là qu'on lui conseille de se rendre en Tunisie pour découvrir cette fameuse lumière. Pour ses 30 ans, il arrive donc en Tunisie le 1er avril 1914, peu de jours avant August Macke et Paul Klee. Il habite au 33 de la rue Al Djazira à Tunis, sans tarder il part explorer les lieux, les sites et bien sûr le Sud. Ses pérégrinations lui permrettent de découvrir tout le Maghreb, la France et certains pays d'Europe. Les terribles évènements de la révolution bolchévique firent qu'il ne reverra plus jamais son pays d'origine. « Venu en Tunisie pour un court séjour, il y passe tout le reste de sa vie ». Il obtient la nationalité française en 1924 et dès lors il se présente comme Français né en Russie. Roubtzoff explore et suit la voie de la peinture «ethnographique». Il était ami avec le baron Rodolphe d'Erlanger de Sidi Bou Saïd. Il se hisse au rang de peintre officiel de la Tunisie, ce qui lui vaut, l'attribution de la décoration honorifique du Nichan-Iftikhar en 1920. Il fréquente l'Institut de Carthage et réalise des portraits mondains qui lui ouvrent les portes de la haute société coloniale. Il réalise des paysages postimpressionnistes avec une touche élégante qui séduisent autant que les portraits de bédouines choisies au début parmi les modèles du photographe Rudolf Lehnert. Il traite, au travers de sa peinture, des paysages de la Tunisie témoignant de son immense talent et de son attachement pour sa Tunisie. Ces paysages démontrent sa fascination pour la vibration de la lumière, caractéristique qui l'apparentent aux impressionnistes. Il peint de nombreuses scènes de genre tirées de la vie quotidienne tunisienne faisant de lui un témoin exceptionnel. C'est un artiste singulier et un peintre hors du commun profondément épris de la Tunisie et de sa lumière. Il a une façon remarquable de traiter une lumière particulièrement difficile à appréhender. Au Salon Tunisien de 1920, il expose cent vingt œuvres. Alexandre Fichet le surnomma « le peintre de la lumière ». Il est le Peintre de la Tunisie par excellence. Il parle 5 langues : russe, français, arabe, espagnol, et italien. Il est mort à Tunis le 26 novembre 1949, il est inhumé au cimetière du Borgel à Tunis. En 2010, un hommage officiel lui est rendu en Tunisie grâce à la publication par Jacques Pérez d'un livre d'art « La Médina de Tunis et Alexandre Roubtzoff » aux éditions Dunes suivi d'une exposition "Alexandre Roubtzoff et La Médina de Tunis" organisée par le Ministère de la Culture de Tunisie et l'Institut Français de Tunisie, à la Maison des Arts au Belvédère. 48 dessins minutieusement réalisés en 1944, ainsi que quelques toiles, représentatives d'un art jusqu'à ce jour. Roubtzoff, dont les toiles ornent bon nombre de résidences officielles, est aujourd'hui un peintre tunisien très coté sur le marché de l'art. Ses œuvres les plus importantes sont signées et datées en français et en arabe.
ROULLET gaston (1847 - 1925) Il se rend à Paris pour suivre une carrière artistique et devient élève de Jules Noël. Il exposee au Salon de Paris de 1874 avec des marines, genre qui deviendra sa spécialité. Il devient ensuite peintre officiel de le Marine, ce qui lui permet de visiter la Tunisie, le Sénégal, l'Indochine, la Nouvelle-Calédonie.
ROUSSEAU Henri emilien (1875 - 1933) Est un peintre orientaliste, provençal et camarguais. Élève de Jean-Léon Gérôme aux Beaux-Arts à Paris, il obtient le second Grand Prix de Rome en 1900 et une bourse de voyage au Salon des Artistes Français. Il parcourt la Belgique, la Hollande, l'Afrique du Nord, l'Espagne et l'Italie où il admire les grands maîtres (Rubens, Rembrandt, Vélasquez, Murillo, le Titien, Raphaël, etc.) Après ce périple initiatique, il s'installe à Versailles. En 1919 il emménage à Aix en Provence avec sa nombreuse famille (sept enfants). Chevalier de la Légion d'honneur au titre des arts, il y devient un notable de la région. Peintre voyageur il s'adonne à la Tunisie, l'Algérie et surtout le Maroc, la Provence et la Camargue restant ses points d'ancrages. Ses thèmes de prédilection restent principalement orientalistes avec notamment ses cavaliers, ses fauconniers, fantasias, portes de villes fortifiées, et portraits de « caïds » ainsi que d'autres thèmes plus occidentaux tels que des paysages de Bretagne, d'Île-de-France, des manades de Camargue (12 % de son importante production) et des paysages provençaux.
ROUSSIN George (1854 - 1941) peintre, pastelliste, orientaliste. Georges Roussi étudie avec Alexandre Cabanel, Jules Lefebvre et Jean-François Millet. Il débute au Salon à partir de 1878, des scènes d'histoire et des portraits. Il expose à La Réunion, à Versailles, à Moscou, Chicago, aux Indépendants et aux Artistes français. Il quitte la France en 1930, pour l'Algérie et exécute des toiles orientalistes.
ROVEL Henri (1862 - 1926) Est un peintre, compositeur et météorologue français.
SAIN Marius-joseph (1877 - 1961) Il était l'élève du sculpteur Injalbert, et Thomas et Félix Charpentier et débuta ses expositions au Salon de la Société des Artistes Français en 1903. Les deux sculptures que nous vous présentons démontrent la préoccupation de Saïn pour l'exactitude ethnographique. Les costumes distinctifs de chacune d'entre elles sont améliorés avec un subtil jeu de contrastes tant dans la patine que dans la surface.
SAINT PIERRE Gaston casimir (1833 - 1916) Il étudie la peinture sous la direction de Jalabert et prend ensuite des leçons de Léon Cogniet puis se rend à Oran en 1860 où réside sa famille. Il y réalise un tableau pour la cathédrale d'Oran Saint-Louis débarquant à Tunis. Il expose pour la première fois au Salon de 1861 avec un portrait. Il expose ensuite des tableaux d'histoire et des sujets algériens, dont la plupart obtiennent de brillants sucés. Ses œuvres sont exposées dans plusieurs musées (Nîmes, Bordeaux, Bayonne, Tarbes, etc).
SARGENT John singer (1856 - 1925) Il se rend très jeune à Paris et s'inscrit dans l'atelier de Carolus Duran. Il expose au Salon de 1877. En 1887 il s'installe à Londres où, peintre raffiné, il devient portraitiste de la haute société. Il expose aussi à la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1902 et 1903, à l'Exposition Universelle de 1900. Il est membre de l'Institut. Parmi ses très nombreux voyages, on peut citer celui de 1880 en Espagne et au Maroc. En 1891, il voyage vers la Grèce et la Turquie, en 1892 à Tunis, en 1905 en Palestine et en Syrie...
SCHEUERMANN Ludwig gustav (1859 - 1911) Il est formé à l'Académie de Munich puis à l'Académie Julian à Paris auprès de William Bouguereau. Il réside à Munich. Il se rend en Italie et en Afrique du Nord. Il a séjourné à Alger et à Tunis. Vers 1890, ses tableaux portent sur des paysages.
SERVEAU (1886 - 1972) Il suit régulièrement les cours de l'École nationale des arts décoratifs puis de l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris de 1904 à 1914. Il expose en 1905 au Salon des Indépendants et contribue ensuite aux Salons des artistes français, aux Salons d'automne, aux Salons des Tuileries. Il est inscrit à l'École municipale de dessin sous la direction de Monsieur Rondot. Il reçoit une médaille d'honneur en 1920, de bronze en 1921, d'argent en 1926 et enfin d'or en 1929. Suite à un voyage en Grèce en 1934, il se consacre au post-cubisme. Il contribue à de nombreuses expositions dont celle du Salon des artistes français et est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1936. Il réalise aussi un grand nombre de fresques dont une de six mètres sur trois au lycée de Meaux, où il a été élève. Il dirige l'École de fresques de l'École nationale supérieure des beaux-arts, décore le pavillon du tourisme à l'Exposition universelle de 1937. Il participe à de nombreuses expositions d'art français (Suède, Londres, États-Unis, Canada...) où chaque fois il réalise et vend des œuvres.
SHONBORN John lewis (1852 - 1931) Il séjourne à Paris dans l'atelier du peintre Bonnat. Il participe à une mission en Tunisie et se rend à Kairouan. De là il voyage à Alger puis s'installe en Algérie. Il parcourt la Kabylie. Il peint beaucoup les chevaux en Algérie mais sans céder aux poncifs du genre, fantasias et autres chasses.
SILBERT Jose (1862 - 1936) Il étudie à Aix dans l'atelier de Baptistin Martin puis à Paris chez Jules Lefebvre et Luc-olivier Merson. Il effectue plusieurs voyages et découvre la Tunisie, l'Algérie, et le Maroc où il peint des portraits officiels de dirigeants locaux. Il est décoré par le Bey de Tunis. Il peint surtout des portraits. Il se fixe à Marseille et expose régulièrement au Salon des Orientalistes Français de 1906 à 1933.
SIMONI Gustavo (1846 - 1926) Il étudie pendant cinq ans à l'Académie San Luca de Rome en 1861 aux côtés de Giuseppe Ferrari et d'Enrico Tarenghi. Il voyage entre 1877 et 1879 en Tunisie et en Algérie suivis de nombreux voyages en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Il y réalise de nombreuses esquisses. Ses œuvres sont un mélange de réalité et de fiction.
SPEYER Christian georg (1855 - 1929) Il est enseigné par Haeberlin à Stuttgart de 1876 à 1880. En 1881-82 il voyage en Italie et en Tunisie. En 1901 il enseigne à l'école des Beaux-arts de Stuttgart. Ses tableaux portent sur les de chevaux.
STRACQUADAINI vito (1891 - 1955) Il obtient son diplôme ans aux Beaux-Arts de Naples. Il séjourne à Paris en 1920 puis en Italie en 1936. Il expose dès 1920. En 1921, au Salon des Artistes Français, il débute dans la section orientaliste. En 1929 il crée le mouvement "émotiviste" et intègre le mouvement "musicaliste" en 1932.
STYKA Adam (1890 - 1959) Est un peintre polonais orientaliste, naturalisé français. Son père, Jan Styka, lui donne ses premières leçons de dessin et de peinture et influence son style. Adam Styka poursuit ses études au fameux collège jésuite de Chyrow. Il étudie à Paris à l'Académie des beaux-arts de 1908 à 1912. En plus, il suit une formation militaire à Fontainebleau. Adam Styka voyage en Afrique du Nord, en Tunisie et en Algérie où il s'intéresse à l'orientalisme. C'est une période féconde en sujets abordant les paysages de ces régions et les portraits d'Arabes, de Berbères et de scènes de genre orientalistes. Sa palette devient éclatante sous le soleil d'Afrique du Nord. Il est surnommé « le Peintre du Soleil ». Par la suite, Styka séjourne au Maroc et en Égypte. Il quitte la France dans les années 1950 pour s'installer en Pennsylvanie. Il prend souvent comme thème la vie des cowboys. À la fin de sa vie, il s'intéresse à des thèmes religieux comme le fit son père. On trouve nombre de ses toiles dans des églises d'Europe et d'Amérique du Nord.
SURAND Gustave (1860 - 1937) Enseigné par Jean Paul Laurens. Il débute au Salon des Artistes Français en 1881. En 1884 il décroche une bourse de voyage qui le conduit en Tunisie. Ce pays inspire plusieurs toiles à sujets antiques. Il obtient une médaille d'argent à l'Exposition Universelle de 1900 et reçoit la Légion d'Honneur en 1910. Il s'adonne aussi à la sculpture.
SURÉDA Andre (1872 - 1930) Elève de Tony Robert-Fleury, de Bouguereau, de Jules Lefebvre, entre autres, il voyage en Algérie à 22 ans puis découvre la Tunisie et l'Espagne. Il retournera plusieurs fois au Maghreb. Il peint des scènes s'adonne à des scènes d'Afrique du Nord.
TELLIER Raymond (1897 - 1985) Elève de Cormon de Paul Laurens et de Renard, il débute au Salon des Artistes Français en 1920. Il décroche de la ville de Paris une bourse de voyage en 1931 pour l'Afrique du Nord. Il découvre la Tunisie, le Maroc, Madagascar et l'Afrique Noire. Il en rapporte de nombreuses œuvres. Durant les années 1950 et 1960 il expose à la Société des Beaux-Arts de la France d'Outre-Mer.
THIL Jeanne (1887 - 1968) Elle étudie sous la direction de Charles Fouqueray et d'Humbert. Elle est sociétaire du Salon des Artistes Français où elle débute en 1911. Elle décroche une bourse de voyage en 1921. Elle a voyagé en Tunisie.
TOCHE Charles (1851 - 1916) Né le 26 juillet 1851 à Nantes et mort le 31 août 1916 à Paris, est un peintre, affichiste et illustrateur français.Fils de l'armateur Émile François Toché (1802-1884) et de Jeanne Garnier (1806-1877), enfant d'une famille nombreuse, Charles Toché se destine à l'architecture et reçoit l'enseignement de Félix Thomas, artiste-peintre retiré à Nantes, jadis l'un des découvreurs de Ninive. Après ses études d'architecture, Toché séjourne cinq ans à Venise où il étudie et copie les œuvres des Italiens. Il y fait la rencontre d'Édouard Manet. En 1880, il peint les décors du célèbre lupanar Le Chabanais, ce qui lui vaudra le surnom de « Pubis de Chabanais »1. De 1875 à 1888, il orne de fresques historiques et allégoriques la grande galerie du château de Chenonceau, d'après le procédé des maîtres italiens à base de chaux, de sable et de terres colorées, puis il exécute des cartons pour vitraux. Lors de son travail à Chenonceau, il rencontre Gustave Flaubert qui lui demande d'illustrer son roman, La Tentation de Saint-Antoine. En 1887, il expose à la galerie Georges Petit les cartons des fresques de Chenonceau et se fait connaître auprès du public parisien. Pour l'Exposition universelle de 1889, il travaille sur la décoration de différents palais : celui des Arts libéraux, de la République Sud-Africaine, de l'Argentine, de la Viticulture, etc., ainsi qu'une affiche. Il peint également des fresques pour le théâtre de Nantes et l'Olympia à Paris. Le 11 mai 1885, à Nantes, il épouse Marie Trastour. Le couple a deux enfants : Charles Toché II (1886-1968) et François Toché (1888-1982).
VAN DONGEN Kees (1877 - 1968) Est un peintre français d'origine néerlandaise. Des voyages effectués de 1910 à 1912 l'ont conduit au Maroc, en Tunisie et en Egypte et lui ont donné l'occasion d'utiliser des thèmes orientalistes. Il les traite à sa manière fauve de cette époque.
VAN MENS Isidore (1890 - 1985) Isidore Van Mens est hollandais. Peintre, dessinateur, aquarelliste et aquafortiste de paysages et de figures. Autodidacte. Il a beaucoup voyagé et a parcouru la Chine (avec des séjours à Pékin, à Shangaï), les Indes, Bali...Il en a ramené des trésors qui font de sa demeure et de son atelier -dont l'intimisme est poignant- un véritable musée. Il a gardé une prédilection particulière pour les contrées plus proches,...des pays de soleil et de lumière: l'Espagne, le Maroc, l'Algérie. Ses œuvres sont dans plusieurs musées dont celui de Schaerbeek et celui de Mons. Il restera dans l'histoire de la peinture en Belgique comme un grand orientaliste.
VEILLON Auguste (1834 - 1890) Il étudie d'abord la théologie avant de se consacrer à la peinture en 1957 dans l'atelier de François Diday à Genève. Il intègte l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1858 où il fait la connaissance d'Eugène Fromentin. Il se rend ensuite à Londres et à Rome puis séjourne à Genève. En 1873 il effectue un voyage en Italie puis en Egypte. Il découvre la Tunisie en 1884, l'Egypte de nouveau en 1885, Jerusalem et la Palestine en 1886 , la Syrie en 1887, la Turquie et la Grèce en 1888.
VERGEAUD Armand (1875 - 1949) Il est enseigné par Gustave Moreau, Fernand Cormon et François Flameng à l'école des Beaux-Arts de Paris. A l'âge de 37 ans, il s'installe à Tunis en 1912 où il travaille comme le 2ème directeur de l'école des Beaux-Arts de Tunis. Pendant son séjour tunisien, il peint des scènes orientalistes à la manière académique des peintres du siècle précédent. Il expose ases œuvres à Paris au Salon des Artistes Français. Il est décoré de la Légion d'Honneur en 1932.
VERNET Horace (1789 - 1863) Petit-fils du célèbre peintre Joseph Vernet, peintre de marine au 18° siècle. Il reçoit une médaille de première classe en 1811. Il concourt vainement pour le Prix de Rome mais parvient à se faire distinguer. En 1829, il est nommé directeur de l'académie de France à Rome. Il découvre l'Orient vers 1833. Avec William Byrd, il voyage en Algérie où il se rend à Bône. Il y retourne souvent. Un premier temps romantique par son style, il évolue vers un réalisme ethnographique qui fut critiqué quand il s'agit de dépeindre des scènes bibliques.
VERSCHAFFELT Edouard (1874 - 1955) Élève de l'Ecole des Beaux-arts d'Anvers, il porte en lui, l'amour pour la peinture flamande et l'attirance par l'impressionnisme. Il se rend en Algérie en 1919 pour fuir la Première Guerre mondiale. Il se fixe dans le pays et il est fasciné par Bou Saâda qu'il adopte d'emblée. Bou Saâda était, à l'époque, le " fief " de Dinet qui est un notable de la ville d'autant plus qu'il s'est converti à l'Islam ; ce qui lui donne une aura extraordinaire auprès de la population autochtone. Edouard Verschaffelt fait la connaissance d'Etienne Dinet. Après la mort de son épouse, Verschaffelt se marie avec une Algérienne de la tribu des Ouled Sidi Brahim, qui apparaît dans les multiples tableaux qu'il lui consacre sa vie durant. Verschaffelt va avoir, ainsi, des liens de sang avec cette Algérie qu'il va peindre de l'intérieur jusqu'à ce qu'il y meurt.
VICTOR (1858 - 1943) Il étudie à l'école de dessin de Nancy puis à l'école des Beaux-Arts de Paris et à l'atelier de Cabanel. Il obtient une bourse de voyage en 1889 qui lui permet de voyager en Tunisie. Il succède à Emile Gallé à la direction de l'Ecole de Nancy en 1904. Il effectue plusieurs envois aux Salons de Paris et de Nancy à partir de 1882. Il est aussi sculpteur, décorateur, relieur, graveur, illustrateur, etc... En 1941 il fuit la guerre pour se rendre en Algérie où il finit ses jours.
WASHINGTON Georges (1827 - 1910) Il étudie la peinture au côté de François-Edouard Picot, peintre d'Histoire et de batailles. Trouvant l'enseignement aux Beaux-arts étouffant, il visite l'Algérie. Il expose au Salon des artistes français en 1857 et y contribuera pendant plus de cinquante ans. Il s'installe au Maroc en 1879. À la suite de deux commandes d'une société belge, il voyage à partir de 1879 au Maroc puis en Hongrie, Bulgarie, Turquie,… pour suivre sa formation. La plupart de ses tableaux portent sur des vues d'Algérie (Sahara, Constantine, Kabylie et El-Kantara) et du Maroc mais aussi des haltes de cavaliers, des fantasias, des campements et des scènes de chasse. Eugène Fromentin et Eugène Delacroix sont deux artistes qui l'ont beaucoup inspiré. Ses œuvres sont aujourd'hui conservées dans les musées de Dunkerque, Limoges et Sète.
WILSON PATTEN John (1868 - 1928) Il étudie sous la direction de Fred Brown. Connu comme graveur et illustrateur, en particulier lors de sa collaboration avec l'éditeur Lane, il a aussi été peintre orientaliste. Il a exercé dans toute l'Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tunisie et Égypte mais aussi en Bretagne et en Belgique. YAHIA (1902-1969) Turki suit ses études primaires à l'annexe du Collège Sadiki, puis au lycée Carnot de Tunis. Il fréquente parallèlement l'école coranique où il se pique d'intérêt, pour la première fois, pour l'agencement de formes et de couleurs des tablettes d'écriture. Il suit ses études secondaires au lycée Alaoui où il est l'éléve de Georges Le Mare. Ce dernier remarque les talents du jeune et s'emploie à lui apprendre les rudiments de la discipline. Face aux pressions familiales, Turki abandonne ses études et intègre la fonction publique. Il reçoit également une formation académique au Centre d'enseignement d'art, qui prend en 1930 le nom d'École des beaux-arts de Tunis. Turki connaît ses premiers succès dès 1923 au Salon tunisien. Il décroche ensuite une bourse et voyage à Paris en 1927, où il fréquente Albert Marquet et Lucien Mainssieux. En 1928, il s'installe en France et contribue à l'Exposition coloniale des artistes français et au Salon des indépendants. Suite à son retour à Tunis en 1935, il expose plusieurs œuvres sur des thèmes parisiens. Membre du Groupe des Dix, en 1956, il est président de l'École de Tunis, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il devient aussi vice-président du Salon tunisien.

Peintres nés entre 1900 et 1929

BARTA Laszlo (1902 - 1961) Hongrois, il étudie aux Beaux-arts de Budapest de 1926 à 1933 puis effectue un voyage d'études à Rome et à Paris. Il expose au Salon d'Automne de 1927 à 1938, des paysages, des natures mortes. D'abord figuratif, il s'orientera vers l'abstraction. Il est actif en France depuis 1926.
BELLAGHA Ali (1924 - 2006) Est un professeur, dessinateur, peintre et graveur tunisien. Descendant d'une vieille famille d'artisans de la médina de Tunis, il se rend à Paris après un passage à l'Institut des hautes études de Tunis. Il étudie le dessin, la gravure et la céramique à l'École des Beaux-Arts de Paris, se rend quotidiennement aux ateliers de gravure du professeur René Jaudon. Il suit des cours de décoration au lycée Claude Bernard à Paris et termine ses études à l'Institut supérieur des beaux-arts de Tunis. En 1953, il organise sa première exposition personnelle avant d'exposer régulièrement, à Tunis et à l'étranger. À partir de 1956, il est professeur de dessin au Collège Sadiki pendant quatre ans. Durant les années 1960, au coté de son épouse Jacqueline Guilbert, il ouvre une galerie d'art d'antiquités et de créations, Les Métiers, dans le centre de Tunis. Ali Bellagha a une approche moderniste du développement des métiers de l'art. Il revalorise donc le patrimoine arabo-musulman pour lui donner des accents de modernité et remet en valeur le patrimoine artistique tunisien, notamment l'utilisation du bois, de la pierre, du cuivre, de la laine, du cuir et de l'argent. Spécialiste de l'expertise, des peintures, de la verrerie et des meubles, il est passionné pour toutes les formes d'art : la peinture, la céramique, la sculpture, la restauration et la décoration. Il travaille le bois pour réaliser des compositions de natures mortes. Ses dessins sont de couleurs éclatantes. En 2003, Ali Bellagha reçoit le Prix national des arts plastiques. En 2006, il est l'invité d'honneur du Salon de l'artisanat à Tunis. Il participe à la réalisation de l'écomusée Dar Gmach dans le village de Takrouna.
BELMON Gaston (1907 - 1995) C'est un peintre français de paysage, marine et portrait. Il commence à dessiner et à peindre dès l'adolescence. Ses œuvres de jeunesse disparaissent en 1943 lors des combats de la seconde guerre mondiale. Il est professeur de dessin à Tunis de 1946 à 1957, date à laquelle il se retira dans le Quercy. Sa production abondante se compose d'œuvres d'inspiration orientaliste (jusqu'en 1957), et d'œuvres plus modernes ensuite dans lesquelles on retrouve de légères influences de grands mouvements comme le cubisme.
BEN ABDALLAH Jellal (1921 - 2017) Est un artiste peintre tunisien. En 1938, il choisit la peinture comme mode d'expression artistique et décide d'en faire son métier. Inspiré par son village de Sidi Bou, l'artiste peint d'abord des miniatures suivant la tradition orientale. Il fréquente les peintres de l'Ecole de Tunis et s'inspire d'Amor Ghraïri et Aly Ben Salem. Peint « Le Martyr » après les évènements d'avril 1938. Quelques temps plus tard il perd sa grand-mère et ses parents et s'installe définitivement à Sidi Bou Saïd. En 1943 il expose les premières grandes miniatures chez Mme ATTIAS. Il entre à l'école des Beaux-Arts de Tunis et y reste 3 semaines. Il remporte le 1er prix de peinture et décroche une bourse pour séjourner à Paris pendant 3 mois. Arrivé à Paris il fréquente l'académie de la grande chaumière et les artistes de Montparnasse. Il rejoint Moses Levy à Rome et visite Venise et Florence. En 1951, il reçoit sa 1ère grande commande publique (2 fresques pour le Lycée de jeunes filles de Sousse) et une commande provenant de l'état pour la maison de Tunisie à Paris où il s'installe à nouveau pour 2 ans et reprend le gigantesque atelier d'Auguste Matisse. Il expose à la galerie Champion-Cordier qui se charge d'expédier et de vendre ses œuvres au Luxembourg, en Espagne, en Egypte et aux Etats-Unis. En 1957, il devient décorateur du théâtre municipal de Tunis pendant 13 ans. Il épouse Latifa Bach Hamba qui devient sa muse. 1997 aura lieu la dernière exposition de 50 miniatures à la Galerie Ammar Farhat. Il exposera de moins en moins et vend directement depuis son atelier. Ses thèmes favoris sont des scènes dites de genre (métiers traditionnels, scènes quotidiennes ou natures mortes) ainsi que de nombreuses figures féminines, en général dans un intérieur décoré. Le style tend vers la simplification, son dessin est fin, hiératique et ses couleurs sont délicates.
BEN RAIS Abdelaziz (1903 - 1962) Peintre tunisien. Il fut un des premiers à avoir touché à la peinture à l’huile et de chevalet à un moment où la société tunisienne ignorait totalement cette pratique. Il ne s’était en fait rarement mêlé à la vie publique. Etant sourd-muet, son handicap l’avait d’une certaine manière contrainte à mener une existence retire. Bien qu’il ait été élevé du Centre d’Enseignement d’Art (devenu par la suite Ecole de Beaux-Arts), rares furent ses contributions aux expositions de peinture et jamais on ne le vit prendre part aux groupes d’artistes locaux qui furent à l’origine de l’Ecole de Tunis.
BEN SALEM Aly (1910 - 2001) Artiste peintre de la génération des pionniers. Après des études secondaires au Lycée Carnot. Aly Ben Salem était un des rares tunisiens à fréquenter régulièrement l'Ecole de Beaux-arts de Tunis en 1930. Elève d'Armand Vergeaud, il se distingue à ses débuts par un attachement aux traditions de son pays qu'il reproduit dans la majorité de ses toiles. Ses œuvres s'apparentent à la miniature par la minutie du rendu des personnages et des objets. Sa première exposition personnelle tenue à la Rotonde du Colisée de Tunis date de 1934. Il obtient le Premier Prix de Peinture du Gouvernement tunisien en 1936 ainsi que le Premier Prix de la miniature de l'Afrique du Nord. A cette date, l'artiste fait un voyage à Paris où il découvre les différentes écoles de peinture et ne manque pas de tirer des leçons de l'étude des grands maîtres. En 1937, il est décorateur officiel du Gouvernement tunisien à l'Exposition internationale de Paris. Il collabore au musée de l'Homme pour le département de l'Afrique blanche. Il expose, toujours à Paris en 1937, à la galerie de l'Union latine, quai des Grands-Augustins, et en 1939, à Stockholm, à l'Institut français ainsi qu'au Musée d'Ethnographie.
BEN SALEM Kerstin (1921 - 2012) Kerstin Nilsson-Ben Salem est née le 31 Mars 1921 à Orebrö, en Suède. Élève de l'Ecole des Arts appliqués, elle s'est spécialisée dans la tapisserie murale et a travaillé pendant plusieurs années pour la célèbre Compagnie N. K. de textiles. Ses œuvres exposées dans plusieurs galeries en Suède, France, Etats-Unis et Tunisie sont particulièrement appréciées par les collectionneurs et les musées. Épouse du peintre tunisien, Aly Ben Salem, elle effectue depuis une quarantaine d'années de longs séjours en Tunisie. Plusieurs de ses tapisseries reproduisent des peintures de son mari, d'autres qui rappellent le margoum, représentent des scène de la vie quotidienne en Tunisie sur un fond d'imaginaire suédois.
BOURDELLES Le (1928)
CASABONNE Andre (1922 - 1950) Aquarelliste de renom, il séjourne à Alger en 1922. A partir de là il se rend à Tunis, Gabès, Carthage, Biskra. Il expose à Oran et à Alger ses œuvres inspirées des vues de Tunisie et d'Algérie.
DILLE Pierre (1901 - 1975)
DUREL Auguste (1904 - 1993) Auguste Durel, né à toulouse en 1904 et mort en 1993 est un peintre et sculpteur français. Il fut l'élève d'Armand Vergeaud à Tunis. Il expose au salon des artistes français en 1927 puis au salon des indépendants en 1938. Il expose aussi aux salons d'automne et tuileries...
EL MEKKI Hatim (1918 - 2003) Sa longévité fait de lui un des plus grands peintres de Tunisie, du caractère multiforme et abondant de son œuvre et de la reconnaissance dont il a acquit depuis la période du protectorat français jusqu'à sa mort. Fils d'un tunisien expatrié en Indonésie et d'une indonésienne d'origine chinoise, il ne connaît la Tunisie qu'après un long voyage entrepris en 1924, depuis Batavia jusqu'à Tunis, ce qui marque une rupture profonde, celle du lien maternel puis paternel puisque son père repart peu après. Ses talents de dessinateur qui lui valent des bourses d'études, d'abord au lycée Carnot de Tunis puis en France, à Lyon et Paris, où il se frotte aux courants artistiques contemporains. Son travail d'artiste ne l'empêche pas de s'exprimer sur des sujets plus politiques. Il signe des caricatures et des dessins politiques favorables au combat national sous le pseudonyme de Mahmoud. Son talent évolue, depuis l'art des batik indonésiens jusqu'à l'art figuratif qu'il n'hésite pas à développer pour une clientèle européenne puis au service de l'État indépendant tunisien. C'est également un affichiste prolifique et un plasticien intéressé par la mosaïque. Mais son art reste surtout relié dans la conscience populaire au dessin des pièces et billets de banque tunisiens comme aux timbres-poste dont il dessine 454 modèles de 1957 à 1995.
FAREY NIVELT Helene (1909) Elle étudie à l'école nationale des Beaux-arts d'Alger de 1928 à 1931. Elle se rend à Paris en 1937 et débute au Salon d'Automne. Elle épouse le peintre Roger Nivelt en 1941. Grace à plusieurs bourses de voyages, elle découvre la Tunisie en 1946, le Maroc en 1952, l'Egypte et le Soudan en 1956.
FARHAT Safia (1924 - 2004) Est une pionnière des arts plastiques en Tunisie, à la fois dessinatrice, peintre, céramiste, tapissière et décoratrice.En 1949, elle participe au mouvement artistique de l'École de Tunis. En 1959, elle est la fondatrice de la revue Fayza. Elle contribue à la réforme et à la refonte de l'enseignement de l'art. Elle a été la première directrice tunisienne de l'École des beaux-arts de Tunis dans laquelle elle est enseignante à la fin des années 1950.Elle crée avec son mari le Centre des arts vivants de Radès dont ils ont fait don à l'État tunisien.Elle réalise des vitraux, des dessins, des tableaux, des bas-reliefs, des fresques et surtout des tapisseries décoratives.Farhat a contribué à la création de l'Association tunisienne des femmes démocrates. Elle a été une militante de la défense des droits des femmes.
FARHAT Ammar (1911 - 1987) Artiste peintre de scènes typiques, figures, natures mortes. Il fait partie de l'Ecole de Tunis. Autodidacte, ce fut sans doute par imitation de peintures vues ici ou là qu'il entreprit un savoir-faire occidental. Empruntées peut-être à Braque, dans les visages de ses personnages on retrouve des traces de « faces-profils » (contour du profil souligné dans le visage vu de face). Il débute au Salon Tunisien en 1937, où il continua ses expositions jusqu'en 1979. Il participa aussi aux expositions de groupe de l'Ecole de Tunis. Sa première exposition personnelle eut lieu en 1940 à Tunis. En 1949, il fut nominé pour le Prix de la Jeune Peinture à Paris. En 1956-57, il voyagea en Suède. En 1981, il participa au Salon de La Marsa. En 1982 et 1983, il eut trois nouvelles expositions personnelles à Tunis, dont une au Théâtre Romain de Carthage. Son dessin est très simplifié, il dessine essentiellement en cernant les contours. Il sait tempérer la couleur, avec une prédilection méditerranéenne pour les couleurs du soleil, de la chaleur, jaunes, orangés, ocres et bruns. L'économie de ses moyens peut le faire rapprocher de la simplicité rustique d'un Mathieu Verdilhan. Il campe habilement ses personnages dans les attitudes de l'action en cours. En conteur sobre, il porte un regard affectueux sur les humbles, dont il traduit la noblesse. Il peut quelquefois atteindre à une vision épique, voire fantastique, cependant il peint surtout les petits métiers de la vie quotidienne traditionnelle : porte faix, porteurs d'eau, de pain, de jarres. De façon inattendue, il traite aussi des sujets très actuels : une jeune baigneuse en maillot sensuellement allongée sur le sable, devant la mer avec d'autres baigneurs. Il aime peindre de belles jeunes femmes dans leurs occupations familières, se penche aussi affectueusement sur les populations noires. Les natures mortes se font très peu dans ses œuvres. Amar Farhat s'est surtout intéressé avec un humour tendre aux classes populaires. Il est considéré comme un des peintres les plus importants de la Tunisie.
FARION Henry (1900 - 1991) Peintre décorateur. Il est l'auteur de nombreux dessins, peintures et aquarelles. Ce peintre décorateur après avoir fait les Beaux Arts, a vécu à Montmartre. Il créé une petite agence de publicité dans les années 30. (Pub VITALIS) Il quitte ensuite la France pour la Tunisie où il deviendra décorateur de théatre. Il réalisera entre autres les décors de la pièce Jeanne au Bucher. Il réalise également la décoration de batiments pour la présidence de la République Tunisienne. On compte aussi dans son travail des dessins et illustrations philatéliques ainsi que des aquarelles de paysages tunisiens. En 1957 il revient en France dans une propriété familliale en Anjou, à Beaufort la Vallée. Il poursuit son travail de décorateur pour l'agencement de restaurants, hotels tout en immortalisant en aquarelles des paysages de bord de Loire. Henry FARION nous quitte en 1991 en laissant derrière lui une oeuvre picturale importante et encore méconnue. Grand merci à Jean jacques Farion son fils, qui a eu la gentillesse de nous communiquer ces précieux renseignements)
FEUILLATTE Raymond (1901 - 1971) Il étudie à l'École Nationale supérieur des Beaux Arts et des Arts Décoratifs dont il obtient le premier grand prix en 1924. Suite à un voyage au Maroc et à la Tunisie en 1933-34, il réalise plusieurs portraits et scènes, à l'huile ou à la gouache. Il expose aux Salons parisiens. Il est aussi décorateur, il exécute des cartons de tapisseries et la décoration à fresques des églises de Nanterre et Châtenet. Il préside le Salon d'Automne en 1941.
FONTAIN Gaston (1907 - 1999) Né à Tours, il est un peintre figuratif français. Artiste professionnel résidant au 37 boulevard Poniatowski (XIIe) en 1936 selon la revue Coemedia, ce Parisien est exposé au Salon des Indépendants en 1931 et 1932. Il effectue au moins trois voyages en Afrique Occidentale Française (1895-1958), notamment en 1936-1937, puis en 1938, puis encore en 1948 au Sénégal. Il est notamment le délégué métropolitain du Salon des Beaux-Arts de Dakar ( décembre 1936-janvier 1937) organisé dans le cadre de la Foire-Exposition de la ville. A ce titre, cet orientaliste et africaniste laisse notamment des toiles (paysages, scènes de genre et portraits) du Sénégal, de Guinée dans lequel il s'est rendu avec Albert Hortala en janvier 1937, du Gharb au Maroc où il voyageait en avril 1937. Selon l'historienne anglaise Lynne Thornton dans Les Peintres Africanistes (1990), Fontaine expose au Salon des Amis de la Société des Arts de Dakar, salon fondé en 1928, lors de ses deux séjours africains. En juin 1940, ses œuvres sont présentées dans la section des beaux-arts du Salon de la France d'Outre-Mer au Grand Palais (Paris). "La Guinée française et le Sénégal sont poétiquement interprétées par Gaston Fontaine" lit-on dans la presse d'alors à propos de ses envois au salon. Il figure au dictionnaire Bénézit, édition 1999. Sa cote oscillle jusqu'à 1600 euros.
GAVREL Genevieve (1909 - 1999) Originaire de Téboursouk et d'une famille de Rosières-en-Santerre (Somme), Geneviève Gavrel éprouve très tôt un faible pour le dessin et la peinture. Elle étudie à l'École des beaux-arts de Tunis l'élève de Pierre Boyer et de Jean Antoine Armand Vergeaud. Geneviève Gavrel épouse Georges Bascou (1905-1988) en 1931 à Paris. Deux enfants naîtront, Gérard et Nicole. Si elle effectue des retours réguliers en Picardie à compter de 1946, elle réside définitivement en France (Saint-Maur-des-Fossés) en 1957, participant aux principaux salons (elle sera sociétaire su Salon des indépendants, du Salon d'automne et de la Nationale des beaux-arts) et connaissant ses premières expositions dans les galeries parisiennes à partir de 1960. Le monde des critiques d'art se retourne vers l'œuvre de Geneviève Gavrel, entre autres commentée par Jean Chabanon, Raymond Charmet, Marcel Espiau, André Flament, Jean-Jacques Lévêque, Hermance Molina, Robert Vrinat... « Nous l'accompagnons volontiers à travers les Hautes-Pyrénées, les Alpes-Maritimes et la Dordogne » retient ainsi, parmi d'autres villégiatures de notre artiste en région parisienne, en Picardie où se trouvent ses racines et en Normandie, Jean Jacquinot dans l'Amateur d'art, ce dernier observant de même que « l'Espagne, la Tunisie l'ont particulièrement inspirée: elle en a rapporté des paysages chauds en couleurs, des marines non moins sensibles », ou encore que « généreusement empâtée, sa palette lui vaut d'excellentes natures mortes, également de somptueux bouquets »
GORGI Abdelaziz (1928 - 2008) Peintre de compositions à personnages, figures, décorations murales. Traditionnel. Géorgien d'origine, il vit et travaille à Tunis. Depuis 1949, il participe à des expositions collectives à Tunis, mais aussi : 1958 Biennale de Venise ; 1959 Biennale de Paris ; 1968 Biennale d'Alexandrie. Il montre ses œuvres dans des expositions personnelles à Tunis, ainsi qu'à l'étranger : Chicago, New York. Professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Tunis de 1959 à 1983, il est cofondateur de l'Ecole de Tunis, dont il est président depuis 1968. Son style est intéressant en ce qu'il a transféré à une imagerie traditionnelle tout ce qu'il a appris de la peinture occidentale. Les thèmes, les personnages, le décor, appartiennent à l'islam, à ses traditions, à sa culture. Une sorte de stylisation généralisée du dessin de chaque détail et de tous, de la moustache, des mains comme de l'ornement des tissus ou du mur, stylisation géométrisée de la composition dans le format, stylisation rappelant l'imagerie populaire française des années trente, trahit la formation occidentale, le tissu d'influences reçues, intégrées intelligemment restituées dans le contexte oriental. (Extrait du Bénézit GRÜND 1999)
GRANATA Louis (1901 - 1964) peintre algérois Louis Granata est né le 10 décembre 1901 à Spezzano Grande; sa mère étant allée accoucher en Italie avant de regagner Alger où elle vivait. Cela se pratiquait beaucoup à l'époque, chez tous ceux dont l'origine est méditerranéenne (Italiens, Corses, Espagnols, Sardes, Maltais, Provençaux...). La famille était implantée en Algérie de longue date. Le grand.père, jean Granata, le premier arrivé, tailleur de pierre et maçon, s'était installé au Clos Salembier où toute sa famille vivait dans une petite maison qu'il avait achetée et qu'il agrandissait lui.même, au gré des naissances et de sa situation financière. Le père de Louis, sculpteur, habitait aussi au Clos Salembier, dans une magnifique villa mauresque dont les plafonds étaient « relevés » (peints). Cette demeure jouxtait la propriété Lung. Louis avait deux sœurs plus âgées que lui. L'aînée, Joséphine, mariée à Antoine Mercurio, employé des Douanes, et la cadette, Isabelle, mariée à Julien Albano, ébéniste de son état, qui travaillait aux Établissements Lassalas à Belcourt. Le petit Louis commence à travailler avec son père qui lui inculque les premiers rudiments de dessin. Doué, il est remarqué et s'inscrit à l'école des beaux.arts d'Alger, rue des Consuls, en 1912. Son travail assidu, associé à un grand talent, lui fait obtenir, en 1916, le premier prix de peinture pour un nu. C'est là que le maître Rochegrosse le remarque et le prend dans son atelier. Il va le considérer comme son propre enfant. Son amitié sera très bénéfique à Granata. Il côtoie les peintres algérois et, parmi tous ceux qu’il rencontre, Dinet. Dinet l'emmène dans le Sud. Ils vont travailler tous les deux la lumière saharienne à Bou.Saâda. Louis ira d'un atelier à l'autre entre ces deux peintres; il trouve là son accomplissement. Il sera peintre et seulement peintre! Rochegrosse, le voyant travailler de façon si ardue, le pousse à exposer et lui fait ouvrir les salons du Bijou Concert, rue d'Isly, en 1921 : c'est un triomphe! Granata revoit souvent son professeur, Jules Van Biesleweck, qui l’a initié à l'art du pastel. Louis Granada sujet de bou saada Louis Granata : « Sujet de Bou Saâda », 58x70 ‘Coll particulière)En 1922, l'État lui achète « L'aveugle et le paralytique » à l'occasion de l'Exposition coloniale. Mais, il découvre l'huile et se lance alors dans les portraits d'Arabes et peint aussi des marines. Il va parcourir la Kabylie du Djurdjura avec son ami Charles Savorgnan de Brazza, un remarquable aquarelliste Le 30 avril 1925, Louis .Granata épouse Mireille Gisbert dont le père, bourrelier, a un atelier contigu à celui de tonnellerie appartenant à l'oncle d'un certain Albert Camus, à Belcourt. Le jeune couple vit au 5 rue de Lorraine, puis au 18 rue Lamartine, avec les beaux parents. C'est là que naîtront deux fils Georges et Louis. Dans la grande maison de la rue Lamartine, Louis a installé ses beaux parents et son atelier. La famille partira plus tard rue Darwin, à l'angle du chemin Fontaine Bleue, dans une villa de style oriental typique et remarquée pour sa somptueuse glycine. En 1930, le peintre obtient le prix Dollin du Fresnel (dit Prix du centenaire) de l'Union artistique de l'Afrique du Nord. En 1931, il fonde la Société libre de l'artiste algérien, qui deviendra plus tard la Société des arts et lettres de l'Afrique du Nord. Son éclectisme le pousse à toucher à d'autres formes de l'art: c'est ainsi qu'il crée, en 1936, le Club des cinéastes amateurs d'Algérie. La reconnaissance de ses pairs et les critiques très favorables vont lui valoir une médaille d'or hors concours en 1937 à Alger, pour le classicisme de son style. Granata n’est pas français. Il tient à obtenir la nationalité française et pour cela, il va s'engager au 5e Chasseur (rue Marguerite), de 1939 à 1940. Au sortir du régiment, il participe au Salon des petits tableaux où il est primé en 1940. En 1951, Granata sera officier d'académie pour les Beaux.Arts et, en 1956, la ville d'Alger lui décerne une plaquette d'honneur. Entretemps, Louis avait présenté ce qu' il considérait comme son œuvre maîtresse : une composition allégorique inspirée d'un poème d'Edmond Rostand : « La Brouette » : c'était en 1945 (cette toile sera sauvée par le beau.père de son fils Georges, roulée et portée en bandoulière). Ne disait.on pas aussi que ses toiles comme « l'Achoura » ou « La Chanson de l'Aveugle » étaient dignes d'un musée dédié à la vie arabe? Louis Granada pere et fils Louis Granada : « Père et fils », huile sur bois 58x70 (Coll particulière) Sa fierté fut d'être cité dans le catalogue du Salon des artistes français, dont il était sociétaire, qui, à Paris en 1960, l'avait classé parmi les plus grands orientalistes contemporains. En 1961, à l'Exposition internationale de Vichy, il obtient le prix du Public. Les heures sombres arrivent. La belle maison rue Darwin est convoitée; elle se trouve en effet face à la cité Mahiedine. Granata reçoit des menaces. Il doit quitter précipitamment sa villa en y laissant tous ses meubles, mais surtout une multitude d'œuvres qu'il ne reverra jamais. Louis et sa femme vont s’installer à Salon de Provence, se rapprochant ainsi de leur fils Georges qui a obtenu une mutation à Miramas. Les voilà donc tous deux dans un petit studio en location, le peintre obtenant un poste de «maître auxiliaire» de dessin dans un collè.ge de la ville. Ses proches sont inquiets, il n’a pas grande envie de reprendre ses pinceaux, les moyens lui manquent. Il monte tout de même une exposition dans le hall de l'Antenne, à Marseille en octobre et novembre 1962. Sur le carton d'invitation qu'il fait parvenir à son beau frère, il s'excuse de ne pas avoir écrit plus tôt « car avec tous ces événements, nous sommes tout désorientés... ». Louis Granada environs de tenes Louis Granada : « Environ de Ténès » (Coll. particukiére) C'est de désespoir que Louis Granata s'éteindra le 4 avril 1964. Le jour même de son décès, ses enfants relèveront dans sa boîte à lettres, sa nomination comme professeur titulaire de dessin dans l'Éducation nationale. Son épouse lui survivra une dizaine d'années, pour disparaître à son tour le 6 mars 1974. Jean Jacques Tavera Expositions - Première exposition à Bijou Concert, Alger, 1921. - Salon de l'Union artistique de l'Afrique du Nord, Alger, 1928. – - « Arabe à la fontaine », sujet de Bou-Saâda, Alger, 1929. - « Sud Algérien, Bou-Saâda » , galerie Salles-Girons, Alger, 1930, 1935, 1938. Galerie du Crédit Municipal, marines, paysages, coins du Djurdjura et de Kabylie, Alger, décembre 1938. 1
GUERMASSI Ali (1923 - 1992) Est un peintre tunisien. Son œuvre est naïve dans sa simplicité et dans sa sincérité, la fraîcheur et l'ingénuité de son expression, mais aussi attachante dans sa quête de défi du temps et d'immortalisation de l'éphémère. Exemple typique de l'artiste-peintre naïf, Guermassi n'a pas fréquenté les écoles d'art mais son talent lui a permis de ne rien envier aux figures de la peinture tunisienne. C'était un personnage apprécié pour sa modestie et son fort attachement à son art. Adepte de l'art figuratif, il refuse la recherche fortuite, les errances stylistiques et les flâneries abstraites. Il s'applique à représenter des aspects et des paysages de la vie traditionnelle, riche de sa diversité et de sa signification. Ce n'est pas un artiste réaliste, au sens de la représentation minutieuse et objective de scènes et de portraits de la réalité, ni au sens de la reproduction de sujets originaux et singuliers, mais au sens de la recherche de scènes appelées à disparaître sous l'effet d'un modernisme considéré comme dévastateur.
HENRY Michel (1928) MICHEL-HENRY naît à Langres, dans l'est de la France, en 1928. Il montre très tôt d'extraordinaires dispositions pour le dessin et la peinture. Passé par l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, il devient massier (chef d'Atelier) du Grand Maître Chapelain Midy. Appartenant à l'école de Paris, comme Bernard BUFFET ou Jean CARZOU, il s'en distingue par la joie et la gaité qui habite ses toiles, tandis que ses contemporains et co-disciples sont plus sombres et plus misérabilistes. Car il y a de la joie, de l'énergie, du bonheur chez MICHEL-HENRY !
KOSKAS Georges (1922 - 2013) Établi à Paris depuis 1946, il est enseigné par André Lhote et Fernand Léger. Il est l'un des représentants les plus originaux de l'abstraction géométrique en France dans les années 1940 et 1950. Vers la fin des années 1950, il retourne vers la peinture figurative.
LANAUVE Jean (1914 - 1997) Est un peintre français, considéré comme un artiste significatif de l'École de Paris. Il est formé au lycée de sa ville natale, où il et distingué pour son talent de dessinateur. Il suit ses études aux Beaux-arts de Paris entre 1933 et 1937 dans les sections de peinture et de lithographie, et complète sa formation en fréquentant l'Académie de Montparnasse. Il réside définitivement à Paris. Il reste néanmoins très attaché à son Périgord natal et à ses couleurs, qui inspirent une partie de ses œuvres. Il expose, dès 1932, en Périgord et à Arcachon, mais ses vrais débuts se situent en 1935, où il présente au Salon des artistes français une œuvre intitulée Paysage du Périgord, qui sera achetée par la ville de Paris. Il est invité d'honneur à la Foire internationale de New York. Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale et à une période de captivité en Allemagne, dont il rapporte plus de 2 000 dessins, il entame une activité de peintre indépendant. Il est professeur de l'art graphique à l'école Estienne de 1951 à 1976. Aux achats officiels, dont le premier, date de 1935, s'ajoutent de nombreux prix (dont le prix de Venise en 1948, et le grand prix Puvis de Chavannes pour l'ensemble de son œuvre en 1993). Il contribue à de nombreux salons, et à des expositions de groupe tant en France qu'à l'étranger, notamment lors des expositions universelles : Paris en 1937 (médaille de bronze), New York en 1939 et Osaka en 1970. Il réalise en plus une cinquantaine d'expositions personnelles.
LE BOURDELLES Herve (1928) Né le 4 août 1928 à Paris 17eme. Fils de Denis Le Bourdellès, Ingénieur de l'Ecole polytechnique, et de Mme, née Suzanne Lambert. Etudes : Cours Hattemer.Prignet puis Cours Maurice.Barrès, Académie de la Grande Chaumière (ateliers de Georges Cheyssial et d’Yves Brayer). Carrière : Artiste peintre, participe (depuis 1948) aux expositions de la Société des artistes indépendants, aux Salons de la nationale des beaux.arts (depuis 1951) dont il est Sociétaire (section peinture), aux Salons des artistes français (depuis 1966), à l’exposition Découvrir (1955), au prix Greenhields à la galerie Charpentier aux salons d’Automne dont il est Sociétaire depuis 1989 (1954, 1957, 1958, 1960.61, 1985.87), expose à la Kensington Art Gallery à Londres (1952), à la galerie Marseille à Paris (1953, 1955, 1959, 1962), à la galerie Maine.Montparnasse à Paris (1971 et 1973), à la galerie du Cercle à Paris (1976 et 1980), à la galerie de Sèvres à Paris (1984), à l’Orangerie du Luxembourg à Paris (1984), à la galerie de l’Epée à Quimper (1987.88), à la galerie Josette Meyer et à la galerie Barthe à Paris (1989), à l’orangerie du Luxembourg à Paris (1990), à la galerie la Palette d'or à Paris (1995), Membre du jury des Artistes français (depuis 1988). Œuvres : nombreuses toiles dans les collections particulières, trois toiles acquises par la Ville de Paris, une par le Conseil général de Seine.et.Marne (1969), une par le Musée de Montbard. Distinctions : prix de la Casa Velasquez (1962), prix du Comité de tourisme au salon de Melun (1965), au salon de Dammarie.les.Lys et au salon de Moret (1973), grand prix de paysage au Salon des artistes français (1973), Médaille d’or des artistes français (1979), prix Berton.Poussielgue du salon de la Nationale des beaux.arts (1985).
LE MARE Pierre (1904 - 1973) Est un peintre lié à la Manche. Il suit la même vocation artistique que son père, Georges Le Mare. qui lui prodigue les premiers conseils. À partir de 1925, il commence les cours de Paul-Albert Laurens et Pierre Laurens à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il débute au Salon des Artistes français puis aux Salons des Indépendants et des Tuileries, des sujets divers, mais surtout la région méditerranéenne en travaillant particulièrement la lumière. Officier de l'Instruction publique, et officier du mérite culturel et artistique en 1970.
LELLOUCHE Jules (1903 - 1963) Né en Tunisie de parents ne parlant pas le français, il devient élève à l'Ecole des Beaux-Arts de Tunis et s'impose comme portraitiste et paysagiste. Il obtient une bourse d'état en 1926 qui lui permet de venir étudier à Paris. Il fréquente les académies de Montmartre. Il devient sociétaire du Salon Tunisien, expose au Salon d'Automne, aux Tuileries, aux Indépendants et au Salon des Artistes Français.
LEVY Nello (1921 - 1992) Sa première enfance se passe dans sa ville natale, puis en Tunisie entre Tunis et le Kram plage de la banlieue Nord proche de Carthage. Dès son premier âge le contact constant avec la Méditerranée développe sa sensibilité : cette mer le fascine, qui de la Goulette à Gammarth fait naître le soleil et à Viareggio l'attire dans son sein. Le mystère des fonds marins aux multiples nuances, l'étendue saumâtre bleue, verte, mauve, calme ou écumante le prédisposent au rêve. Il sera le poète de la mer que les nombreux voyages effectués avec sa famille, le plus souvent en bateau, jusqu'aux années 1936 lui rendront encore plus familière. En effet Moses Levy, fils de Lionel natif de Gibraltar, a tenu à parcourir les séjours de ses aïeux, du Maroc en Espagne et au Portugal avec des retours réguliers à Paris, puis dans son pays d'adoption l'Italie et son pays natal la Tunisie où dès 1935 il se fixe définitivement. Nello Levy fréquente l'école italienne ainsi que sa sœur Lionella de trois ans sa cadette . Mais ses études sont interrompues à la suite des lois raciales et de l'entrée en guerre de l'Italie. Ces événements ont été décisifs dans l'orientation d'une carrière qui l'avait toujours attiré. Il étudie avec assiduité auprès de son père, professeur exigeant et rigoureux qu'il admire profondément. Quelques dessins et quelques toiles de cette époque révèlent un tempérament passionné et le désir de s'affirmer au-delà des influences paternelles.
LOCATELLI Romualdo (1905 - 1943) Descendant d'une famille d'artistes, il étudie à Bergame à l'Académie Carrara. Il fait un voyage d'études en Tunisie et dans le reste de l'Afrique du Nord en 1927. C'est le début d'une période orientaliste féconde. Il expose à Rome en 1933. Il se rend en Indonésie en 1938 où il disparait en 1943.
MAILLET Leo (1902 - 1990)
MARKOFF Natacha (1911 - 2008) Arrivée en 1920 à Istanbul après avoir fui la Russie avec sa famille, elle se rend à Tunis en 1927 où elle s'installe et étudie. Elle expose à Tunis et enseigne le dessin et la peinture jusqu'en 1982, date à laquelle elle quitte la Tunisie.
MARKOFF Natacha (1911) Arrivée en 1920 à Istanbul après avoir fui la Russie avec sa famille, elle se rend à Tunis en 1927 où elle s'installe et étudie. Elle expose à Tunis et enseigne le dessin et la peinture jusqu'en 1982, date à laquelle elle quitte la Tunisie.
MARMEY Jacques (1906 - 1988) Jacques Marmey est né à Marseille le 27 mars 1906 et mort à Lyon le 17 juillet 1988 à Lyon. Rencontrant très tôt la culture maghrébine (son père, médecin, est appelé en 1919 par Lyautey pour participer à la "grande épopée" marocaine), il en conçoit pour l’Afrique du nord une affection qui infléchira largement sa carrière, conduite principalement au Maroc et en Tunisie. Il étudie l’architecture à Lyon puis à l’Ecole des beaux-arts de Paris, dans l’atelier d’Emmanuel Pontremoli où il est admis en 1928. Il y rencontre Paul Herbé et Michaël Patout, futurs collaborateurs en Tunisie. L’essentiel de son apprentissage, comme il l'explique lui-même, se fait lors d’une mission archéologique menée par Eugène Beaudouin au Mont Athos en 1930, puis - à l'issue de son diplôme, obtenu en 1933 - pendant ses premières années de travail au Maroc. Sous la direction d’Henri Terrasse, il est chargé de la restauration des biens des Habous de la médina de Fès: il réalise notamment l'extension de la madrasa (médersa) Seffarine-Mohammed V, aménage le quartier et l'université Qarawiyyin (Karaouine) et la place Seffarine. En 1943, la spécialité qu’il s’est faite lui vaut d'être appelé en Tunisie par Bernard Zehrfuss qui y dirige le service de l'Architecture et de l'urbanisme, chargé de la Reconstruction. Marmey y occupe la fonction d'architecte en chef de la section Etudes et travaux. A la dissolution du service, en 1947, il installe son agence d’architecture dans le village de Sidi-Bou-Saïd, dont il devient l’architecte conseil en 1963. Il construit notamment des bâtiments civils, dont le Contrôle civil de Bizerte (1946-1950), de nombreux bâtiments scolaires (il est membre de la Commission des bâtiments scolaires de l'Union internationale des architectes de 1951 à 1957), dont le lycée de Carthage (1949- 1955), des équipements hôteliers et de nombreuses maisons particulières. Pour pallier leur nouveauté typologique dans le paysage tunisien, ces bâtiments sont conçus de façon à évoquer l’architecture locale et à s’intégrer au site. Dans le temple protestant de Beyrouth, qu'il construit en 1956, comme au palais de Raqqada (Raccada) construit pour le président Bourguiba près de Kairouan (Tunisie, 1963-1970), un même goût du rationalisme et de l’abstraction s'exprime rejoignant l’austérité de l’architecture arabo-islamique. Il fut aussi fondateur et chef des sections d'architecture des écoles des Beaux-Arts de Rabat (1934) et de Tunis (1944).
MIFSUD Gaetan (1905 - 1990)
MOREAU Max leon (1902 - 1995) Ses tableaux portent sur les portraits, ses scènes de genre, ses natures mortes et ses aquarelles. Il est formé par son père, le peintre Henry Moreau. Il est portraitiste dès 1919. Il est aussi connu pour la précision du dessin et le réalisme de ses portraits. Il se rend cinq fois en Tunisie à partir de 1929 où il est inspiré par la lumière, qui marque sa peinture. Il débute au Salon tunisien. Moreau effectue plusieurs voyages (aux Etats-Unis, aux Bahamas, au Portugal et en Espagne). En 1947, Il s'installe à Marrakech pendant trois ans. De 1950 à 1965 il réside en France et puis s'établit à Grenade en 1965. Cet artiste a exposé dans tous les pays où il a vécu.
NACCACHE Edgar (1917 - 2006) Tunisien. Peintre autodidacte, il commence à peindre à partir de 1931. Il se rend en France en 1948 et 1961, en 1958 c'est en Italie qu'il s'est rendu. Il contribue à la fondation du Groupe des Dix et de l'Ecole de Tunis. A partir de 1950 il évolue vers l'abstraction. En 1962 il s'établit définitivement à Paris.
OLIVIER Roland robert (1904 - 1983) Il quitte son pays natal pour étudier à Liège de 1921 à 1924 puis à Paris. Il expose au Salon des Artistes Français et au Salon des Orientalistes. Il se rend en Algérie et en Tunisie où il s'est installé jusqu'à l'indépendance.
OSCAR (1901 - 1973) Il étudie aux Arts Décoratifs de Vienne puis à l'académie des Beaux-Arts de Prague. Suite à plusieurs bourses de voyages pour l'Europe, il se rend à Paris et il y séjourne. Il prend la nationalité française et s'installe à Alger. En 1945 il reçoit le Grand Prix Artistique de l'Algérie. Il peint des portraits et des paysages. Ses tableaux sont exposés à Paris, Londres, Prague, Vienne, Athènes, Genève, Alger, Oran, Rabat, Tunis. Il rejoint la France après l'indépendance de l'Algérie.
PARTURIER Marcel (1901 - 1976) Il décroche en 1920-1921 une bourse et se rend en Tunisie d'où il rapporte de nombreuses toiles peignant des scènes de vies locales aux couleurs lumineuses. À son retour il intègre l'Académie de la Grande Chaumière qu'il doit quitter dans un premier temps pour service militaire. Grace à ses talents de dessinateur, il intègre le ministère de la guerre où il est cartographe jusqu'en 1923/24. Libéré de ses obligations militaires, il retourne à la Grande Chaumière. Son maître est Lucien Simon. Dès 1925, Marcel Parturier expose des compositions que lui inspirent le bocage normand autant que les côtes bretonnes au Salon des Artistes Français notamment une grande toile qui n'est autre qu'une représentation de la Baie du mont Saint-Michel, aujourd'hui au musée d'art et d'histoire de Granville. Sa première exposition à 24 ans à la galerie Carmine ouvre une carrière longue de 55 ans, durant laquelle plus de mille cinq cents toiles seront réalisées ainsi que plus de quatre cents gouaches ou aquarelles, représentant les paysages rencontrés au cours de séjours en France (Bretagne, Normandie, Honfleur, Provence, Bourgogne) ou à l'étranger (Tunisie, Hollande, Belgique, Espagne, Italie).
PARTURIER Marcel (1901 - 1976) Dessinateur et artiste peintre français de paysages et marines.
SAADA Henri (1906 - 1976) Il étudie à l'Ecole des Beaux-arts de Tunis puis y enseigne de 1938 à 1961. Dessinateur et caricaturiste il exécute aussi des aquarelles et des toiles représentant les paysages et les habitants de sa terre natale. A 25 ans, il obtient une bourse pour l'Italie. Il quitte la Tunisie après l'indépendance et s'installe définitivement à Paris à partir de 1961. Il expose au Salon Tunisien, aux Indépendants, au Salon d'Automne, au Salon des Artistes Français et à la Société Internationale des Beaux-arts.
TAPIES Antoni (1923 - 2012) né le 12 décembre 1923 à Barcelone où il meurt le 6 février 2012 (à 88 ans), est un peintre, sculpteur, essayiste et théoricien de l'art espagnol d'expression catalane. Carrière artistique Il commence par suivre des cours de dessin à l'Académie Valls, en 1943, avant de se consacrer à la peinture en 1946. Il fait des copies à l'huile de tableaux de van Gogh et de Picasso. Il perfectionne également ses connaissances musicales et s'intéresse de plus en plus à la littérature, à la philosophie, à l'art oriental ainsi qu'à la calligraphie. Influencé par la philosophie orientale, il utilise des empâtements épais, des collages, des objets trouvés et des graffiti pour ses premières créations. Il fréquente également un groupe clandestin d'écrivains catalans, le Baus. En 1948, son travail suscite la controverse lors de sa première participation au Salo d'Octubre de Barcelone. La même année, il est cofondateur du mouvement « Dau al Set » et de la revue éponyme, proche des mouvements dadaïste et Surréaliste et dont l'âme est le poète catalan Joan Brossa. En 1949, il rencontre Joan Miró, qui l'influence énormément, à l'instar de Paul Klee pendant sa première période surréaliste. Sa première exposition personnelle a lieu en 1950 à la Galerias Layetanas de Barcelone. Il se dirige rapidement vers l'abstraction et, bien avant l'Arte Povera, intègre des matériaux non académiques (matériaux organiques végétaux, débris de terre et de pierre) dans ses travaux. Ainsi, à partir de 1953, il est un des premiers à donner ses lettres de noblesses au mélange des matériaux, ajoutant de la poudre d'argile et de marbre à sa peinture, utilisant le papier déchiré, la corde et des chiffons (Gris et Vert, Tate Gallery, Londres, 1957). Reconnaissance internationale Dès le milieu des années 1950, sa renommée devient internationale. Il remporte des prix internationaux (Carnegie International de Pittsburgh) et est boursier du gouvernement français. Il participe à la Biennale de Venise en 1952 et est exposé dans plusieurs pays. Dans les années 1960, maintenant son œuvre dans le domaine de la recherche, il collabore avec Enrique Tábara, Antonio Saura, Manolo Millares et de nombreux autres artistes. Son travail s'enrichit alors de références politiques qui prennent la forme de symboles et de mots écrits sur les supports. À partir des années 1970, influencé par le Pop.art, il intègre dans ses œuvres des matériaux plus volumineux, tels que des pièces de mobilier. Dans les années 1990, il collabore avec Estéfano Viu, Maximiliano, Eduardo Chillida et de nombreux autres artistes. En 2000, il réalise l'affiche officielle des Internationaux de France de tennis. Il illustre le n° 7025 du journal Libération, daté du samedi 13 décembre 2003 et du dimanche 14 décembre 2003 avec onze œuvres originales ainsi qu'un alphabet complet de lettrines
TURKI Hedi (1922) est un peintre, aquarelliste et dessinateur tunisien vivant à Sidi Bou Saïd. Il est le frère aîné de Zoubeir Turki1. Hédi Turki est né dans le quartier de Halfaouine, au cœur de la médina de Tunis. Il a été élève au lycée Carnot de Tunis. Il abandonne ses études après le décès de son père en 1939. Après la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le courant artistique anti-colonialiste de l'École de Tunis. Comme son frère, Zoubeir Turki et d'autres artistes de sa génération, il part à Paris pour recevoir une formation artistique. En 1956, il est l'élève du peintre Amerigo Bartoli à l'Académie des beaux-arts de Rome. Turki suit des études d'art dans plusieurs pays: l' Académie de la Grande Chaumière à Paris en 1951, l' Académie des beaux-arts de Rome en Italie en 1956 et l'Université Columbia aux États-Unis en 1959. Hédi Turki est un artiste figuratif qui représente aussi bien des portraits que des nus ou des bouquets. Il peint ou dessine sur papier ou toile. Il a été influencé par l'expressionnisme abstrait, notamment celui de l'artiste américain Jackson Pollock et son « style pollockien ». Hédi Turki est l'un des fondateurs de l'Union nationale des arts plastiques et graphiques tunisiens, ainsi que de l'Union des artistes plasticiens arabes (1970). En 1997, avec Frédéric Menguy et Michel Saint-Alban, il a illustré Christine de Mustapha Chelbi (Éditions Carrés d'art). En 2010, une exposition rétrospective, Voyage à travers la mémoire, présente à Tunis une centaine de dessins réalisés au feutre, lavis et gouache, entre 1965 et 2005. Le 9 novembre de la même année, Hédi Turki reçoit le Prix du 7-Novembre pour la création artistique de Tunisie. • 1976 : Grand prix international d'art contemporain de Monte-Carlo (Monaco) • 1983 : Élu vice-président de l'Association internationale des arts plastiques pour la région arabe au congrès d'Espoo (Finlande) • 1986 : Nommé chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture français
TURKI Yahia (1902 - 1969) Turki suit ses études primaires à l'annexe du Collège Sadiki, puis au lycée Carnot de Tunis. Il fréquente parallèlement l'école coranique où il se pique d'intérêt, pour la première fois, pour l'agencement de formes et de couleurs des tablettes d'écriture. Il suit ses études secondaires au lycée Alaoui où il est l'éléve de Georges Le Mare. Ce dernier remarque les talents du jeune et s'emploie à lui apprendre les rudiments de la discipline. Face aux pressions familiales, Turki abandonne ses études et intègre la fonction publique. Il reçoit également une formation académique au Centre d'enseignement d'art, qui prend en 1930 le nom d'École des beaux-arts de Tunis. Turki connaît ses premiers succès dès 1923 au Salon tunisien. Il décroche ensuite une bourse et voyage à Paris en 1927, où il fréquente Albert Marquet et Lucien Mainssieux. En 1928, il s'installe en France et contribue à l'Exposition coloniale des artistes français et au Salon des indépendants. Suite à son retour à Tunis en 1935, il expose plusieurs œuvres sur des thèmes parisiens. Membre du Groupe des Dix, en 1956, il est président de l'École de Tunis, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il devient aussi vice-président du Salon tunisien.
TURKI Zoubeir (1924 - 2009) Est un peintre et sculpteur tunisien. Il est le frère cadet de Hédi Turki. Il jouit d'une grande renommée dans son pays et a participé à de nombreuses expositions internationales. Il suit ses études à la Zitouna puis à l'Institut des hautes études de Tunis et, en parallèle, à l'École des beaux-arts de Tunis. Il est professeur d'arabe dans les écoles françaises mais, lors des évènements violents de janvier 1952, incite à la grève, ce qui lui vaut d'être renvoyé de son travail. Il voyage alors en Suède où il intègre l'Académie des beaux-arts de Stockholm ; il y perfectionne son art avant de revenir à Tunis après l'indépendance. Adepte de l'expression figurative, il devient rapidement le porte-drapeau de la peinture tunisienne et ses œuvres acquièrent une grande renommée. Il occupe pendant longtemps une place privilégiée dans l'administration publique des arts et de la culture, en tant que haut responsable du ministère de la Culture. Il fonde l'Union nationale des arts plastiques de Tunisie, dont il est président jusqu'à son départ volontaire, ainsi que l'Union maghrébine des arts plastiques. Il prépare également la création du Centre d'art vivant du Belvédère à Tunis et se fait élire député et conseiller municipal. TURKI HEDI (né 1922 à Tunis) Est un peintre, aquarelliste et dessinateur tunisien vivant actuellement à Sidi Bou Saïd. Il est le frère aîné de Zoubeir Turki. Né dans le quartier de Halfaouine à Tunis, il a été élève au lycée Carnot de Tunis. Après la mort de son père, il abandonne ses études. Comme son frère et d'autres artistes de sa génération, il voyage à Paris pour suivre une formation artistique. En 1956, il est l'élève du peintre Amerigo Bartoli à l'Académie des beaux-arts de Rome. Suite à des études à l'université de Columbia aux États-Unis, il adopterla peinture abstraite et gestuelle de Pollock. Hédi Turki est l'un des fondateurs de l'Union nationale des arts plastiques et graphiques tunisiens, ainsi que de l'Union des artistes plasticiens arabes. Il est aussi membre de l'École de Tunis.
VILLARET André (1921)
WOLFGANG Tritt (1913 - 1983)

Peintres nés entre 1930 et 1959

AKREMY Adel (1956) C'est un artiste autodidacte qui a inventé son propre style. Il entame sa belle aventure, en peignant essentiellement sur des sacs de ciments puis sur des panneaux de bois récupérés, des toiles de jutes pour enfin aboutir au noble support qu'est la toile retournée. Dans ses œuvres, on découvre avec bonheur le cubisme de ses formes qui se mélange avec les rondeurs de Botero où Picasso rencontre Gorgi, Bellagha rencontre Ben Salem et Dhahak rencontre Klee et Macke. Il bouscule joyeusement tous les codes et refuse de s'incliner aux règles habituelles. Il s'inscrit dans cette synergie des grands maîtres de l'art contemporain.
AL MOKHTAR Mokhalled (1948 - 2017) Artiste peintre irakien, né à El Moussel, son père Yahia était calligraphe. L'artiste est diplômé des Beaux-Arts en 1973. Il a eu plus de 25 expositions personnelles. Il a à son effectif plusieurs prix dont la plume d'or en 1977 en Italie et le le grand prix Picasso en 1985 à Baghdad, Il était doyen de l'institut des beaux-arts à Baghdad.
AL-HALLAJ Mustapha (1938 - 2002) Né à Salama, près de Jaffa en 1938, chassé de Palestine en 1978, il apprit la sculpture à Louksor de 1957 à 1968. Il vivait à Damas où il la mort l’a frappé le 18 décembre 2002. Sculpteur, peintre, graveur, affichiste, poète, essayiste, Mustafa Al-Hallaj est un des pionniers de l’art palestinien contemporain. Homme d’une ouverture d’esprit remarquable et d’une immense générosité, Mustafa reste vivant dans notre cœur. Il a réalisé une œuvre de 114 m de longueur, considérée comme la plus longue au monde.
BELKHODJA Najib (1933 - 2007) Néjib Belkhodja est né dans la Médina de Tunis. Il acquiert une formation académique à l’Ecole des Beaux-arts et commence à exposer à l’âge de 23 ans. En 1956, il obtient le prix de la Municipalité de Tunis, au Salon International. Deux ans plus tard, il séjourne à Rome puis à Paris, s’éprend pour la peinture abstraite de Delaunay et Kandinsky et participe à la deuxième biennale de Paris. En 1964, il obtient à Milan la Médaille d’or du prix de la peinture. Il a fondé le groupe des six à Tunis qui a changé radicalement le mouvement artistique tunisien dans les années soixante ,en créant une démarche abstraite qui associe la calligraphie arabe au graphisme symbolique de la médina .Ses œuvres sont des agencements subtils d arcs, de tracés verticaux, horizontaux ou obliques qui ouvrent à des espaces de circulation en résonance avec la physionomie des ruelles et l’architecture de la médina A sa mort , le« Prix Néjib Belkhodja des arts plastiques » a été crée pour être décerné, chaque année à de nouveaux talents tunisiens et étrangers, au musée de la ville de Tunis.
BEN AMEUR Sami (1954) Artiste plasticien tunisien. Formation : 1984 : Doctorat de troisième cycle en Arts Plastiques (Théorie- pratique). Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne).2001 : Habilitation universitaire. Démarche artistique: « Ma peinture n'est point une imitation du perçu ou une promenade romantique, ni perception impressionniste des effets oculaires, mais plutôt genèse, mélodie naissante, contact du fini avec l'infini. On y découvre le mystère de la matière, chargé des sens des sensations, des émotions et des gestes, l'impact de la couleur véhiculant fraicheur et sonorité, ainsi que la poésie de l'écriture chargée de références culturelles et spirituelles. C'est de la couleur et des imbrications des matières, qu'émergent dans mes espaces picturaux mes signes renvoyant aux formes terrestres, aux fossiles, aux espaces souterrains et cosmiques, au fœtal et à l'écriture arabe et sumérienne. On y ressent les oppositions entre l'intérieur et la surface, la Terre et le Ciel, le microcosme et le macrocosme. » Expositions personnelles: 1991 : Galerie Chiyem, Tunis - 1993 : Galerie d'Art Moderne, Sfax - 1993 : Galerie Hayet, Hammamet - 2007 : Galerie Kalysté, Tunis - 2009 : Le Violon Bleu - 2015 : Galerie des arts, Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sfax. 2015 : rétrospective à la Maison des Arts du Belvédère - 2016 : mars, Ghaya Gallery. Sidi Bou-Saïd. 2016 : Mai, à Borj Mnif, Sfax. Expositions et Works shop à l'échelle internationale: De 1992 jusqu'aujourd'hui : Ankara, Mascate Cologne, Pékin, Koweït, Londres, Tripoli, Le Caire, Duby, Al Charika, Assila , Misrata , Sétif (Algérie), Assilaa , Le Caire, Alania, Kusadasi, Charm Echikh (plusieurs fois). Eskisehir et Antakia Responsabilités : Conseiller au cabinet du Ministre des Affaires Culturelles chargé de la préparation du Musée National d'Art Moderne et Contemporain, à la Cité de la Culture. Professeur d'enseignement supérieur à l'ISBAT. Dirige des masters et des thèses de doctorat. Ex-directeur de l'Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis. Ex-président de l'Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Elu à trois reprises : 1999, 2001 et 2003. A contribuer à restructurer l'UAPT Acquisitions: Par le Ministère de la Culture tunisien. Dans le cadre de vente aux enchères à Rosebery's à Londres. 20, 21 et 22 mars 2007. Par le Ministère de la Culture de la République Populaire de Chine Publications et recherches scientifiques: Un livre et Plusieurs conférences et articles de presse dans les deux langues, arabe et française, traitant de plusieurs questions relatives aux arts plastiques. Coauteur de manuels scolaires relatifs aux programmes d'éducation plastique.
BEN MAHMOUD Amor (1938 - 2009) Est un peintre tunisien.Il était également sculpteur dont les œuvres, nombreuses, témoignent de son engagement total dans l'art du burin.
BEN MEFTAH Mohamed (1945) Peintre graveur tunisien. Il a eu: en 1965 une bourse de voyage artistique, en 1965 le prix présidentiel de peinture et un voyage d'étude aux Beaux-Arts de Paris, en 1972-1973 un séjour à la Cité Internationale de s Arts de Paris. Il enseigne la gravure puis le dessin depuis 1974 à l'école des Beaux-Arts de Tunis. A son effectif, plusieurs expositions personnelles en Tunisie, dont une rétrospective de gravures en 2005 au Palais Kheireddine. Aussi il a participé à plusieurs expositions collectives à travers le monde: France, Irak, Koweit, USA, Angleterre, Inde.
BEN SAAD Hamadi (1948) Est un, artiste contemporain tunisien. Il vit et travaille à Tunis dans la médina. Hammadi Ben Saâd a toujours réalisé ses travaux à partir de tous les supports possibles, avec le sens d'une certaine fulgurance.
BEN SLIMANE Khaled (1953) Il est formé à l'école des beaux-arts de Tunis. Il est d'abord un céramiste connu à l'échelle nationale et internationale, il a développé un style décoratif fondé sur l'utilisation d'une calligraphie populaire et mystique qu'il a transposé au niveau des tableaux de peinture.
BEN ZAKOUR Fethi (1947) ETUDES ET FORMATIONS : 1967-1974 : Etudes à l'Ecole des beaux-arts de Tunis : peinture et architecture d'intérieur. 1970 : Fondation du groupe des quatre (avec A.ben massaoud, T.Mguedmini et A.Mlika) 1975 : Création de l'atelier galerie « Sidi-Bou Said » ou il enseigne la peinture et organise des expositions jusqu'en 1982. 1983 : Création de l'atelier galerie « le bateau-lavoir », Beloeil (Québec) ou il enseigne la peinture jusqu'en 1986. 1989-1990 : Séjour à la Cité Internationale des arts de Paris. COLLECTIONS : Musée d'Art Moderne de Tunis (centre d'art vivant) Collection privées : Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique , France , grande Bretagne , hollande , Irlande , Italie, japon , Maroc , suède , suisse , Tunisie , Venezuela , Mexique , chili , Portugal . -Séjour en Allemagne KERN 1997. -Semaine de la Tunisie, Maroc juin 1999. - Prix de la ville de Tunis.
BERTRAND Ode (1930) Après avoir pratiqué la danse classique dans ses années de jeunesse, Ode Bertrand s’est dirigée vers les arts plastiques. Pendant trente cinq ans, elle a accompagné, comme assistante, Aurélie Nemours dont elle est la nièce. Parallèlement à l’activité d’assistante d’Aurélie Nemours, à la fois élève et disciple, Ode Bertrand a développé une œuvre personnelle, dans la mouvance de l’art abstrait géométrique et de l’art concret. Son travail s’est porté sur des figures géométriques définies autour du nombre d’or, trames couvrant toute la surface picturale, en passant par des œuvres plus épurées où les structures jouent un rôle important, et jusqu’au signe, Le trait demeure le fil conducteur de son œuvre.
BETTAIEB Ridha (1939 - 1993) Peintre. Abstrait. Il était sélectionné à la Biennale des Jeunes de Paris en 1971. Il montrait des peintures abstraites, tendant à un certain surréalisme et comportant des références oniriques. C'est un perfectionniste, un créateur hors-pair. Il est connu par sa minutie. Ses œuvres traduisent sa sensibilité, vibrent de lumières jaillies des profondeurs de son sentiment communiquant avec la sérénité, la splendeur, la douceur et la transparence. Ses bleus et ses roses demeurent à jamais siens. C'est un peu sa signature. Son bleu verdâtre semble surgir de sa Méditerranée, son abstraction est un équilibre entre les couleurs, ses tons colorés se ressentent comme des images poétiques. Les critiques tunisiens et notamment Bady Ben Naceur, reconnaissent en lui un des fleurons de l'art abstrait en Tunisie. Lorsque Najib Belkhodja parlait de la peinture tunisienne, il prenait comme référence Ammar Farhat de l'école de Tunis et Ridha Bettaieb des nouvelles tendances. Et ce, avant que Ridha Bettaieb soit répertorié au Bénézit. Parmi quelques autres peintres dont Belkhodja, Ridha Bettaieb était le peintre qui représentait la nouvelle vague dans la peinture abstraite en Tunisie.
BIDA Habib (1953) Il a intégré l'Institut supérieur des beaux arts et de l'architecture en 1973 et a eu son diplôme de maîtrise en 1977 couronné par l'obtention du prix présidentiel en Art plastique. Poursuivant ses recherches et enseignant au sein de l'Institut même, il a obtenu son diplôme de Doctorat de 3ème cycle en esthétiques et sciences de l'art en 1980. Il a soutenu sa thèse de Doctorat d'état en 1993 à l'Université de Paris I - Sorbonne avec la mention "très honorable avec les félicitations du jury". Depuis 1977 et jusqu'aujourd'hui, Habib Bida ne cesse de performer dans le secteur de la peinture et de la critique d'art. Il a exposé ses œuvres dans plusieurs galeries (Mimita, Chiyem, Ettaswir, Yahya, Arabesque, musée de Sidi Bou Said, Astrolabe, Gorgi, Ain, Irtisem, etc...) et dans le cadre de plusieurs expositions individuelles et collectives à l'échelle nationale et internationale (France, Allemagne, Espagne, Suisse, Bulgarie, Roumanie, Maroc, Algérie, Libie, Mauritanie, Kuwait, Syrie, Jordanie, Union des Emirats Arabes, Oman, Cuba, Inde, etc ...). De nombreux prix ont été attribués à Habib Bida lors de ses participations aux concours et aux expositions de peinture (Deuxième prix, Concours de peinture CAN /Grand prix de la ville de Tunis/ Prix de la ville de Sfax…) BILLAUD EUGENE (1888-1964) Il étudie la peinture à Grenoble et à Lyon de 1908 à 1913. A Paris il fréquente les ateliers libres. Il découvre le Sud Algérien en 1934 et 1936, l'Italie en 1935 et l'Espagne en 1947. Il entame des expositions au Salon Tunisien à partir de 1922.
BOUABANA Habib (1942 - 2003) Est un peintre tunisien formé à l'école des beaux arts de Tunis. Il était enseignant d'art et pratiquait le théatre et la poésie. Il était le peintre de l'avenue Habib Bourguiba. Habib BOUABANA est un brûlé de peinture, dont l'expression traduite en quelques traits, confère souvent au génie. Souvent, pendant ses soirées aux restaurants de Tunis, naissaient des œuvres magiques d'un esprit plein d'images mystérieuses provenant de son influence par Mondrian, Klee, Matisse, Picasso, Kees van Dongen, qui étaient la source de son savoir-faire étonnant jusqu'à la fin de sa vie. Dans son atelier et devant la toile Bouabana travaille avec une rapidité extrême, il intègre complètement son oeuvre dans un état de transe où le mouvement accompagne ses émotions en dehors du temps et de l'espace.... La production de l'artiste n'a jamais été égalée, dans l'histoire de l'art tunisien, il réalisait environ trois cent oeuvres par an. Malgré ses différents avec l'École de Tunis, il a peint avec talent, mais à sa manière, des portraits et des scènes de la vie traditionnelle tunisienne. Il était figuratif libre. On l'appelait le "Modiagliani Tunisien". Les amateurs de la peinture de Bouabana en majorité des particuliers et amis de l'artiste préservent à ce jour leurs oeuvres qui continuent à murir et nous parler de l'artiste disparu.
CATZARAS Marianne (1955) Marianne Catzaras est née à Djerba en Tunisie de parents grecs. Après des études de littérature, elle se consacre à la photographie. Une large part de ses travaux a consisté à mettre en valeur les minorités mais depuis quelques années, le travail de Marianne Catzaras évolue et ses œuvres les plus récentes tendent à mettre en scène un monde onirique où hommes et bêtes se mélangent dans une orchestration de l'impossible. Son univers est sombre et très personnel. L'eau (ports, bateaux, errance…) y est un thème presque permanent. Elle a exposé en Tunisie, en Allemagne, en Grèce, en Italie, au Maroc, aux Etats-Unis, en France. Commissaire d'exposition pour plusieurs manifestations, elle a également reçu les insignes de chevalier des Arts et des Lettres. La proposition pour l'Estaque sera un mixte entre ce qu'elle a réalisé en 2010 et 2012 pour Dream City : 2012 pour le texte sur les difficultés des minorités ; 2010 pour le travail photo : des photos d'une danseuse, Imen Smaoui, crâne rasé, corps maigre et sculpté-torturé par l'ascèse de la danse. La danseuse devient incarnation des minorités, celle qui est hors rang dans la société. Les photos se découvrent à la lampe de poche. Marianne Catzaras est aussi poète et professeur d'arts à l'Institut Français de Tunis.
CHAMARI Zoubeida (1945) Née à Tunis. Aprés des études en littérature française, elle entame une carrière dans l'enseignement., mais sa passion pour l'Art l'incite à suivre en parallèle une formation dans ce domaine auprès de grands peintres tunisiens . Son univers pictural se distingue sur le plan thématique par la présence forte de la FEMME .Sa peinture s'apparente au courant "figuration libre ". Très productive, l’artiste compte à son actif de nombreuses expositions personnelles ou de groupes en Tunisie et à l'étranger (Maroc ,France, Italie ,Canada ,États Unis ..) Zoubeida a eu le privilège d'exposer en Avril 2016 avec 3 autres artistes au Siège des Nations -Unies et d'être représentée durant une année par Ashok Jane Galery New York Ses œuvres font partie des collections privées et de certaines Ambassades.
CHEBIL Habib (1936 - 2004) Tunisien. Est un artiste peintre (abstraction) et réalisateur. Il était connu comme un grand artiste-peintre mais aussi comme homme de théâtre et de cinéma. En tant que peintre, il a participé à de nombreuses expositions de groupe et individuelles. Il était membre actif de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens (UAPT) et participe chaque année à toutes les expositions de l’UAPT.
CHELTOUT Khalifa (1939) né à Mahares au sud tunisien.
CHNITER Baghdadi (1938) né près de Ben Guerdane, au sud tunisien. Peintre autodidacte. Il peint des scènes de la vie d'une manière naive.
CHTIOUI Sahbi (1953) Il est né à Tunis en 1953. C'est un Artiste sculpteur autodidacte. Il est maître sculpteur, maître mouleur et maître fondeur. Il compte parmi les plus importants sculpteurs contemporains actuels du monde arabe. Il est l'un des rares sculpteurs qui réalise avec ses propres mains toutes les étapes du processus, de la sculpture, au moulage, à la fonderie avec toutes les techniques ancestrales et modernes. Il perfectionne ses oeuvres pendant toutes les étapes de production jusqu'à la mise sur socle. Ses sculptures se trouvent au Musée Le Roi Abdallah à Waghinton, Musée National de Tunis, Musée de l'Art Islamique à Istambul, aussi il est représenté par une sculpture équestre à Kaduceuil, LZ CHEVAL DECHINE. et aussi chez de nombreux collectionneurs à travers le monde. Nombreuses oeuvres aux sièges de sociétés marocaines et étrangères (implantées au Maroc) ainsi qu’auprès d’organismes publics : Delattre levivier Maroc, GROUPE Brasserie du Maroc, Akwa Group, Le palais du Roi de Bahreïn, Bank el Maghreb, Hôtel palace d’Anfa, Hôtel Sofitel Marrakech La Bank Société générale, Maroc bureau, Axa assurances, La Farge, Attijariwafa Bank, La ville de Meknès, La ville de Tunis, La ville de tours, Musée de Marrakech, Jardin Majorelle, Trophées de Golf Hassan II, Mohamed VI, nombreuses œuvres offertes à l’Unicef. De nombreuses oeuvres sont dans des collections privées au Maroc, en Tunisie, en Egypte, en Italie, en France(Tours, Paris) mais également en Belgique, Suède, Canada, Etats-Unis et Japon. "Mon maître absolu demeure Rodin. Après Michel-Ange, il incarne l’énergie absolue qui donne ses lettres de noblesse à cet Art".
CLAUDE (1939 - 1980) Il a suivi les cours de l'Ecole des Arts et Métiers de Vevey et a exercé durant quelques années la profession de décorateur-étalagiste avant de se consacrer uniquement à la peinture dans son atelier du Sommet-des-Vignes dès 1969.
DHAHAK Brahim (1931 - 2011) Est un artiste peintre autodidacte. Il fait partie de l'Ecole de Tunis. Il poursuit ses études à Tunis en 1947. Il a fréquenté les cours de l'académie artistique de Rome de 1957 à 1961 où l'autodidacte doué devient un maitre. A Rome, il a découvert et intégré l'art et la culture occidentale et aussi des techniques. Elève du peintre Amerigo Bartoli et du maître graveur Macari, il reçoit le prix Carlo Giviera en 1961. A 30 ans, il retourne à Tunis où il travaille comme professeur de dessin à Sfax mais son travail a été remit en cause par le directeur de l'école ce qui a entrainé sa démission. Il séjourne à la Cité des Arts de Paris en 1972 et tient sa première exposition personnelle à Tunis en 1964. Depuis il expose régulièrement à Tunis et à l'étranger dans le cadre d'expositions personnelles et collectives. Il reçoit le grand prix de la ville de Tunis en 1991. Il réalise des œuvres de gravure importantes dans son atelier de Sidi Bousaid. Il reçoit le prix national des arts plastiques en 1994. BREDT FERDINAND MAX (1860-1921) Peintre de genre et de portraits, il voyage en Turquie, en Tunisie et en Grèce. Il se consacre à la représentation de sujets féminins, orientales au harem, odalisques, etc...
DNIDEN Hamda (1944) Né en 1944 à Sidi Bou Saïd est un artiste peintre. Diplômé l’Ecole des beaux Arts Tunis promotion 1963. En 1982, il obtient le Prix de la Fondation Konrad-Adenauer (Allemagne), En 1984, le 1er prix Picasso de l’Institut Hispano-Arabe de la Culture à Madrid, En 1995 il obtient le Prix de la Ville de Tunis.Hamda Dniden peinture Il effectue plusieurs séjours d’artiste, en Espagne, au Sénégal (Dakar), à Cologne (Allemagne), à Paris où il fréquente l’Académie de la Grande Chaumière. Il expose en 1999 à Hanovre à l’Exposition Universelle. Il est décoré en 2004 du Mérite Culturel. Il expose régulièrement ses œuvres en galeries.
EL BEKRI Abdelmajid (1942) Est un artiste, peintre et ancien professuer d’Education artistique à partir de 1967, avant de quitter l’enseignement quelques années plus tard, pour se consacrer entièrement à la peinture. Dans les années 1960, le jeune peintre Abdelmajid El Bekri, tenant de l’authenticité, à l’instar de ses collègues, Belkhodja et
EL KAMEL Rafik (1944) Né en 1944 à Tunis, est artiste peintre. Diplômé de l’Ecole des Beaux.Arts de Tunis en 1966, il appartient au groupe naissant d’artistes symbolisant le dynamisme et l’esprit d’ouverture des années 1960. Il poursuit sa formation artistique à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris. À partir de 1967 /971, il découvre l’expression épurée de la peinture durant son séjour à Paris. De retour à Tunis, il enseigne à l’Ecole des Beaux.Arts. Rafik El Kamel peinture Il expose dans diverses galeries dans le monde entier depuis 1966 : expositions annuelles de L’Ecole de Tunis, au salon de Mai à Paris, aux expositions de groupe à Tunis et à l’étranger, à la Biennale des jeunes artistes à Paris en 1977 et en 2002 à l’Institut du Monde Arabe à Paris dans «Perspective sur l’art arabe contemporain». En 1984, il reçoit le premier Prix de la ville de Tunis et le premier Prix de l’exposition annuelle de l’art contemporain à Tunis.
GHADHAB Mehrezia (1934) née à Tunis. Parmi les premières femmes peintres tunisiennes. Artiste autodidacte naïve. Elle a réalisé plusieurs expositions personnelles.
GMACH Sadok (1940) Il est né à Tunis et a participé à diverses expositions en Tunisie et à l'étranger depuis 1956. Il a eu des expositions personnelles à Tunis, Genève, Berlin, Francfort, Munich... Il a participé à la formation des groupes artistiques à Tunis: groupe des six en 1964, 11 jeunes peintres en 1964 et groupe 70 en 1968. Depuis quelques décennies, Sadok GMACH n'a cessé de méditer sur la figure humaine, ses formes, ses lignes, ses couleurs et l'imaginaire sur lequel elle s'ouvre. Quand, dans l'atelier de la rue du Caire, ses compagnons Nejib BELKHODJA et Lotfi LARNAOUT se sont aventurés dans les méandres de l'abstraction, il est demeuré fidèle à sa quête d'une figure idéale. D'emblée, celle-ci s'est désignée stylisée, dans le sens d'épurée, allégée, inscrite dans la planéité et s'affranchissant volontairement de toute sémantique frontale. On trouve dans l'œuvre de Sadok GMACH, à travers plus de cinquante années d'activité créatrice ininterrompues, les indices d'une quête, d'un univers figuratif sans cesse renouvelé; un univers qui s'ouvre sans horizon, un univers où l'œil du peintre évolue dans des "non-lieux". En effet, ces figures s'inscrivent souvent, et particulièrement dans ses œuvres les plus récentes, à travers un entrelacs de formes géométriques uniformes et quasi-abstraites. Dynamiques, ces dernières s'inscrivent tels des cadres où la figure vient se griffer jouant tours et détours. Quant à la couleur pour Sadok GMACH, elle n'est plus adjective mais sujet. Couleur vécue et vivante, c'est à dire active. C'est à travers elle, et par la méditation de la figure, que l'œuvre se construit faisant de sa peinture un champ sensoriel et mental où se jouent le conscient et l'inconscient. Chaque tableau se veut le lieu de rencontres hautement sensibilisées, esthétisées, de soi et du monde. Sadok GMACH a développé une iconographie très particulière. Sa manière de composer l'espace à travers les formes, les figures, les couleurs et les signes est reprise dans des structures renouvelées gardant constamment une même essence. Cette constante le définit subjectivement et objectivement faisant de ses œuvres des lieux dépassant rarement les trois plans, ou les trois paliers, des lieux où se jouent et se déjouent le dynamisme et la fixité. Cinquante années d'expérimentations, d'interrogations, de remise en question. Rien qu'un demi-siècle, un chemin de vie, un fragment d'une histoire, celle d'un homme témoin d'un temps, témoin de son temps. A son image, ses figures continueront à nous fixer, nous interpeler, nous rappeler l'étrange parcours de leur continuelle présence. Texte extrait du livre édité par le Ministère de la Culture- Tunisie
GUILLAUME Claudie (1945)
HARBAOUI Zine (1952) Peintre autodidacte et surnommé "le voleur de lumière", il s'adonne aujourd'hui à reproduire des scènes de Tunisie, entretenant le rêve de rivaliser avec la beauté que nous offre la nature et sa riche palette. Depuis sa première exposition, l'artiste à connu différentes périodes avant d'aboutir à son travail actuel. Ses expositions personnelles sont présentées partout en Tunisie.
JOMNI Amor (1957) Membre de l'union des Artistes Plasticiens Tunisiens. De 1998 à 2012 il a participé à plusieurs expositions à l'étranger (Paris, Japan, Dubai, Strasbourg,…).
KARRAY Raouf (1951) Fils d'un artisan ébéniste et d'une brodeuse de renom, Raouf Karray a fait le tour du monde en auto-stop durant plusieurs années. Après l'obtention de son diplôme d'arts graphiques en Tunisie, c'est en Italie qu'il choisit de s'installer pour enseigner et pratiquer son art pendant six ans. Ce séjour le marquera à vie et le liera pour toujours à la terre de Dante. De retour en Tunisie en 1983, il devient professeur d'arts graphiques, profession qu'il exerce encore à ce jour à l'Institut supérieur des arts et métiers de Sfax. Professeur, designer, illustrateur de livres pour enfants et graphiste, Raouf Karray a parcouru le monde avec ses œuvres, ses toiles géantes et autres travaux. La beauté de son travail réside dans la particularité de son support : ses toiles sont composées de papiers qu'il travaille lui-même avec beaucoup d'attention et d'application afin de leur donner cette texture authentique. Sa peinture est un mélange subtil de la sensibilité de l'artiste avec la rigueur de l'enseignant et l'amour du père. Avec son pinceau baignant tantôt dans les couleurs de la terre et tantôt dans celles du feu, l'artiste nous invite à des balades dans des cités, des Médinas et des souks de jadis grâce à ces univers qui évoquent la splendeur et la magnificence d'antan.
KHODJA Ali (1947 - 1991) Il est diplômé de l'école des Beaux-Arts de Tunis et a poursuit 4 ans d'études à l'académie royale de liège en Belgique. A son effectif, plusieurs expositions personnelles au Niger, en Lybie, à Paris, à Liège, en Tunisie. Il a eu le premier à sfax en peinture en 1989. il a vécu et a travaillé à Hammam Lif. Il a adopté la figuration dans un style impressionniste.
KORAICHI Rachid (1947) Est un peintre et graveur algérien contemporain. Imprégné de culture soufie, il s'intéresse dès son jeune âge aux manuscrits anciens et à leurs graphisme, ainsi qu'aux peintures rupestres du Tassili. Il suit ses études à l'École des beaux-arts d'Alger et l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Ses créations sont exposées depuis 1970 dans le monde entier. Il vit depuis de nombreuses années entre Paris et la Médina de Tunis. Il voyage fréquemment en Algérie, en Égypte, etc. Il est présent dans de nombreux musées. Il a travaillé notamment avec Karel Appel. Ses amis poètes et écrivains l'ont accompagné dans ses recherches sur les signes et il a mis en images bon nombre de leurs ouvrages. Rachid Koraïchi travaille sur soie, crée des tapisseries, peint sur parchemin, travaille l'argile, le kaolin, grave, utilise l'acier ou la pierre. Il ne se considère pas comme calligraphe, mais bien comme un plasticien qui se situe entre tradition et innovation : tout en puisant dans le fond culturel de son enfance baignée par un patrimoine artistique et spirituel important, Rachid Koraïchi trouve son style et sa propre "écriture" pour décrire la vie dans ses réalités, ses beautés et la dimension transcendante qui la sous-tend. Attaché au symbolisme, il utilise de façon récurrente le nombre sept dans son œuvre, ainsi que le bleu, l'or et une multitude de figures (Lune, rond, carré, étoiles…). Ses œuvres sont imprégnées à la fois de profondeur et de poésie.
LAKHDHAR Bechir (1937 - 2016) Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis en 1961, puis de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 1966. Il retourna en Tunisie avec un diplôme en Design et Architecture d’intérieur et d’un diplôme en Arts Plastiques, pour s’engager corps et âme au sein du Ministère des Affaires Culturelles en tant que Professeur d’Arts Plastiques depuis 1967, co-fondateur et membre du premier bureau de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Il participa aux côtés de son ami le plus proche Zoubeir TURKI à la création du premier Musée d’Art Moderne en Tunisie, le mythique Centre d’Art Vivant du Belvédère dont il fut le conservateur de 1972 à 1989. Il fut ensuite chef du service des Arts plastiques et du Design (1984 – 1991), responsable du service des expositions au Comité Culturel National en tant que membre de la commission d’achat, chef du service du Design Industriel et de l’Artisanat et enfin ancien résident à la Cité Internationale des Arts de Paris en 2005. Ce parcours fit de lui un concepteur sollicité qui réalisa des logos de plusieurs commémorations, en particulier le logo de Tunis Capitale Culturelle Internationale 1997, ainsi que celui de l’Exposition Universelle de Hanovre 2000. Il fit rayonner l’image de la Tunisie à travers sa conception des pavillons de la Tunisie aux Foires Internationales et Expositions Universelles. Béchir LAKHDAR connut une carrière à double dimension, elle fut l’œuvre d’un demi-siècle au service de la culture et du design en Tunisie. En tant qu’architecte il présenta au monde une Tunisie méditerranéenne, jaillissant à la fois de ses souvenirs mais aussi de ses rêves, une vision à lui de l’héritage architectural tunisien où se côtoient traditions ancestrales et modernité. Cette passion se lisait parfaitement sur ses toiles au-delà du temps et de l’espace invitant à déambuler dans les ruelles de Tunis d’antan. En observant ses toiles ce sont des dimensions sensuelles et mystiques insoupçonnées qui happent l’attention du spectateur, celles-ci mêmes se dégagent de l’âme de l’artiste dont la sensibilité, la sérénité et la spiritualité furent légendaires. Il fut l’auteur de plusieurs expositions personnelles à commencer par l’exposition de lithographies à l’Ambassade de Tunisie – Paris 1966, puis en 1973 et 1977 à la galerie de l’Information –Tunis, en 1999 à la galerie Ettaswir et en 2007 une exposition rétrospective à la Maison des Arts du Belvédère. Sans dénombrer les plusieurs participations dans les expositions de groupe, en particulier celle de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Primé et décoré en Tunisie et à l’étranger pour la qualité de son travail tant en design qu’en art plastique, il reçut le Prix National de la peinture au Festival International de Cagnes-sur- Mer 1975, le Premier Prix de la peinture de la Ville de Tunis 1983, le Prix d’honneur de la peinture à la biennale de Latakieh 1995 et le Prix de l’exposition Internationale de la Paix de l’ONU Genève 2005.
MAATOUG Mongi (1956) Peintre et sculpteur de notoriété, enseignant à l'institut supérieur des beaux-arts de Tunis et président de l'Union des Artistes plasticiens Tunisiens.
MAHDAOUI Nja (1937) Est un plasticien et calligraphe tunisien. Il est diplômé de l'Académie Santa Andrea de Rome en 1967. Grace à ses travaux sur la calligraphie arabe, il est nommé président du jury du Grand prix de la calligraphie tunisienne en 1993 et reçoit une distinction du département de calligraphie de l'Université de Tokyo. Sur l'initiative de l'artiste japonais Kaii Higashiyama, il est également nommé membre du jury international pour le Grand prix Unesco 1993, 1994 et 1995. Ses œuvres sont aujourd'hui exposées à travers le monde comme au British Museum, le National Museum of Scotland à Édinburg, l'Institut du monde arabe à Paris, la Barjeel Art Foundation à Sharjah, ou encore le Contemporary Museum of Calligraphy à Moscou. En 2000, il est sélectionné pour réaliser le design d'habillage extérieur de Gulf Air, à l'occasion de ses cinquante ans, et, en 2005, l'Unesco lui décerne le Prix de l'artisanat.
MAHJOUB Tahar (1942) Artiste autodidacte. Il a été élève d'une école coranique pendant son enfance où il a participé à l'élaboration des planchettes colorées avec des produits naturels. Son oeuvre est inspirée de sa mémoire d'enfance où il reprend les techniques anciennes: le calame, le smak, le safran, le bleu de lessive (nila), le henné, le blanc de zinc (barouk) etc.
MALAKHOV Stanislav (1935) Est un peintre russe, résidant en Tunisie depuis 1990, père de l’artiste plasticienne Olga Malakhova. L’artiste paysagiste réaliste, peint avec précision les paysages du Sud et du Nord, les sites romains, les villes médiévales, les superbes scènes nocturnes ainsi que les scènes de genre le tout baignés dans les couleurs et les lumières éblouissantes.
MEGDICHE Adel (1949) Diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Tunis, il a commencé à exposer avec "le Groupe des Soixante-Dix pour le Renouveau du Paiting Tunisien". Il a résidé à la Cité Internationale des Arts de Paris en 1977 puis à Rabat de 1980 à 1982 où il a tenu de nombreuses expositions. Ce peintre est incontestablement maître de son espace pictural. Tel un magicien, il l'amplifie à sa guise. Avec une rigueur sans faille, le fait disparaît en points de fuite et le projet en face de la toile tout en maintenant des effets de planéité. Toutes les vigilances de la vision optique sont ainsi remarquablement déjouées par une netteté labyrinthique. Le peintre est sans aucun doute un maître de l'espace pictural. Comme un magicien, il l'élargit et l'amplifie à sa volonté. Avec une rigueur inébranlable, il la fait disparaître dans les lignes de points en retrait et la projette à l'avant de la toile tout en conservant les effets du plan de surface. Toute la vigilance de la vision optique est ainsi remarquablement trompée par une netteté labyrinthique. (Extrait d'Hasdrubal Collection)
MELKI Mohamed (1951)
MIMITA Tahar (1939) Né à Djerba. Diplômé de l'institut des Beaux arts et d'architecture de Tunis en 1959. Diplômé de l'Institut Supérieur des Arts Décoratifs de Paris en 1967. Cofondateur de l'Agence de Décoration Esthétika en 1970. Fondateur de l'Ecole Supérieure d'Architecture d'Audiovisuel et de Design (EZAD) en 2004. Influencé par le courant orientaliste, Mimita est un excellent dessinateur, qui traduit ses sujets traditionnels, inspirés de son île de Djerba avec un style personnel. Il traite ses sujets avec une grande sensibilité.
MTIMET Mohamed (1939 - 2011) Il est diplômé de l'Ecole des Beaux-arts de Tunis, fut l'un des membres fondateurs en 1969, de l'Union nationale des plasticiens tunisiens, et du groupe 70, aux côtés de Abdelmajid El Bekri et Sadok Gmach. Il se faisait remarquer par une verve picturale variée (aquarelles, portraits, cartons de tapisserie, décoration murale). L'œuvre de M'timet, inspirée de la couleur locale et du patrimoine, est marquée par l'âme méditerranéenne, et l'enracinement dans la vie du Sud-Est de la Tunisie, notamment les scènes de la vie quotidienne dans les oasis et le désert. Sa palette est séduisante parce qu'il s'agit, avant tout, d'un coloriste, et d'un observateur méticuleux de l'apport ethnologique ( artisanat, broderie, tissage, bijoux, céramique, klim). Loin de l'aventure de la peinture abstraite, M'timet est resté fidèle à son propre instinct qui l'a poussé incessamment à une production renouvelée et prolifique. Il a fait des décorations murales (siège de la Compagnie Tunisienne de Navigation CTN, Rue de Yougoslavie), et aidé Zoubeir Turki à colorer la grande fresque murale de la Radio-Télévision Tunisienne (RTT), avenue de la Liberté à Tunis. Hasard ou nécessité, il fut le restaurateur de cette même décoration murale, un demi siècle plus tard, en présence du même Z.Turki Natif de Zarzis en 1939, il réussit, contre vents et marées, à doter sa ville natale, où il a été inhumé vendredi, d'un festival régional de peinture. Flirtant avec l'Ecole de Tunis en 1964, il ira ensuite en France maîtriser l'art de tapisserie, sa vocation première, profitant de ce séjour pour améliorer ses techniques artistiques. De retour en Tunisie, il s'installe à Gafsa, où devant un métier à tisser (Mansaj), il travaillera la laine, aidé par des artisanes. Plus tard, il s'engage dans l'enseignement au lycée El Omrane à Tunis. Après une tentative avortée d'enseignement de l'art de la tapisserie à l'Ecole des Beaux-arts de Tunis, dirigée à l'époque par Safia Farhat, il se retire pour se consacrer à son art. Il participe à des expositions nationales collectives et internationales (semaines culturelles, biennales). Mais ce pédagogue né reprend l'enseignement au milieu des années 70, en animant les clubs de dessin des lycées Carthage présidence et Hannibal. Après sa retraite, il fonde son propre atelier à Tunis, et y forme des élèves de tout âge aux diverses techniques d'art plastique. Les travaux de cet atelier ont fait l'objet d'expositions, au mois de juin de chaque année, à l'espace El Teatro.
OUNI Nouredine (1956) Est diplômé en Design graphique et calligraphie de l'académie de beaux-arts de Baghdâd en 1983 formé aux mains de M. Prof Dr.lyad, Al-Husseini et Salman Isa.Il a été professeur de calligraphie arabe et de décoration à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts de Nabeul. Il est membre de l'association de calligraphies tunisiennes, Iraquien et jordaniennes.Il a participé à plusieurs expositions en Tunisie et à l'étranger (Etat arabes unis, Algérie..).Il a obtenu le deuxième prix de la maison de la sagesse à Tunis en 1997.Il a obtenu l'un des prix du festival international de calligraphie arabe organisé à Constantine en Algérie en 2015 dans le domaine de la calligraphie contemporaine.
SAHLI Abderrazak (1941 - 2009) Né à Hammamet, Sahli a fait des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis, spécialité peinture (1969) puis à l’Université de Paris 8 en arts plastiques et à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, spécialité gravure (1974). Il a séjourné en France jusqu’à 1987.Rentré à Hammamet qu’il ne quittera pas jusqu’à sa mort en 2009, il compte parmi les plus grands peintres de Tunisie. Abderrazak Sahli ne s’embarrassait jamais de la nature d’un matériau quel qu’il soit, parce qu’il avait le génie de le métamorphoser en œuvre d’art. Dans ses multiples façons de dynamiser l’espace pictural en puisant dans son quotidien il a crée à la manière de Claude Viallat (support-surface) la répétition des modules, le support sans cadre, le collorisme, la saturation des toiles et surtout l’ouverture à des matériaux tels que le drap usé, la toile de jute et de vieux vêtements dans lesquels il fait passer son monde de sensations. Il a su apprivoiser esthétiquement l’objet trivial, le Kortass (série de 1989), modeste paquet en papier kraft de l’épicier du coin qui contient et qui cache pour en exhiber les possibles ; cet objet est devenu structure, volume, support et même élément sonore dans les performances vocales de l’artiste. Mêmes les grandes toiles servant à la cueillette d’olives ou le sèche-linge en bois qu’on met sur le brasier sont rentrés miraculeusement dans le monde de l’art par un processus créateur inédit.
SAHRAOUI Schems Eddine (1948)
SAID Ali Ridha (1957) Diplômé de l'institut des Beaux-Arts de Bagdad en 1977. Phd en sciences et technologiques des arts en 2004 à l'Université de Tunis. Enseignant aux Beaux-Arts à Baghdad et Tunis. Il expose depuis 1988 à travers le monde: Jordanie, Libye, Irak, Tunisie...
SARFATI Victor (1931 - 2015) Est un peintre et professeur de peinture tunisienne. Il fait ses études à l'École des beaux-arts de Tunis2 avant de devenir professeur d'éducation artistique, notamment au Collège Sadiki et à l'École des beaux-arts de Tunis. Les quartiers populaires une source inépuisable d'inspiration ; le souk, les ruelles de Bab Saadoun, Zarkoun, la Hara, la friperie, la synagogue de la Ghriba, mais il peint aussi Sidi Bou Saïd et Carthage. La recherche de la beauté est aussi présente dans ses œuvres sous la forme d'un geste, d'un regard ou d'une position. À cet égard, la femme et les chevaux occupent une place privilégiée.
SASSI Lamine (1951) Est un artiste peintre tunisien diplômé en 1978 de l'Institut d'Art, Architecture et d'Urbanisme de Tunis. En 1979, il a été artiste résident à la Cité des Arts de Paris. Sassi a exposé en solo depuis 1979 dans plusieurs galeries telles que les Galeries Irtissem, Galerie Ettassawir, Galerie La Médina et la Galerie Mille Feuilles à Tunis. Lamine Sassi peint comme d'autres trinquent avec le bonheur. Un léger sourire aux lèvres,un trait, une courbe, quelques touches de couleur, clairs comme un matin heureux.
SCHEMS (1948) Il étudie auprès de Ridha Bettaïeb avant de poursuivre ses études à Paris. Il est toujours resté fidèle à la tradition figurative tout au long de sa carrière. De nombreuses expositions ont été consacrées à son oeuvre.
SEHILI Mahmoud (1931 - 2015) Après des études à l'École des beaux-arts de Tunis, de 1949 à 1952, il complète sa formation à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1953 à 1960. Il a pour professeur Raymond Legueult.Lors de son retour en Tunisie, il anime un atelier, assure des cours à l'École des Beaux-Arts de Tunis, de 1960 à 19803, dirige une galerie, organise des expositions et commence son œuvre de peintre. Il voyage notamment au Soudan, en Algérie, au Maroc, en Libye ou en Égypte.
SELMI Hedi (1934 - 1995) Est un sculpteur tunisien, natif du quartier tunisois de Bab Jedid. En 1950, Il commence ses études à l'École des beaux-arts de Tunis. Après l'obtention de son diplôme en 1954, avec un prix de dessin et de sculpture qui lui vaut une bourse d'étude, il fait le choix de poursuivre sa formation de sculpteur à Paris. Quatre années d'études à l'Académie des beaux-arts de Paris parachèvent sa formation de sculpteur. Il travaille la taille de la pierre, d'abord dans l'atelier Yenses puis dans l'atelier Adam, et s'initie à la taille du bois dans l'atelier Collamarini. Au terme de ces études, en 1958, il obtient un premier prix de sculpture à l'exposition organisée par l'académie. De retour à Tunis, il enseigne pendant six ans le dessin au lycée Khaznadar du Bardo jusqu'en 1964. Selmi cultive alors son goût pour la pédagogie en prodiguant ses conseils aux jeunes et en encourageant les plus talentueux de ses élèves à exposer leurs travaux à la fin de chaque année.
SOUFY Hassen (1937) Il est diplômé de l'école des Beaux-arts de Tunis. Il a aussi suivi des études à l'école Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Il enseigne la décoration et l'histoire de l'art aux Beaux-arts. Il a participé à plusieurs expositions dans le monde (Etats Unis, Canada, France, Allemagne, Grande Bretagne, …). Il a reçu la Médaille d'argent (Salon Internationale d'Automne de Montréal). Il est présent aux ventes aux enchères publiques à l'Hôtel Drouot. Il est coté sur le dictionnaire " DROUOT COTATION". Il a reçu le 1er prix de peinture à l'exposition annuelle de Cagnes sur mer. Il est chef décorateur Tunisien dans des productions.
TARIFA Mohsen (1936)
TRIKI Gouider (1949) Peintre et graveur tunisien. Après avoir étudié à l'Ecole des Beaux-Arts de Tunis, il séjourne à Paris en 1971 où il fréquente les ateliers de gravure de la rue Bonaparte et manifeste très tôt un talent d'artiste graveur. Gouider Triki élabore une oeuvre singulière où le geste rapide, le graphisme incisif fixent des signes et des formes d'une force instinctive. En 1980, l'artiste se remet en question et se retire sur les terres de son enfance où il partage son temps entre l'agriculture et la peinture. Ses œuvres ont été exposées à Tunis et à l'étranger.
TRIKI Samir (1949) .
ZENAIDI Ali (1950) Il étudie les lettres modernes et la philosophie au Lycée Alaoui et poursuit ses études à la faculté de droit, puis aux Beaux-arts de Tunis. Son enfance à Bab Djazira dans la médina de Tunis a fait naître en lui une grande passion pour les scènes du quotidien. Son amour pour cet environnement lui a permis d'en capter les moindres secrets, qu'il retransmet dans des scènes colorées grâce à sa palette riche et à ses techniques variées. Il nous montre notamment la femme dans son quotidien, mais aussi dans son intimité. Avec un style unique, il se situe parmi les premiers peintres des années 70, après ceux de l'école de Tunis et s'est intéressé à de nombreux sujets pendant plus de 40 ans. Il expose en Tunisie et à l'étranger depuis 1975.
ZOUARI Mohamed (1953) Né en 1953 à Kalâa Kébira (Sousse), est un artiste plasticien. Diplômé de l’école Normale de Sousse où il a enseigné de 1974 à 1992 pour se consacrer après totalement à l’art plastique. Il participe à une série d’expositions collectives et individuelles en Tunisie et à l’étranger. En 2000, exposition collective à Prague, organisée par l’association internationale «Artistes pour la paix». En 2014, exposition personnelle au Musée Archéologique de Sousse En 2015 une exposition collective au Musée archéologique de Sousse : «Ma peinture est plus forte que moi, elle me dépasse. C’est un peu comme nos enfants, ils viennent de nous, mais ils ont leur propre devenir ». C’est un artiste plasticien qui façonne, déstructure et reconstruit des sculptures avec de la glaise ou de la résine qu’il malaxe et pétrit pour lui redonner vie, avec couleurs et reliefs, «toute une symbolique qui surgit de ses œuvres où les couleurs irisées font miroiter le rêve ou bien révèlent bien des cauchemars».
ZOUARI Mohamed (1952) Cet artiste plasticien façonne, reconstruit et déstructure les sculptures qui se révèlent avec de la glaise qu'il façonne à sa guise, la résine qu'il malaxe, pétrit et pétrifie sous la toile, pour lui redonner vie, couleur et relief, toute une symbolique qui surgit des ouvres où les couleurs irisées font miroiter le rêve ou bien révèlent bien des cauchemars. L'artiste rend aussi hommage à son quotidien avec des marines où le poisson est omniprésent et aux femmes langoureuses qui prennent leur envol, dans un espace parfois surréaliste, pour un voyage dans le rêve.

Peintres nés entre 1960 et 1989

ABDELMAKSOUD Najoua (1963) Maitrise d’art plastique et enseignante. Expose depuis 1989 a participé à plusieurs expositions collectives à Sfax A débuté avec la galerie Chyem. Elle a à son effectif, plusieurs expositions personnelles. Elles est créatrice de costume de théâtre primé en Egypte, elle est primée aussi au Salon des Arts Plastiques de Sfax. Prix: - 1ére prix le mouvement - 2éme prix l’olivier - 3éme prix le salon 2001 - 1ére prix le salon 2010 Expose depuis 1990 à l’étranger tel que Monaco, Strasbourg, Allemagne, Chine-Japon,Oman Acquisition en chine bing-jing biennale en France et de l’état.
ABID Tarek (1966) Artiste Plasticien, Calligraphe, Infographiste. Enseignant de la calligraphie arabe et de l'infographie à l'institut supérieur des beaux-arts de Nabeul et au Centre National de la calligraphie à Tunis. Il a participé à plusieurs expositions en Tunisie et à l'étranger (France, Algérie, Maroc).
AJILI Houda (1979) Diplômée de l’Institut Supérieure des Beaux Arts de Tunis en 2004, Houda AJILI est une artiste peintre tunisienne. Elle a séjournée à la Cité Internationale des Arts de Paris en 2008-2009. Elle a à son actif plusieurs expositions personnelles et collectives en Tunisie, en Egypte et en Europe. Elle a participé à plusieurs workshops où elle a animé des ateliers avec des artistes de renommée internationale. Elle a exercé des activités d’enseignement dans des établissements d’enseignement supérieur. En 2014, Houda Ajili est désignée plusieurs fois commissaire d’expositions internationales pour différentes manifestations comme celles de l’Association des Artistes Plasticiens Sans Frontières au Musée de la ville de Tunis ,mais aussi de la Fédération tunisienne des arts plastiques . Elle participe activement dans l’animation de la vie culturelle. Durant l’année 2012, elle a fait partie des membres de la Commission d’Achat d’œuvres d’art pour la collection l’Etat Tunisien. Elle vit et travaille entre Paris et Tunis.
AMRAOUI Hassene (1965) l’homme, l’artiste, l’être spirituel et mystérieux comme son origine berbère. Il est natif de Tifrene aux Aurès en Algérie. Son inspiration est de la terre, de l’Aurès et du Tassili, là où ses racines Berbères sont implantées « massif sévère, austère, solitaire et sauvage » dont il rend hommage en ayant une exposition en plein air, des fresques en plein air sur pierre mesurant jusqu’a 40m par 16m au milieu de L’Aurès. Quinze ans de suite, Amraoui continue à donner au monde un travail d’art prodigieux, avec plusieurs expositions par an, en Algérie, France, Tunisie, Gabon, Canada. Sa démarche plastique, transparence de pensées imbibées de sa jeunesse. Amraoui adopte des nouvelles techniques de traits interminables, de fils entrelacés, il forme une architecture propre à chaque détail. Ses couleurs prennent des nuances chaleureuses de terre ombre.
AOUIDA Tahar (1964) Il est des peintres qui subliment la noirceur du monde à travers leurs toiles et d’autres qui excellent dans l’art de transcender ses beautés. Tahar Aouida fait partie de ces derniers et se place en chef de file des artistes tunisiens qui témoignent à travers leurs œuvres d’un amour inconditionnel pour la vie et la nature. La nature est à l’art de Tahar Aouida ce que l’oxygène est à l’Homme. Elle domine de toute sa splendeur les toiles de l’artiste au point de devenir indispensable, vitale à sa création. Cette relation fusionnelle prend racine dans le décor de Zarzis dont il est originaire. Enfant de la mer et du désert, Tahar Aouida a développé au fil des années une sensibilité particulière pour son environnement qu’il extériorise d’abord dans ses aquarelles puis à travers ses peintures à l’huile, ses calligraphies et collages. Ses œuvres révèlent un univers très coloré et lumineux dans lequel les femmes, la mer et la nature sont constamment célébrées. Mais plus encore, la Grande Bleue dispose d’une place prépondérante dans la vie du peintre. Elle est une source inépuisable d’inspiration par sa culture millénaire, symbole de quiétude et synonyme d’aventures, notamment grâce à la plongée sous.marine qu’il pratique assidument depuis ses 15 ans. Pendant de nombreuses années, Tahar Aouida ne cessera de la traverser pour exposer ses collections en France où il rencontre un vif succès. Et même lorsqu’elle se fait lieu de danger, comme lors de son grave accident de plongée en août 2015, la mer Méditerranée renforce son élan artistique dont résulte une collection de 17 tableaux exposée à la galerie Samia Achour en avril dernier. De sa première exposition intitulée « Les merveilles méditerranéennes » au siège social de France Loisirs à Paris à son grand retour sur la scène culturelle tunisienne le 14 janvier 2011 avec sa collection de portes peintes « Entrée Libre », Tahar Aouida a inlassablement diffusé un message de paix et de sérénité, comme pour se souvenir que le monde est aussi porteur de vie et d’espoir.
BCHIR Sami (1972) Artiste plasticien multidisciplinaire. Il est formé à l'école des Beaux-arts de Tunis puis achève un doctorat en sciences et techniques des arts à L'Université de Paris, la Sorbonne. Bchir croise dans sa pratique plusieurs possibilités hétéroclites et intègre à travers la matière picturale une certaine esthétique de l'imprévisible. Ancien résidant de la Cité Internationale de Ars de Paris, on peut noter dans son cursus plusieurs expositions personnelles et collectives en Tunisie comme à l'étranger.
BEN AYED Neila (1970) Elle est diplômée en Design à l'université de Montréal. Elle vit et travaille entre Tunis et Montréal. De nombreux prix soulignent l'excellence de son travail, dont une mention d'honneur de la fondation «Femmes Arabes qui se sont distinguées au Québec». Entre le Canada et la Tunisie, l'artiste a exposé ses œuvres aux États Unis, en France, en Italie et au Maroc. Plusieurs de ses œuvres font partie de collections prestigieuses tant publiques que privées. (Ministère de la culture, Nations Unies NY, résidences des ambassadeurs, Banques, etc. )
BEN FREDJ Baker (1965) Passionné par l'art depuis son plus jeune âge, Baker Ben Fredj a intégré l'ITAUT en 1986 avec le choix de se spécialiser en gravure. Avec une maîtrise d'enseignement d'arts plastiques et graphiques, il fait le choix courageux de se consacrer entièrement et exclusivement à son art. Depuis le début de sa carrière, Baker enchaine les expositions, personnelles et collectives, en Tunisie et à l'étranger (Belgique, Suisse, France, Autriche, Maroc, Hollande, Allemagne, Egypte, Chine). Artiste honoré par l'union des artistes plasticiens tunisiens, Baker a un parcours artistique assez impressionnant; il combine les techniques mixtes, alliant par moments le collage, l'acrylique et la gravure, expérimentant ainsi différents styles et différentes matières, pour le plus grand bonheur des amateurs d'art. Baker puise son inspiration dans la nature qui l'entoure ; ainsi, le poisson, la feuille et l'écorce sont des éléments récurrents dans ses compositions. Sans doute les traces de son enfance à proximité de la douceur de la mer et des vergers d'Hammamet.
BEN GOUIA Samir (1972) Est un peintre et sculpteur Tunisien. Il est diplômé de l'institut de beaux-arts de Tunis. Il a participé à plusieurs expositions internationales. Ben Gouia mène la lettre à une pratique autre, à la calligraphie sculpturale, visant la plasticité et une dimension esthétique bien réfléchie sans qu'elle rompe le lien avec le spirituel. Du marbre au du bois les lignes lettrique émergent et émanent de la matière, s'étalent et prolifèrent, s'enchevêtrent et l'interférent dans l'espace.
BEN HASSINE Wissem (1976) L'artiste est passionné par la peinture et le dessin dès son enfance. Il est diplômé de l'Ecole Supérieure des Beaux Arts de Tunis en 2001 et enseigne l'art du dessin à l'Ecole Supérieure des Arts et Métiers à Kairouan (Tunisie). D'abord résident au Centre des Arts Vivants de Rades (Tunisie) entre 2005 et 2006, puis à la Cité Internationale des Arts à Paris entre 2007 et 2008, il vit désormais à Paris. Cet artiste plasticien a également exposé ses œuvres en Allemagne, en Espagne et aux Emirats - Arabes. BEN NEYA HAMADI (né en 1963 à Tunis) Est un artiste autodidacte, qui était le Ferrailleur d'art puis l'artiste sculpteur par excellence. Depuis de longues années, cet homme sensible au monde qui l'entoure collectionne des objets de récupération. Il s'est familiarisé avec les formes des objets collectés, qui ont imprégné son âme. Pour la réalisation de films, les professionnels du cinéma ont souvent recourt à lui pour lui louer des objets parmi sa collection entreposée dans sa grande caverne d'Ali Baba. C'est par le biais de cette activité qu'il a fréquenté plusieurs intervenants dans le domaine de l'art et a découvert que la sculpture était un jeu d'enfant pour lui. C'est le type d'artiste qui, sans étude académique mais ayant trop vu, a fini par exploser en artiste créatif et talentueux. Ses besoins de famille étant assurés, cet artiste, a pu exceller en pratiquant l'art pour l'art. ll a enchainé ses expositions avec grand succès depuis 2011.
BEN NEYA Hamadi (1963) Artiste autodidacte ayant plusieurs expositions à l'echelle nationale et internationale. Depuis de longues années, cet homme sensible au monde qui l'entoure collectionne des objets de récupération. Il s’est familiarisé avec les formes des objets collectés, qui ont imprégné son âme. Pour la réalisation de films, les professionnels du cinéma ont souvent recourt à lui pour lui louer des objets parmi sa collection entreposée dans sa grande caverne d’Ali Baba. C’est par le biais de cette activité qu’il a fréquenté plusieurs intervenants dans le domaine de l’art et a découvert que la sculpture était un jeu d’enfant pour lui. Avec sa grande facilité à manier les matériaux, sa sensibilité, et sa créativité, il était : un sculpteur dans son atelier comme un poisson dans l’eau. C’est le type d’artiste qui, sans étude académique mais ayant trop vu, a fini par exploser en artiste créatif et talentueux. Ses besoins de famille étant assurés, cet artiste, a pu exceller en pratiquant l’art pour l’art. ll a enchainé ses expositions avec grand succès depuis 2011. Hamadi Ben Neya est un artiste autodidacte, qui était le Ferrailleur d’art puis l’artiste sculpteur par excellence.
BEN SOLTANE Mohamed (1977) Est diplômé de la section peinture de l'Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis en 2004. Il passa de la photo à l'animation puis l'installation et la vidéo-installation avant de renouer avec une peinture sobre et organique où le geste, la tâche, le vide et le blanc constituent les éléments cardinaux. Petit à petit, il inventa un monde de personnages burlesques et attachants qui peuplent ses toiles et qui trouvent des racines dans l'histoire de l'art tunisienne. C’est un peintre qui a exploité les modules sur la surface de la toile dans un esprit contemporanéiste. Ses travaux ont été exposés à Londres, en Espagne et en Algérie.
BOUAZIZ Mohamed (1981) Diplômé de l'institut supérieur des Beaux-arts de Tunis d'une maîtrise en art plastiques spécialité sculpture et d'un master de photographie, il suit plus tard une formation professionnelle de design et de sculpture sur marbre/pierre. Ses œuvres sont inspirées par les sentiments et les sensations qui contrôlent nos esprits, des idées qui se développent pour s'exprimer sous forme d'œuvres d'art. Ces idées ainsi traduites sont les sédiments d'un sentiment artistique fort, qui pousse l'artiste à évoluer dans son travail. Le mouvement (considéré comme l'élément principal de ses sculptures) est représenté par des bases stables ou mobiles, accentuées par des courbes qui offrent une impression d'évolution. De 2008 à 2016, Bouaziz a eu plusieurs expositions collectives et personnelles. En Novembre 2015 il a réalisé une grande statue de 6.5m d'un martyr de la garde nationale.
BOUDERBALA Meriem (1960) L'artiste Meriem Bouderbala naît en 1960 à Tunis. Meriem Bouderbala étudie à l’Ecole des Beaux.arts d’Aix.en.Provence de 1980 à 1985. Son oeuvre est à la fois représentative de la génération actuelle de l’art contemporain maghrébin et d’un "art féminin" entendu comme une expression nouvelle de la condition féminine dans le monde arabe. Elle se distingue par une audace créative qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des critiques d’art. Jouant par exemple avec les Mille et Une Nuits, Meriem Bouderbala (qui n’hésite pas à confronter sa propre image à son univers créatif), introduit un questionnement dynamique de l’orientalisme. Les fantasmes de ce courant sur la femme orientale font l’objet d’un subtil détournement de sens. Reconnaissant leur fascination, Meriem Bouderbala les soumet au décalage temporel et à la dérision de son regard. Utilisant parfois la photographie, elle produit ses peintures sur divers supports (toile, papier, verre, tissus) et enrichit ses couleurs de sable ou de limaille de fer, leur donnant des reliefs à la fois sensuels et dramatiques. Le renouvellement constant de ses créations laisse apparaître cependant une démarche personnelle continue.
CHAOUCH Sabrine (1984) Sabrine est artiste peintre et Designer, diplômée de l'Ecole Supérieur des Sciences et Technologie du Design. Elle a fondée avec son père la Galerie Alexandre Roubtzoff à La Marsa en 2014. Sabrine partage avec ses parents cet amour de l'Art qui a bercé son enfance et son adolescence. Elle a grandit dans un milieu riche en œuvres d'art, entre tableaux de différentes écoles. Nourrie à la source de la culture et de l'Art, elle était depuis son jeune âge passionnée par le dessin et la peinture. Ses œuvres sont agréables au regard, ludiques et de plus en plus maîtrisées. On y trouve beaucoup d'originalité et d'équilibre avec un super graphisme et beaucoup de couleurs. Sabrine veille à l unité de chacune de ses œuvres. Elle a choisi l'expression ésotérique, utilisant beaucoup de références artistiques.
CHARFI Abdesslem (1968) Il est diplômé de l'ISBAT spécialité céramique. Il est enseignant au centre national de la céramique d'art Sidi Kacem Jélizi à Tunis. Il présente dans cette exposition, trois œuvres inspirées de la calligraphie arabe.
EL ABED Wissem (1977) Wissem EL-ABED, né en 1977, est artiste plasticien et Docteur en Arts et Sciences de l’Art de la Sorbonne, il a à son actif un nombre d’expositions personnelles et collectives. Il a aussi participé à un nombre de foires d’art contemporain et de résidences internationales. Il est également auteur et illustrateur.
EL KADHI Wafa (1979) Artiste peintre graveur diplômée de l'institut supérieure des beaux arts de Sfax en 2003. Elle a participé a plusieurs expositions ainsi qu'a plusieurs manifestations culturelles. Dans son travail elle présente des œuvres dont les thèmes sont inspirés de textes littéraires de romans arabes, persans et orientaux ...tel que KALILA WA DIMNA, MILLE ET UNE NUIT .... puisant dans la mémoire populaire. Ce texte lui a inspiré une vision personnelle différente tout en l'exploitant d'une manière contemporaine puisant le répertoire graphique du patrimoine arabo-islamique. En s'appuyant sur ces textes l'artiste a pu exploiter des différentes techniques d'expression graphiques et plastiques avec une liberté d'exploitation de l'espace pictural, tantôt narratif tantôt figuratif.
EL KAMEL Slimen (1983) Artiste plasticien, Slimen El Kamel est né en 1983 à Mazouna dans la région de Sidi Bouzid en Tunisie. Nourrie au sein du récit populaire, son enfance fut aussi pétrie par l’imaginaire du milieu rural où prospérait la tradition du conte et de la poésie populaire. Ses études à l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis lui ont permis de cristalliser ce patrimoine littéraire et intellectuel en une singulière pratique plastique. Une pratique dont la genèse s’ouvre par le biais d’une écriture et puise ses ressources dans ses textes, tantôt poétiques ou littéraires, tantôt mémoriels ou improvisés. L’exercice scripturaire quotidien, autant qu’il circonscrit, étend les horizons de son univers plastique. Non loin de la figuration libre, l’artiste interroge la relation du réel et de l’imaginaire par la théâtralisation de l’image constellée. La figure d’une réalité lévite dans l’espace d’une imagination et d’un foisonnement proliférant où se joue une transfiguration du fait social et populaire en une vision surréalisante. Images de la mémoire, images d’un réel prélevées sur les supports du quotidien se croisent dans un champ pictural où, à fleur de tableau, le bruissement d’un dialogue s’amorce sans fin, non pour le récit d’un fait, mais pour une fête des récits.
ELAMINE Nesrine (1979) Assistante à l'institut supérieur des beaux arts de Sousse. Doctorante en théories de l'art à l'Institut supérieur des Beaux arts de Tunis. Elle a participé à des expositions à Venise et à Rome. En 2009, elle était enseignante d'histoire de l'art, histoire du design et histoire des styles à l'institut supérieur canadien (2009). Elle est Membre de l'union des artistes plasticiens tunisiens.
ENNOURI Lamjed (1980) Artiste tunisien Peintre Calligraphe, docteur en sciences et techniques des arts en "Théories de l'art" en 2017. L’histoire entre Lamjed Ennouri et la calligraphie a commencé très tôt. Dès son plus jeune âge, il a un don et une passion pour le dessin, la peinture et la calligraphie. Il a été fasciné par cet art ancestral et authentique qui a gardé une richesse esthétique intemporelle. Lamjed a pris conscience très tôt de la force d’expression plastique que peut avoir la calligraphie arabe. Il a saisi son potentiel « expressif », tantôt riche et complexe, tantôt sobre et d’une simplicité graphique hautement contemporaine. Sa présence créative hantée par le monde de la calligraphie lui laisse le libre jeu de travailler sur différent support. Au fil des ans, la nécessité d’intégrer la calligraphie dans une démarche de Création s’impose à lui .Commence alors une aventure passionnante : exploration de multiples supports (papier, bois, métal, tissu), médiums (Encre de Chine, gouaches techniques, acrylique, pigments …), et de diverses techniques (peinture, calligraphie, collage, …). Son “vocabulaire” s’étoffe et sa démarche de création prend corps dans les racines de la lettre.Ainsi, Lamjed Ennouri développe un style très personnel. Dans ses travaux récents, il a introduit une touche plus picturale dans son style, au travers d’un savant mélange de peinture, matières, formes et mouvements. Il met en œuvre ces éléments pour créer des espaces abstraits, des fonds sur lesquels ses compositions calligraphiques prennent vie et laissent voir toute leur subtilité et leur force. Ce jongleur de calligraphie, depuis 2017, est en train de mettre en œuvre un projet technique en relation avec les écoles primaires, où des dizaines de planches de bois abandonnées ont été transformées en œuvres d'art et recentrées dans les locaux de l'école. Ce projet a eu de bonnes répercussions dans les cercles éducatifs et culturels, créant l'artiste avec d'autres perspectives techniques pouvant mener à de nouvelles écoles rurales. Lamjad Ennouri le Docteur, l’artiste, l’enseignant.universitaire, le chercheur a pu, grâce à son effort, sa persévérance et sa culture artistique, d’imposer une présence notable dans le champ de ce noble art tunisien. Son don artistique, sa connaissance des particularités de la calligraphie et sa pratique de l’art plastique lui donnent une responsabilité artistique moderne : la poursuite des particularités de l’art calligraphique dont les côtés visuels et plastiques, et les transférer au goût moderne et les besoins de la vie pratique pour passer de son état comme défenseur de l’héritage culturel à celui de son modernisateur. Grace à sa vitalité et son sens artistique il a participé à plusieurs expositions collectives et personnelles
HAJ SASSI Adnene (1961) Il est diplômé en sciences et techniques des Arts. Il enseigne depuis 1996, les arts plastiques à l'institut supérieur des Beaux -Arts de Tunisie. Il participe régulièrement à l'exposition annuelle de l'union des artistes plasticiens Tunisien. Il a obtenu en 2004 les premiers prix du ministère de la culture. L'artiste a à son actif plusieurs expositions collectives.
JEMAIEL Imed (1965) Après des études aux Beaux-arts marquées par un jeu de postures, interrogeant les moments forts de l'histoire de l'art moderne et contemporain. Imed Jemaiel se focalise graduellement sur le dessin au travers les signes écrits ou dessinés. Il passe de l'écriture manuscrite à l'image et de la figure à l'écriture. Ce sont les deux opérations majeures qui animent sa démarche.
KAROUI Rym (1967) Née en 1967 à Tunis, Rym réside et travaille en Tunisie. À l’âge de 24 ans, Rym quitte Tunis pour poursuivre ses études d’art à Marseille. C’est dans cette ville multiculturelle qu’elle établit les fondations de son parcours créatif. Elle puise son inspiration dans son propre univers où la contemplation, la joie et la solitude s’entremêlent. Rym Karoui est artiste, sculpteur et peintre. Son éclectisme célèbre l’esprit de l’Afrique avec une palette riche de couleurs énergiques et dynamiques. Elle a créé un large éventail de sculptures et de peintures, chacune avec une histoire fantastique à raconter. "Grâce à sa vision unique du monde, elle insuffle la vie aux personnages qu’elle conçoit." Laura Andalou
LAKHDAR Feryel (1965) Elle étudie à l'École nationale supérieure d'architecture et à l'École des Beaux-Arts à Paris. Elle commence à exposer en 1986 au musée municipal de Sidi Bou Saïd, rebaptisé galerie Hédi-Turki2. Elle réalise sa première exposition personnelle à la Galerie Ammar-Farhat en 1993. Depuis, Lakhdhar expose notamment au Portugal, aux Émirats arabes unis, en France, en Italie et au Liban et participe par ailleurs aux expositions universelles de 1992 à Séville et de 2000 à Hanovre. En 2013, elle organise avec Aycha Ben Khalifa une exposition intitulée La part du rêve à la villa Didon de Tunis
LASRAM Zied (1962) Peintre tunisien parmi les plus remarquables de la génération pos-Ecole de Tunis. Ses travaux ont une nette influence expressionniste. Il obtient en 1991 une Maîtrise en Sciences et Techniques des Arts à l’Institut Technique d’Arts d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis.
LETAIEF Mounir (1962)
MAGOMEDOV Makhatch (1968) Il termine avec succès ses études supérieures à l'institut des Beaux-arts du Daguestan, considéré comme l'une des plus anciennes et importantes institutions d'art au Caucase du Nord. En 1992, il se rend pour la première fois en Tunisie. Les paysages traditionnels tunisiens, en particulier, les vues de Sidi Bou Said et de ses alentours, l'ont conduit à entamer une coopération avec la Galerie d'Art Yasmine. En 1994, l'artiste se rend régulièrement en Tunisie, pour de longues durées, en qualité de peintre. En 1996, après obtenir le permis de séjour en Tunisie, il commence alors à voyager à travers ce pays d'accueil dans le but de peindre. Ses tableaux, de petites dimensions, portent sur des thèmes quotidiens. Les protagonistes de ses œuvres sont des gens simples, dans leur labeur routinier, leurs soucis, préoccupations, joies, bonheurs, ou ennuis. En 1998, il est nommé chef du salon artistique du Centre Russe de la Culture et des Sciences à Tunis. En 2000, Makhatch prend l'initiative de créer une petite école d'initiation à l'art du dessin et de la peinture, qu'il baptise «Alexandre ROUBTZOFF», en la mémoire de ce fameux Pétersbourgeois, qui s'était, lui aussi, rendu en Tunisie, en période de stage, pour s'y installer par la suite. Makhatch MAGOMEDOV contribue, d'une façon entreprenante, à la tenue et au déroulement de plusieurs festivals culturels nationaux et internationaux, de même qu'à des fêtes très célèbres en Tunisie. Grand nombre de ses œuvres sont exposées en permanence au Musée Municipal de Sidi Bou Said, et dans de grandes galeries d'art tunisiennes.Certains de ces tableaux se trouvent toujours au salon privilège de l'aéroport Tunis Carthage.
MAKHLOUF Samir (1964) Peintre Surréaliste. Architecte diplômé en 1992 de l'cole Nationale d'Architecture de Tunis. Depuis 1992, il enseigne 14 ans de suite à cette école et réalise en même temps 14 expositions personnelles. Il a participé à des expositions collectives en chine, france, et en Italie. Il a écrit trois livres de fictions et une théorie sur l'univers.
MALAKHOVA Olga (1962) Est une artiste plasticienne tuniso-russe. Fille du peintre russe Stanislav Malakhov, vivant entre l'Estonie et la Tunisie, elle a fait ses premiers pas avec son père. Elle a poursuivi ses études supérieures à l'Académie de Saint-Pétersbourg, puis à l'ISAM de Gabès et à l'Université Paris 8 où elle a obtenu son doctorat sur le thème « Construction de l'espace paysager ». Olga Malakhova, mère de deux enfants, vit ente Tunis et Gafsa où elle enseigne. L'artiste est tombée sous le charme de la Tunisie dès son premier voyage en 1985 où elle a découvert la richesse du patrimoine archéologique, artistique et artisanal. Sa peinture est désormais liée avec les riches tissages des kilims gafsiens, parsemés de signes et de symboles de l'art arabo-berbère. Ses compositions multicolores sont baignées par la lumière, les palettes chaudes et froides, accompagnant souvent les bandes rythmées et les échos de l'imaginaire du Sud. Notre peintre a réinventé, grâce à son imagination fertile, l'âme de Gafsa à l'instar de H'Mida Wahada, le sauveur du tissage gafsien.
MANN Rebecca (1969) Elle est diplômée de l'université des beaux-arts de New York et a passé trois ans entre le Muséum de l'art contemporain à DeCordova et Parsons à Paris. Elle est installée en Tunisie depuis 1996 et y expose depuis 1998. Dans sa peinture, la nature est omniprésente. Ses femmes nues de dos ou de profil, recouvertes de fleurs, sont peintes avec sobriété et discrétion, révélant une tendance à la pureté et mettant en avant la pudeur et la féminité. Elle laisse tourner ses branches naturelles d'une façon poétique, usant d'une diversité chromatique harmonieuse, avec délicatesse et sensibilité, ce qui donne à ses œuvres toute sa vivacité et son ardeur.
MEJRI Faycel (1980) Faycel Mejri né en 1980. Artiste peintre et sculpteur tunisien, diplômé de l'Institut Supérieur des Beaux Arts de Tunis en 2004. Il est actuellement enseignant à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis et conservateur du patrimoine au Musée National du Bardo en restauration et conservation des sculptures. Sa peinture et ses sculptures sont entre l'abstraction et la figuration. Il expose depuis 2004.
MNAOUAR Asma (1965) Elle est artiste peintre. Elle vit et travaille entre Paris et Tunis. Dîplomée en 1994 de l’Académie des Beaux-Arts de Rome, elle fait partie de la génération de femmes plasticiennes qui ont marqué les années 1990 de leur audace esthétique. C’est une artiste de la jeune génération, considérée par les critiques comme l’une des figures majeures de l’abstraction lyrique de ces vingt dernières années en Tunisie et au Moyen-Orient où elle expose régulièrement. Asma M’naouar, travaille inlassablement, à travers ses multiples couches superposées de pigments et de peinture à l’huile aux traits longs, des techniques héritées de la Renaissance. Ses mouvements, ses rythmes et ses vibrations, l’inspire et l’attire. Elle puise à souhait dans une palette dominée par la couleur rouge dont elle découvre au gré des années les possibilités insoupçonnées. « j’ai été accueillie les bras ouverts par beaucoup d’animateurs culturels ici. Je tenais des expositions personnelles chaque deux ans. Ce rythme, je l’ai maintenu jusqu’à l’année 2006. J’ai voulu alors prendre le temps pour montrer autre chose. Il me semble difficile pour un artiste de gérer sa carrière sur plusieurs fronts. Invitée depuis 2007 à la Foire internationale de Dubaï, j’ai trouvé intéressant de me confronter à un autre public, de présenter, à la demande des organisateurs, mon expérience personnelle et de découvrir tout ce foisonnement qui caractérise l’art asiatique. » : la Méditerranée qui m’habite. J’adore le mouvement spontané des poissons qui m’aident à me libérer. Les architectures émergent de plans plus codés, plus organisés, plus structurés. A l’image peut-être de ma personnalité, de ma vie… » « Je crois toutefois que les poissons, les architectures, la faune et la flore que je ne cesse de peindre, de gratter, de montrer ou de voiler découlent d’une même thématique Fascinée également par la gravure : «A l’Académie des Beaux-Arts de Rome, on alternait, à la manière des classiques, ateliers de peinture et ateliers de gravure. En 2003 à Florence, j’ai suivi une formation dans les techniques de restauration de tableaux. Une opportunité qui m’a permis de reprendre contact avec la gravure. C’est là où j’ai compris que la gravure parce qu’elle me privait de mon plus grand outil, la couleur, qu’elle m’aidait à avancer en tant que peintre. Je pénétrais alors plus les monochromes et le monde infini de la matière. Le grattage au couteau me vient de là.».
MSADAK Houcine (1968) Il est diplômé de l'institut supérieur des Beaux-arts de Damas. Il a son effectif depuis 1987, des dizaines d'expositions collectives et personnelles, à l'échelle nationale et internationale.
MTIMET Amira (1983) Artiste peintre Née le 14 Juillet 1983 à Tunis, Amira Mtimet a grandi dans la banlieue nord de Tunis .Le Kram. Inspirée depuis sa tendre enfance par son défunt père l'artiste peintre Mhamed Mtimet, elle parfait sa passion à l'Institut Supérieur des Beaux.Arts de Tunis d'où elle obtient sa maitrise en Arts plastiques (spécialité céramique) en 2007. En 2010, elle obtient son mastère en Sciences et Techniques des Arts à l’Institut Supérieur Des Beaux.Arts de Tunis. De 2006 à 2011, elle suit une formation au centre Sidi Kacem Jlizi dans le but de se perfectionner et d’acquérir de nouvelles compétences de la céramique. Actuellement elle anime des ateliers de peinture et de dessin à différents publics, en plus du fait qu’elle soit professeur d’arts plastiques de second degré. Elle participe régulièrement à différents évènements artistiques, des résidences artistiques et aussi à des expositions collectives dans différentes galeries en Tunisie et à l’étranger. Ses œuvres, sont à la fois figuratives et abstraites et révèlent une approche plastique contemporaine. Elle s’inspire essentiellement de son environnement direct et de sa vie de tous les jours.
OUANES Irane (1974) Artiste
OXANA Zaika (1969) Elle suit des cours de dessin dès l'âge de deux ans. A sept ans elle rentre à l'école des arts N°1 de Moscou. En 1993 elle est diplômée de l'institut des beaux-arts de Moscou. Elle pratique plusieurs techniques de peinture différentes et aime toutes les matières : à l'huile, acrylique, aquarelle et pastelle pour exprimer son inspiration. Elle a exposé à Moscou, en Tunisie et actuellement en France
RAJAB Houda (1976) C'est une artiste plasticienne, diplômée de l'Institut Supérieure des Beaux-Arts de Tunis où elle est assistante. Elle est Secrétaire générale de la fédération tunisienne des arts plastiques et Formatrice en tissage traditionnel et artistique. Elle est née à Monastir d’une mère tapissière et a grandi entourée de personnes passionnées de tissage. Houda est l’une des rares artistes de la tapisserie tunisienne contemporaine, attirée dès ses débuts à l’école des beaux arts, par ce médium qui à la fois si familier pour elle, et tellement mystérieux. Elle a dès lors choisi de s’exprimer avec des fils et des couleurs. Ses œuvres comportent de joyeuses compositions d’un style graphique. Les contrastes dans ses réalisations de grands formats, apprennent à se côtoyer intimement. Les lignes et les courbes se croisent dans une infinité de rendez-vous délinées sur la trame. L’artiste inscrit de ses gestes vigoureux, le destin de ces tracés. Son œuvre est une étoffe de sensations où les couleurs s’expriment ensemble dans une harmonie musicale. Elle utilise le coton, la laine, la soie...,des cordes tortueuses sous des mains d’habileté amoureuses. Les éléments qui structurent l'œuvre ne sont plus de l'ordre du relief mais de la surface et de la "platitude" de la texture et de sa mise en œuvre graphique et chromatique. Les graphismes semblent être inspirés par la calligraphie arabe mais qui n'atteignent jamais la plénitude de ses formes et de ses sens. Le recours à l'arabesque s'arrête aux portes du mouvement et se maintiennent au niveau d'un geste primaire de cercles de segments de droit de points de courbes qui pullulent et se multiplient en signes cabalistiques et en mouvements curviligne et très difficile en tapisserie. Houda est sincèrement comme l'a décrit Houcine Tlili : « Gardienne du temple d’un art qui se fait concrètement, mais qui traverse des heures difficiles. Elle défend un métier ardu enraciné dans la matière » Elle a eu beaucoup d'expositions personnelles et collectives, depuis 2003, en Tunisie, au Koweit, et à l'Alexandrie.
SAADA Insaf (1965) 1995 : Premier Prix du Salon d'Automne de la Marsa De 1983 à 1985 : Fréquente l'Atelier du Peintre Masao Haijima à Paris De 1985 à 1990 : Etude à l'Ecole Supérieure des Beaux Arts de Paris (section peinture atelier Pierre Carron) De 1997 à 1999 : Séjour à la Cité Internationale des Arts de Paris. Expositions personnelles 2003 : Galerie El Marsa - La Marsa 2000 : Galerie Ammar Farhat - Sidi-Bou-Saîd 1998 : Galerie la Cité Internationale des Arts de Paris 1997 : Galerie Mille-Feuilles - la Marsa Expositions collectives 2006 : Galerie Mille-Feuilles - la Marsa Galerie Gorgie - La Marsa Foire de Genève Galerie Le Violon Bleu - Sidi-Bou-Saîd 2005 : Galerie Gorgie - la Marsa LI expo sur le design - Espace Ampario Expo annuelle de l'UAPT - Tunis Hotle show (Design) - Doubai Expo universelle - Japon 2004 : III Biennale méditerranéenne des Arts de Tunis Expo annuelle de l'UAPT - Tunis Galerie Ammar Farhat - Sidi-Bou-Saîd Foire du livre à Francfort 2003 : Biennale de Pékin Galerie Ammar Farhat - Sidi-Bou-Saîd Galerie Gorgie - La Marsa Expo internationale d'Alexandrie 2002 : Foire Genève Galerie Ammar Farhat - Sidi-Bou-Saîd 2000 : Galerie du Crédit Municipal de Paris Aire Libre El Teatro - Tunis Galerie Ammar Farhat - Sidi-Bou-Saîd Galerie la Médina - Tunis Galerie Chérif Fine art - Sidi-Bou-Saîd 1999 : Musée Khereiddine - Tunis Club Tahar Haddad - Tunis Cité Internationale des Art de Paris 1998 : Galerie la Médina - Tunis Cité Internationale des Art de Paris Italie/France - Exposition Tournante Galerie Chérif Fine Art - Sidi-Bou-Saîd 1997 : 10 années de jeune peintre tunisienne Galerie de la bibliothèque Charle-De-Gaule - Tunis Galerie la Bohème - Tunis 1995 : Galerie Elmarsa - La Marsa Galerie Yahia - Tunis
SAADALLAH Malek (1983) Malek Saadallah (né en 1983) artiste peintre diplômé en infographie. Il a aussi suivi des cours d'arts plastiques au Centre Dante Alighieri, au CAV Radés et au CN de céramique Sidi Kacem Jellizi. Il a participé à plusieurs expos collectives en Tunisie et en France. Après "Charme noir" (Tozeur 1999) et "Illusion" (Bel Art 2012), "GRAF-FUTUR trip!" à El Teatro-Aire libre (2015) était sa troisième expo perso. Avec une verve insatiable et dans une veine automatique, il n'arrête pas de dessiner sur tout papier qu'il croise. Il ne fallait pas trop le pousser pour qu'il plonge dans le grand bain et canalise son talent graphique dans une vision du monde surréaliste où l'homme, cet insecte besogneux, s'échine à détruire tout le beau autour de lui. Les créatures qu'il développe, bien qu'en perte d'humanité, restent fréquentables de part leurs attitudes joviales et leurs couleurs chatoyantes. Malek Saadallah est un grand enfant qui s'amuse à se faire peur, à titiller nos émotions... loin de tout désespoir ! En ce printemps 2017, il nous revient, à la Maison des Arts du Belvédère, après deux années où il a participé à plusieurs rencontres internationales dont AL MAKEN (Sidi Bou Said 2015) et séjourné 12 mois en tant qu’artiste boursier au CAV Radès, avec une exposition de peintures qu’il a intitulé Auto-mut. Oui, c’est le fruit d’une mutation intérieure que Malek Saadallah nous présente. Ce bon vivant, cet oiseau nocturne, a su confiner ses angoisses, apaiser son cogito tiraillé et bien cerner son univers. Ses nouvelles créatures sont beaucoup plus mammifères et humanoïdes, dans leurs postures et attitudes. Ces mutants nous sont beaucoup plus sympathiques que ses anciens “graf-futuristes”, de par leurs formes bien délimitées par des masses de couleurs agréables et lumineuses. L’œil ne se perd plus à repérer les personnages, ils sont là imposants par leur présence. Et c’est à l’intérieur qu’on va chercher le sens de leur quête. En ajoutant des collages de journaux et magazines à son délire graphique, il ancre son bestiaire dans un ici et maintenant, réaliste, bien qu’issu d’un imaginaire surréaliste ! Et quand il avance que... “ L’art est une embuscade... Il faut savoir être un esquiveur pour la contourner !”, il s’affirme et affirme sa démarche conceptuelle et contemporaine où la peinture est une “cosa mentale” ! Et encore paradoxalement, la clarté de sa nouvelle approche, est porteuse de sérénité et d’optimisme ! Il s’est libéré, il sait voler et pour notre grand plaisir, il nous envole avec lui, comme il le dit si bien... “ Quand je peins je me libère . Le Moi devient un étranger , je déploie mes ailes et je m'envole... “!Mahmoud Chalbi
SAMI Nabil (1970) Membre de l'union des artistes plasticiens.
SELMI Leila (1970) Artiste autodidacte. Elle a fait des études de Design et de peinture. Sa peinture est naïve. Exposition individuelles 1993 Exposition "Sentiment" au centre culturel et sportive Menzah 6 . 1998 Exposition "Nostalgie" au Musée de Sidi Bou Said . 1999 Exposition "Parfum des steppes" à la galerie les tournesols à Sidi Bou Said . 1999 Exposition à l’hôtel Hilton Tunis . 1999 Exposition "Tatouage" à l’hôtel le palace Gammarth . 2001 Exposition "Patrimoine" au musée de Sidi Bou Said . 2002 Exposition "Révélation" au club du golf de Carthage . 2002 Exposition "Parfum de la patrie" à l'espace Sophonisbe Carthage Hannibal . 2003 Exposition "Souvenirs Tunisienne" à l'espace d'art à la maison de la culture Ibn Kaldoun . 2004 Exposition à l'espace Leonardo Yasmine Hammamet . Exposition collectives 1994 Exposition des jeunes artistes plasticiens à la galerie Yahia Tunis . 1995 Exposition "Deuxième salon des jeunes plasticiens de la "MJC" au musée de Sidi Bou Said . 2002 Exposition "Deuxième salon des adhérents associés de l'Union des artistes plasticiens" à la maison de la culture Ibn Kaldoun . 2004 Exposition sous le haut patronage de Mr. L'Ambassadeur de l'Italie destinée à l'enfance abandonnée dans le grand casino de Yasmine Hammamet .
SHILI Leila (1981) Leïla SHILI est Née en 1981 à la Marsa, vit et travaille à Tunis (TUNISIE) Leïla est artiste plasticienne. En 2005, Elle a obtenu une maîtrise en arts plastiques spécialité « Peinture » et en 2007, un Mastère en Sciences et Techniques des arts à l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis (ISBAT). Depuis 2007, elle est doctorante en sciences et techniques des arts et assistante permanente à l’ISBAT. Depuis 2005, elle participe à plusieurs expositions de groupe en Tunisie (Mille Feuilles, musée de Sidi Bou Said, palais el Abdeleya, el Borj, el Teatro, palais Kheireddine, espace Sadika,…) et à l’étranger : Italie, Algérie, Usa, Chine, Taiwan et Canada. Leïla a réalisé sa 1ère exposition personnelle à la galerie Mille Feuilles, janvier 2015. PRIX REÇUS 2013 (novembre): 2ème Prix du concours de Peinture « CTAM’ART ». (avril): 1er Prix du concours de la 7ème édition de l’ATB CHALLENGE, Art et Culture. 2012 (avril): 2ème Prix du concours de la 6ème édition de l’ATB CHALLENGE, Art et Culture. 2008 (juin): 2ème Prix du concours de peinture «Art à Venir» au Palais Essaada, la Marsa. 2006 (juin): 1er Prix du concours de peinture de « l’ENVIRONNEMENT », à Tunis. 2005 (novembre): Prix Spécial du Concours National de Dessin (Banque de l’Habitat) à Tunis. ACQUISITIONS • Ministère de la Culture, TUNISIE • Ministère de la culture de Pékin, CHINE • Fondation de la Maison de la TUNISIE à Paris, FRANCE • ECUME (Echanges Culturels en Méditerranée) • Symposium International de Peinture à Saguenay, CANADA
TALEB Othmane (1977) Architecte et artiste visuel. Il a étudié l'architecture à l'École d'architecture de Tunis (ENAU). Etre à la recherche d'un type d'architecture contemporaine de la face. Othmane tend à la fois à peindre un passage visuel à travers les êtres. Préparer le voyage par un ensemble de formes, de couleurs, de nuances de chair, fraîchement "démoulue" et "vierges". Il s'emploi sur chaque toile autour de la tension entre l'obtention de la qualité sensorielle et être constructif en termes de forme. Plus il fait cela, l'écart entre abstraction et figuration devient intéressant. Dans le processus de création, des corps et des visages qu'il représente, il essaie d'en extraire une histoire, comme des livres ouverts, l'anatomie profondément graphique. Sur les faces, parfois, nous lisons l'ennui, la tristesse, la provocation, la solitude, la fierté.
THABOUTI Abdelhamid (1969) Artiste peintre graveur maitrise de l'institut supérieur des Beaux-arts D.E.A en art plastique de Tunis qui expose en Tunisie et à l'étranger depuis 1993. Thabouti est un représentant éminent de la jeune génération sa nouvelle vision optique de la réalité fait aussi que cet artiste se veux avant tout « universaliste » il se regarde en permanence de tomber dans les pièges de la culture d' un passé qui ne vis plus .Il s'inspire du symbole du passé il se trouve dans ses propres images inspire par une forte expérience intérieure et un fort pouvoir créatif .il a réalisé quatre expositions personnelles en Tunisie ,Suisse ,Oman ,Chine .a participe a plusieurs manifestations et expositions collectifs Tunisie ,Suisse ,Italie ,Suisse ,Canada ,Egypte THIBAULT MARCEL Cet artiste a vécu à Tunis et a participé à plusieurs expositions en Tunisie et à Paris à partir des années 1920. On le trouve dans les années 30 au salon de la Société des Peintres Orientalistes Français.
TIRA Ekram (1982) Elle a fait ses études à l'école supérieure des beaux-arts de Tunis où elle a obtenu un mastère en sciences et techniques des arts, enseigne depuis 2007 l'éducation plastique aux lycées. Elle a débuté sa carrière avec un séjour d'une année au Centre des Arts vivants de Radés en 2007. Elle s'intéresse aux Images de masse et s'interroge sur une société dite de consommation. Sa pratique artistique commence par la colle et appelle les ciseaux pour une recomposition des images qu'elle récupère dans les brochures et les catalogues. Elle joue à faire des "anagrammes d'images" laissant naître ses figures quasi-anthropomorphiques mi organique mi mécaniques. Des formes hybrides qui s'agencent inlassablement pour créer un monde second / nouveau.
TRABELSI Maher (1968)
TRABELSI Maher (1968) Est un artiste plasticien. Doué pour le dessin depuis son enfance, Maher Trabelsi a été formé par Meriem et Khélifa Cheltout en Céramique et en Peinture, pendant sa formation au centre d'art vivant à Radès, de 1987 à 1990. Il a décroché deux bourses de séjour d'artiste du Ministère de la Culture, la première de quatre mois en Suisse où il a exposé au centre PasquArt en 2004, et la seconde d'une année à Paris en 2011. Il a eu plusieurs expositions nationales et internationales, dont une à Montréal en 2014 et une en Espagne en 2015. Meher Trabelsi. Ses peintures sont des acryliques sur toiles inspirées essentiellement de l'art islamique.
ZARBOUT najah (1982) Vit et travaille entre Paris et Tunis. En 2012, elle devint docteur en Arts Plastiques et Sciences de l'Art à l'Université de Paris I, Panthéon- Sorbonne, UFR 04. Intitulé de la thèse : "De ce côté du miroir : l'aventure plastique ». (Mention très honorable avec félicitations du jury). Elle a obtenu son diplôme d'études approfondies en Arts Plastiques (Recherches Fondamentales et Appliquées) de l'Université Paris I Panthéon –Sorbonne, (mention très bien) en 2003. En 2002, elle octroi d'une bourse nationale pour études de troisième cycle à l'étranger. (Bourse attribué de 2002 à 2006 pour études supérieures en France) 2001 elle obtient sa maîtrise en Arts Plastiques de l'Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sfax, (majeur de promotion, mention très bien). Elle a enchainé les expositions collectives et personnelles en Tunisie et à l'etranger. Elle a obtenu le grand prix en arts plastiques du festival artistique « ICI ET DEMAIN ». Elle a été membre fondateur et actif d'A.R.A.C, Atelier de Recherches en Art contemporain à la CIUP. De Mai 2003 à Juin 2008.
ZOUARI Walid (1968) Walid Zouari Né le 13 mai 1968 à Sfax 1994-1997 Diplôme de Communication Visuelle EAD Tunis 1995 Séjour d’un an au centre des arts vivants de Radés spécialité céramique et peinture Mars 2000 Exposition personnelle à la galerie municipale des arts de Sfax Octobre 2001 Exposition personnelle à la galerie (Porgy et bess) à Vienne accompagné du musicien de jazz Dhafer Youssef 2002-2014 Participation à la biennale internationale ( petit format de papier ) à Bruxelles 2003-2004 Séjour d’un an à la cité internationale des arts à Paris Février 2004 Exposition personnelle à la cité internationale des arts de Paris Avril 2004 3ème prix de la ville de Sfax à l’occasion du 15éme salon des arts plastiques de Sfax Février 2005 Exposition personnelle galerie le PATIO Tunis Juin 2005 1er prix a la 5éme exposition des arts plastiques « parcs et jardins nationaux » ministère de l’environnement. Novembre 2005 Exposition de groupe au Monaco Février 2008 Exposition personnelle à la galerie Kalyste. Mai 2009 Exposition personnelle à la galerie Ain. Septembre 2010 12 Peintures sur CD Abu Nawas Rhapsody du musicien de jazz Dhafer Youssef. Octobre 2011 Les fresques de la liberté au pont de la République - Tunis. Avril 2012 Exposition personnelle galerie Semia Achour - Tunis. Juin 2013 Exposition de groupe ( Les Trames Invisibles ) au Palais El Abdelliya Août 2013 4éme Workshop Artistes Arabe en chine Décembre 2013 Participation à la biennale de Tunis d’Art Arabe Contemporain

Divers

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AOUADHI Mohsen (0)
Amarti (0)
Astrolab (0)
BALENSI DE PRESLE Christine (0)
BARREAU (0)
BECHARD (0)
BEN DHIA Mohamed (0)
BERNARD (0)
BERNARD E.J (0)
BRARI Ezzeddine (0)
Bruchon (0)
CARONIA E. (0)
CHAOUALI Amine (0) Professionnel dans la peinture depuis 23ans , j'ai réalisé plus de 25 expositions personnelle en tunisie et à l'étranger; professionnel aussi dans la céramique et le verre depuis plus de 15 ans . Parution de mon livre d'art "AMINE CHAOUALI, COULEURS DE TUNISIE" en 2009
CHOLEY S. (0)
Chevalet (0)
Coffret (0)
DE BRAUX (0) Sculpteur
DRISSI Tohami (0)
FOURNAL P. (0)
Fauteuil (0)
KHATTAT Abdallah Ridha (0)
LATZKE Caroline (0) Peintre américaine, ayant vécue à Brooklyn NY. Elle a étudié à l'Ecole Art Students League de NY. Exposition d'art Association pour CL. Society of independent Artists. Publication An 1999 Auteur Falk, Peter Hastings. Qui était qui dans l'art américain.
LEVY Lazar (0) dit aussi Lazare-Levy. XXe. Français. Peintre de compositions animées, marines. Orientaliste. Originaire de Odratzheim en Alsace. Il a peint des scènes tunisiennes qu'il a exposées dans les Salons parisiens. Il a également participé aux expositions coloniales de 1922 et 1931.
Luminaire (0)
MAGHREBI Naziha (0)
MILLERIOUY (0)
Meuble (0)
Nabeul Vieux (0)
Orientale Aiguiere (0)
PALUMBO Raoul Salvador (0)
PASTEL (0)
PINON R. (0)
PRAT M. (0)
QUENIOUX Gustave (0)
RICHARD Mariette (0)
ROUX (0) La biographie de cet artiste ne se trouve pas au dictionnaire des peintres: LE BENEZIT.
Reproduction (0)
SANFRAIELLO A. (0)
SOHIER Ulrich louis (0 - 1922) Formé par Marquerie. Il sert dans le 2° régiment de Tirailleurs Algériens à Zemmora et visite la Tunisie. Il débute au Salon en 1881.
Sculpture (0)
THIBAULT Marcel (0)
TROMBIK G. (0) La biographie de cet artiste ne se trouve pas au dictionnaire des peintres: LE BENEZIT.
Tapisserie (0)
VASSALO Georges (0)
Vase (0)
Wolf (0)
a poudre Poire (0)